La vignette en Une du USAT que je découvre aux chiottes au petit-dej - Oscar turning points- me fait directement ouvrir le cahier Life.
Et qui je découvre en Une, en grande photo ?
Gabin dîtes donc !
Oui, le vrai, le nôtre.
Gabin en ‘couv du cahier Life de USAT c’est quand même pas tous les jours.

Inside-Grandillusion

Gabin + Fresnay, tiré donc de la Grande Illusion.
Et pourquoi donc vous demandez vous maintenant sacrément intrigué ?

L’article recense donc les milestones, les points pivots dans l’histoire des Oscars.
Et la Grande Illusion est tout simplement le premier film non américain - et pour plusieurs décennies le seul- film en langue étrangère nommé dans la catégorie du Meilleur Film.
C’était un temps d’avant la télé, d’avant les ratings…

Il ne gagnat pas, pas plus que son successeur en 1954 (un film nippon) pas plus que … n’importequel autre : aucun film étranger n’a jamais gagné dans la catégorie principale.

N’empêche, un film français, ou plus largement étranger, nommé dans parmi les 5 meilleurs films de l’année, ça risque pas de se reproduire de si tôt.
On peut toujours se bercer de -grandes- illusions.

3 Responses to “La grande illusion”
  1. Marc says:

    Je dois être nul mais c’est la troisième fois que je le post celui là.

    Donc je disais un que tu étais un peu de mauvaise foi sur le coup parce que c’est intrinsèque à Hollywwod ça, et que donc ils peuvent pas primer un film étranger, qu’il soit français, italien, chinois ou moldovalaque.
    Et pour bien le piger je renvoyait à cet extraordinaire bouquin de Neal Gabler, An Empire of their Own, How the jews invented Hollywood. J’en suis qu’à la moitié mais ça vaut réellement le coup de le lire.

  2. arnaudt says:

    et hop un lien http://www.amazon.com/gp/product/0385265573/

    je sais pas si on parle de la même chose, mais j’avais vu un documentaire absolument passionnant sur le même sujet, comment ils sont partis de Broadway et comment ils ont inventé une amérique non pas réelle mais fantasmée et voulue

  3. Marc says:

    J’ai pas vu ce documentaire, mais c’est un peu ça en plus complexe. Tout d’abord, ils ne partent pas tous de Broadway, mais certains de trous pourris de l’Amérique, par contre oui, toujours de l’Amérique de l’Est. Ensuite, c’est vrai que ces gars, souvent première ou deuxième génération d’immigrés pauvres d’Europe centrale, pas acceptés par l’Amérique blanche car juifs, font un cinéma plus américain que l’Amérique pour forcer d’une certaine façon leur intégration. D’où d’ailleurs une entente avec d’autres immigrés, en particulier les italiens, cas des frères Warner avec un banquier italien du nom de Gianini, cas aussi d’un cinéaste comme Capra.
    On comprend aussi mieux l’intégration de la vague de cinéastes qui fuient les nazis, même culture.
    Et d’où mon allusion dans le commentaire du dessus, à l’exclusion de Chaplin à la fin, car en fait il ne s’intègre pas lui.
    Vraiment un bouquin à lire pour qui aime le cinéma et les US.
    Et pour les plus cossard la version française ;-)

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