En parlant de blog…
Je vais vous faire un peu d’égohistoire, finalement un blog ça sert d’abord à ça.
Et puis ça se passe dans ce plat pays, pays des usines et des mines cher à Arnaud ![]()
En trainant sur google, j’ai eu la surprise de tomber sur la sixième vie de l’usine. Il renvoie aussi sur le site des Géants de papier avec un beau Géant qui s’appelle Ferdinand.
Comme vous ne pouvez pas vous en douter, mon sang n’a fait qu’un tour.
En 98, j’avais écrit un livre sur l’histoire d’une usine, celle dont il est question justement; il portait comme titre les cinq vies de Corbehem, d’où le titre du blog cité.
Ça fait drôle de voir que 8 ans plus tard, les ouvriers de cette usine qui connait un nouveau plan social, se sont appropriés l’histoire de leur usine à travers le bouquin au point d’en reprendre le titre. Et en même temps ça fait un peu de peine de voir qu’ils ne l’ont pas lu comme je l’ai écrit, car moi je n’aurais pas baptisé le Géant Ferdinand, comme une nostalgie d’un âge d’or qui n’a pas existé.
Et tout ceci nous ramène à cette actualité brulante, des OPA sur Suez et Arcelor en passant par le CPE, qui m’effraie par cette incapacité du pays à comprendre que lorsqu’on ne bouge pas on recul.
Pour rester sur cette usine, d’autant plus chère à mon coeur qu’elle est aussi celle où allait travailler la famille de ma femme, il y a encore quelques années, l’annonce de l’arrêt de deux machines à papier est évidemment une mauvaise nouvelle. Surtout dans une région déjà largement sinistrée. Mais elle est aussi le moyen de concerver la dernière machine et de garder l’espoir qu’une nouvelle vienne un jour l’accompagner.
Pas facile à faire comprendre aux ouvriers, c’est normal.
Mais se contenter de tenir le même discours qu’eux, est-il le meilleur moyen d’avancer.
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