Retour de villégiature

J’ai eu la confirmation aujourd’hui de ce que je savais déjà depuis longtemps : mon auteur préféré est décidément Goldoni.
Je la refais : que mes plus belles émotions de théâtre sont liées à ses pièces / que parmi les styles de théâtre que j’aime, celui que je préfère est indubitablement lié à ses pièces -et à un niveau moindre de Marivaux-.
Je donnerai 10 pièces de Molière contre une de Goldoni (oui, j’ai ce défaut – il en faut bien – : Molière m’emmerde.)

Je me souviens pèle-mèle de grands moments de théâtre :

  • de Jumaux Vénitiens (Gildas Bourdet - La Criée) offrant à Pierre Cassignard un extraordinaire double-rôle, courant partout et changeant de personnage en une demie-seconde, dont je ne suis pas encore revenu (captation télé) ;
  • d’un Harlequin serviteur de deux maîtres (Gino Zampieri - La Chaux de Fonds), avec Catherine Baugué-que-j’épouse-tout-de-suite dans d’émouvantes et inoubliables perruque+cuissardes (Comédie de Béthune) ;
  • d’une Serva Amorosa (Jacques Lassalle – Comédie Française) avec Catherine Hiégel ;
  • je me souviens même d’une capricante Locandiera bloguée ici même, avec/malgré Christiana Reali (Théâtre Antoine) ;
  • et bien sûr de LA Trilogie, celle de Strehler : pas à l’Odéon à l’époque, ni même dans sa captation télé par Pierre Badel diffusée alors (1979, trop jeune) mais alors quand ? Une rediffusion des années plus tard ? Probablement… aussi étonnant que ça puisse paraître ; je me souviens de décors lumineux, de comédiens tout de blanc vétus, et de l’inénarrable Jacques Sereys en Ferdinando mielleux dans un improbable bibi. Inoubliable production, indépassable peut-être.

Toujours des pièces lumineuses, des dialogues brillants, des comédiens virevolants en costume d’époque, et la Toscane en fond de scène sous le soleil et les grillons. Un vrai plaisir de théatre.
Bref, j’aime Goldoni.
Comment aurait-il pu en être autrement dans cette nouvelle production – et entrée au répertoire de la Comédie Française – de la Trilogie mise en scène  par Alain Françon au magnifique Théâtre Ephémère de La Comédie Française dans les jardins du Palais Royal ?

J’ai donc retrouvé tout ce que j’aimais dans les deux premiers actes, avec une distribution du Français aux petits oignons : à part Podalydes il ne manquait aucune star. Gallienne, Vuillermoz, Stocker, Ruf, ma chère Danièle Lebrun (dont je serai éternellement amoureux) dans son grand retour en pensionnaire cinquante années après son premier engagement … (*) ; des découvertes aussi, notamment la magnifique Giorgia Scalliet dans le rôle titre de Giacinta.

Tout y était… sans que j’en sois pourtant subjugué ; la faute à des curiosités dans la nouvelle traduction (« je vais crever », vraiment ?) ou à un éclairage particulièrement tamisé (maelstrom des sentiments ?) « qui faisait mal aux yeux » comme le disait fort justement une petite fille à la sortie, car il empêchait effectivement de bien fixer les comédiens (déjà à mon rang G c’était pénible, je n’ose imaginer tout au fond de cette salle en disposition frontale) ; la faute peut-être aussi à un décor certes astucieux, mais quand même un peu cheap pour le Français, notamment le fond de scène des Aventures, aka l’acte 2. Un sans faute par contre pour les costumes, somptueux.

C’était bien… mais à se dire qu’on pourrait confier une telle pépite à n’importe quel tâcheron de la mise en scène – que n’est certes pas Françon- et à n’importe quelle distribution, que forcément ce serait quand même bien, parce que la Villégiature.

Et puis il y a Le Retour aka l’acte 3. Et là… Françon laisse enfin apparaître toute l’étendue de son talent. Changement de lumières, plus contrastées, plus directes,  plus blanches ; changement de costumes – tous les comédiens ou presque en noir -, une symphonie en noir et blanc pour le dénouement de toutes les tractations, de toutes les amours inabouties par devoir, un pur diamant noir. Tout à coup – à mes yeux – une mise en scène absolument parfaite, des acteurs millimétriquement disposés dans une apothéose de théâtre.
Un magnifique moment et les 700 spectateurs ne s’y sont pas trompés en faisant éclater un tonnerre d’applaudissements.

Ne vous laissez pas refroidir par le fait que « Ã§a dure 4h40″ : non, chaque pièce est courte – 1h20 – entrecoupée d’un entracte de 15mn. Ca passe comme un rêve et vous vivrez un sublime moment de théâtre.

(Dîtes France Télévisions, vous nous en offrez une captation, live ou pas, quand ?)


(*) Je ne l’ai évidemment pas oubliée : Elsa Lepoivre. Même en second rôle, même en servante Brigida si loin de l’Infante du Cid, même dans une intrigue non dénouée -sauf à imaginer que son salut main dans la main avec Eric Ruf en soit un indice- cette comédienne magnifique me touche et m’émeut énormément. Elle est resplendissante. Elle est un plaisir de théâtre à elle seule.

Et aussi

http://www.lefigaro.fr/theatre/2012/01/22/03003-20120122ARTFIG00154-une-trilogie-de-la-villegiature-magistrale.php

Epaisseurs

16/01/2012 arnaudt 5 commentaires
  1. liquette d’isolation « thermal » Craft manches longues ;
  2. maillot Livestrong Dri Fit 41% laine ;
  3. haut survet Nike Dri Fit à capuche ;
  4. bonnet Livestrong gris souris (assorti au survet’ merci beaucoup)
  5. collants Asics ;
  6. gants « on s’en fout Ka___ji » ;
  7. chaussettes Livestrong
  8. chaussures Brooks Glycerin 9

Quand on court par 0-1°C il vaut mieux être équipé.

Résultat des courses… 4,52mn/km.
Un jour je ferai un semi-marathon, vous verrez… ;) )

NB : trois courses de retard dans mon planning ; 30 à parcourir en 90 jours.

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Aux prochaines minutes

Puisqu’on les a.

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Il s’agit de n’pas s’allonger.
Je crois à l’huile, jetée sur le feu.

Moi aussi, parfois.

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Pinocchio – Pommerat

Pour ceux qui l’auraient raté avant-hier à 10h du mat [???!!! j'étais vert !!] il y a la séance de rattrapage sur Arte Replay.
Ca ne vaudra pas de l’avoir vu en vrai – je n’en suis toujours pas revenu – mais c’est quand même le moyen de découvrir ce grand magicien du théâtre contemporain, ce immense Monsieur qu’est Joel Pommerat.

(La chute de l’âne au fond de l’océan ou la barque au milieu des vagues resteront longtemps en moi. On peut tout faire sur un plateau quand on s’appelle Pommerat.)

Braderie solidaire

On me demande de diffuser l’information suivante, ce que je fais bien volontiers.

BRADERIE ARCAT
Les créateurs ont du cœur
Au Bastille design center
74, Bd Richard Lenoir
75011 PARIS
Dès aujourd’hui et jusqu’à samedi 19.12.
Entrée : 2 euros.
Organisée à l’initiative de Pierre BERGE.
200 créateurs ont fait dons de leurs pièces (vêtements, chaussures, sacs à main, objets de décoration ou encore des cosmétiques haut de gamme. Chaque produit est au minimum soldé à 30 %, les rabais pouvant aller jusqu’à 90 %).
15 000 produits mis en vente.
L’an passé : 160 000 Euros récoltés pour l’assoc …

Post Scriptum : reçu ce jour le Journal 90-95 de Jean-Luc Lagarce.
Après les Essais de Muray l’an dernier, j’ai décidément le Noël mémorialiste mort.

Cuir Center

11/12/2011 arnaudt 2 commentaires

« Biscrok ! »

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« On va promener ? »

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C’est du lard ou du cochon cette séance photo ? Je voulais faire une sieste moi !

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« Bon chien ! »

Calibration

NikePlus via mon iPod Nano disait 8,70km ; le bracet UP de Jawbone en décomptait quant à lui plus de 11 ! (*)
Sacrée différence, qu’il me fallait éclaircir : je ne pouvais continuer à vivre dans le doute et l’à peu près. Trop important. ;)
Je faisais donc appel au juge de paix qu’est (?) le GPS de l’iPhone.

Je partai courir ce midi aussi harnaché qu’un astronaute d’Apollo XII – même si curieusement assez peu vétu, car il faisait un temps agréable, froid mais sec et ensoleillé – prêt à tirer toute l’affaire au clair.

Résultat de la course après 10 bornes environ, préciserons nous systématiquement dorénavant :

- le Nano « calibré usine » voit 8,36 km, à 5,26min du kilomètre (pas top hein ?)

- le GPS de l’iPhone compte 10,36 km -deux de plus !- à 4,23 du km, soit une minute de moins par kilomètre !

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- Quid de ce bracelet bizarre qu’on porte au poignet et dont on se demande bien comment il peut bien faire office de podomètre ?
Je vous laisse juge :

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Up compte 10,59 km, soit à peine 200 mètres de différence avec le GPS !!!
Mais par contre à 5,27 mn du km : peut-être n’ai-je pas lancé et arrêté le mode « active » exactement au même moment que les autres capteurs. Peu importe (car de toute façon je n’ai pas aussi bien couru que ça, certainement pas pour entendre les félicitation du « best 10k » au retour.

Néanmoins je suis tout autant surpris qu’incrédule : mais comment ça marche ce bracelet ?

Nota Bene : penser absolument à trouver une piste d’athlétisme et à aller calibrer ce qui peut l’être ! (Et à dormir davantage)

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(*)

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Si l’aspect « social » était davantage tourné vers la course, UP pourrait-il constituer une alternative valable à NikePlus ? Je n’ose quand même pas parler des Garmin et autres GPS, mais la similitude du résultat – même si elle reste à confirmer – est troublante non ?

Happy birthday Leo

29/11/2011 arnaudt 4 commentaires

Et on ne dira pas son âge… ;)

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One day, I will go to Petaluma !

#twit #fansince97