Pendant la pub -qu’exceptionnellement je l’espère, aujourd’hui je ne vois pas : non seulement c’est ultra-coupé mais y’a rien à voir, iChant !- et tandis que décidément les RedSox ont bien du mal à Toronto, un petit article périphérique qui illustre pourtant parfaitement le glissement de la société américaine, de moins en moins black et de plus en plus latino.
Les Africains-Américains composaient plus du quart des joueurs pros (je parle de base-ball pour les deux du fond qui ne suivent pas) il y a 30 ans, ils comptent désormais pour moins de 10% !
L’un des deux finalistes des World Series 2005, les Astros de Houston, avaient un roster sans aucun joueur noir ; il faut remonter aux Yankees de 1953 pour retrouver une équipe uniquement blanche.
Les Latinos comptent déjà pour 20% des joueurs pros et ça ne va faire qu’en grandissant.
Un exemple de plus s’il en était besoin d’un changement profond de la société américaine.
http://www.usatoday.com/news/opinion/…
(On peut lire avec intérêt un petit livre fort éclairant d’Alain Minc qui explique très bien que si l’on continue de penser l’Amérique comme un pays WASP anglophone tourné vers l’Europe à la special relationship avec l’Angleterre, on risque de tomber de haut. Les US of A deviennent hispanophones - certains états le sont déjà majoritairement-, tournés vers l’Amérique du Sud et l’Asie, et davantage vers Madrid que vers Londres.
C’est senti et clairvoyant.)
Qui dit nouvelle société, dit nouvelle représentation, nouvelle façon de se projeter, nouvelle façon de penser la ville, nouvel urbanisme.
D’abord parce que les immigrants d’Amérique Centrale ou du Sud sont en majorité pauvres et n’ont pas les moyens d’avoir une voiture ; certaines communautés, grandes agglomérations se voient donc obligées de repenser l’urbain : développer les transports en commun, mettre des trottoirs et des passages protégés…
Dans une société pensée pour la voiture, commencer à reconnaître le piéton ça n’est pas rien.
(Je ne remets pour l’instant pas la main sur l’article en question, il est au boulot.)
Les Latinos ne sont pas tous pauvres, ils sont tout simplement d’une autre société, ont une autre vision de la citoyenneté (cf. leurs manifestations récentes) et donc de l’urbain.
Latinos already are reshaping old urban neighborhoods.
Même en Californie des gens partent travailler à pieds !
Merci qui ? Merci les Latinos !
http://www.usatoday.com/news/nation/2005-02-15-latinos-usat_x.htm
A lire absolument pour qui veut prendre conscience du changement profond qui se passe là-bas.
(Ok, accessoirement ça fait partie de mon cours
)
Santa Ana is a fledgling hub of “new urbanism,” an increasingly popular antidote to sprawl that promotes dense, walkable neighborhoods where people live, work and play.
But it’s new urbanism with a twist: Latino new urbanism.
Advocates of this budding movement suggest that places where Hispanics are fast becoming the majority could help rein in sprawl by capitalizing on Latino cultural preferences for compact neighborhoods, large public places and a sense of community.
“I grew up in Mexico. We had a traditional urban square and plaza where everything is happening,” says Mario Chavez-Marquez, 31, who lives in one of downtown Santa Ana’s new loft apartments. “To me, it made sense to move back to the center, closer to my job. Now I can walk to a supermarket.”

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