Archive for juillet, 2006

Aujourd’hui je déménage. Troisième partie du voyage.
Pour qui suit mes pérégrinations, je quitte Cambridge pour l’autre côté de la rivière, i.e Boston.
Je fais mes valises, un peu triste de quitter un si chouette endroit, même si c’est pour aller en face.
Coup de blues : l’impression de partir pour de vrai.
Coup de blues bis : plus que 3 jours 2 jours pleins.
(Je m’en veux encore de ne pas avoir connu l’heure du match hier et d’avoir ainsi “perdu une journée” bêtement. )

Je ne prends que le métro mais ça fait retour à la maison.
Pourtant c’est un nouveau voyage qui commence.
Green Line, descends à Copley.
Je sors de la station et croise des filles qui ressemblent à des mannequins.
Aux terrasses des restaus, des filles qui SONT des mannequins (les plus vieilles/moches sont des clones de Claire Chazal, c’est dire).
Je ne savais pas que huit stations de métro pouvaient à ce point faire changer de planète.
Je lève les yeux, boutique Emporio Armani, terrasse du restau de la boutique Emporio Armani.
Je comprends mieux.
Je change de monde là.
Cambridge et la Charles River me semblent bien loin (4 blocs pourtant).

C’est Newbury Street.
C’est la rue la plus commerçante - ok, y’a aussi Washington St., disons la plus chic- la plus animée, la plus huppée, la plus passante - la plus élégamment passante !- de Boston. Si on devait se retourner sur chaque belle fille que l’on croise, autant marcher à reculons.

Je comprends mieux aussi pourquoi je n’ai pas su choisir au moment de l’élaboration de mon voyage, et pourquoi la nécessité de panacher m’a été aussi évidente.

Bed&Breakfast dans une maison victorienne des années ‘70 (1800).
Ma chambre n’est pas encore prête, je dépose mes bagages et déjeune dans un restau italien branchouille en face.
Cher et peu copieux, pas étonnant.
Beautiful people everywhere !
(A croire que l’Italie s’est vidée brusquement, je croise un nombre ahurissant de touristes transalpins. Par ailleurs, les maillots Brazil et Italia sont incontournables dans les magasins de sport. Ceux de l’équipe de France introuvables. Pas sûr qu’un sort différent de la finale eut changé grand chose d’ailleurs.)

Un bloc me sépare de la gallerie de la Prudential, je ne résiste pas à déjà y faire un tour.
Immense et classieuse comme je m’en souvenais. Je découvre encore de nouvelles allées et nouveaux magasins.
Tiens, un Sony Style (mieux qu’à SF).
N’y manque qu’un AppleStore ! ( C’est vrai ça que, finalement, il manque à Boston un vrai Store, double étage avec escalier, pas un store de gallerie. Pour bientôt, je sais. Une excuse pour revenir l’an prochain :) )

Check-in à 3:00.
Chambres autour de l’escalier central.
Salon au rez-de-chaussée, salle petit déjeuner en sous-sol.
Pas grand chose de commun avec mon hôtel précédent :)
Maison rénovée, confortable, parquet, salle de bains refaite.
Ne te méprends pas lecteur : maison victorienne ne veut pas dire dépassée technologiquement.
Wifi, évidemment, et boitier Comcast à côté de la télé.
J’ai arrêté de compter les chaînes après 350.

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Sans doute la plus belle offre que jamais eue : y’ a tout ! Même CMT dis donc. Cool … :) (Je n’ai pas encore testé toutes les fonctions de la télécommande. Pas sûr que j’aurais le temps d’ici jeudi :)
Ca me va.

Enfin profiter de Boston.
Curieuse impression d’avoir été tout près, mais pas encore dedans.
C’est parti.
Newbury jusqu’au Common, repasser devant mon hôtel de l’an dernier.
Traverser le parc (1634). Mégère Apprivoisée tous les soirs dans le parc sous les étoiles.
Impression de Open Air Theater londonien.

Passer devant Cheers pour voir leurs heures d’ouverture (faudra bien que j’y aille un de ces soirs).
Loews theater : on joue quoi et à quelle heure ? Faudra que j’y revienne aussi.
Charles St, Frappucino Caramel Venti to go.
Revenir par Beacon St., Marlborough St, maisons à briques rouges flamboyant sous un soleil déjà rasant, frondaisons.
Superbes rues à marcher, décor de cinéma.
La rivière pas loin, qu’on distingue à chaque bloc, mais qui me manque déjà.
Commonwealth Avenue bien sûr.
L’hôtel. Si vite ?

Camouflage Red Sox : l’heure de partir voir les Indians. Pas besoin de métro.
(Si au moins ce soir ils pouvaient gagner !)


Nouvelle vue, sur la Prudential Tower et sur les terrasses de restaurants qui s’étalent le long de la rue.

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On pourrait ne pas quitter la chambre, ouvrir la fenêtre à guillotine, et regarder les gens passer.
De jour, de nuit.
Déjà animée la journée, la rue prend encore une autre dimension au soleil couchant.
Terrasses à peine éclairées, loupiottes, bougies, grillons.

Je vous dirai si j’ai réussi à m’endormir : ça doit être bruyant le soir pour peu qu’on veuille dormir fenêtre ouverte.
M’en fous, je zapperai mes 882 chaînes.

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2:05 PM. C’était écrit sur mon billet.
J’avais donc organisé ma journée dominicale en conséquence.
Pas de plage dans les environs, pas de mini-croisière vers P’Town (pourtant le jour idéal), puisque ma journée était coupée en deux par ce match de l’après-midi.

J’étais allé courir le matin, pas ma tasse de thé, et avais abrégé à regrets mon séjour délicieux à la piscine de l’hôtel.
Camouflage Red Sox, station Lechmere, je me mets en route vers 13h, puisque j’ai un match à 2:05PM, c’était marqué sur mon billet.

Au fur et à mesure des stations qui passent je constate le bien peu de supporters, pas de casquettes, pas de T-Shirts, tout simplement peu de passagers.
Je me dis que c’est moi qui arrive en retard et que tout le monde est déjà dans le stade.

Station Kenmore là j’ai vraiment des doutes. Personne sur Commonwealth Avenue, et tandis que j’approche du stade, quasi pas un chien ni dans les rues ni dans les bistrots. Cask’n Flagon vide faut le voir pour le croire.

Je m’approche encore et là plus de doute quand je vois Yawkey Way ouverte, les magasins eux fermés, rideau de fer baissé, et quelques fans qui circulent malgré tout, soit à la recherche de place, soit d’un tour de Fenway.
Je me renseigne : le match est à 8:05 ce soir.

Pour des raisons de diffusion nationwide en Sunday Night Game, sur Canal+ ou équivalent local, le match a été décalé.
(Et ce soir, encore sur ESPN, c’est Monday Night Game, Cleveland @ Boston. A 7:05, mais là c’est sûr.)

14h, je me vois mal attendre ou me promener pendant 5 heures autour de Fenway/ dans Boston.
Je repars un peu déconfit vers l’hôtel.

Moralité : même si c’est marqué sur votre billet, même si c’est marqué sur les programmes (nécessairement anciens), toujours vérifier l’heure du match dans la presse locale ou sur redsox.com.

Faut que j’aille déjeuner moi tiens.


CambridgeSide Galleria un dimanche aprem, un monde fou. Oui c’est ouvert le dimanche, et il faut y aller pour voir l’immigration américaine en action .
La terrasse où je mange ne parle pas un mot d’anglais. Des russes (ou ukrainiens, ou dans le genre), des iraniens, des indiennes en sari, des musulmanes voilées … you name it.
Population jeune et bon enfant des quartiers populaires qui vient passer son dimanche en familles dans un gallerie marchande.

Tour de la Charles River au bout de la gallerie, endroit agréable pour un centre commercial finalement.

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Métro bondé vers 19h, de cette même population qui rentre chez elle.

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Superbe vue depuis les bleachers - 1ère pour bibi- et décidément superbe stade (mais je radote).

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Faudrait juste que l’équipe gagne, ce qu’elle n’aura décidément pas su faire devant les Angels (défaite 10-4) ; heureusement qu’à partir de demain les Indiens débarquent.

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Qu’elle m’a dit la dame dans mon iPod.
En pleine intro de U2 - City Of Blinding Lights.
Franchement ça se fait pas.

Halfway point, five kilometers to go, qu’elle a eu l’outrecuidance d’ajouter en plein Coldplay - Clocks.

Three kilometers to go, qu’elle a encore annoncé en plein Snow Patrol -me souviens plus du titre.
Et ainsi de suite chaque kilomètre, chaque 100 mètres dans le dernier.

Pour la première fois j’ai couru en mode distance, et non en mode ’standard’ (aka libre) comme d’habitude.
10 bornes j’avais mis (on peut mettre moins, plus, ce qu’on veut).

Congratulations qu’elle m’a dit Paula Radcliffe à la fin, car c’était mon plus long workout à ce jour.
6′01″ au kilomètre, plus lent que d’habitude (5′51″) car je savais partir pour une distance plus longue que ces derniers jours.

Je vais finir par ne plus savoir m’en passer moi de cette voix sensuelle.
(J’ai choisi la voix féminine -duh- mais on peut préférer la voix mâle, et c’est Lance Armstrong qui vous félicite à la fin. Mais non merci.)

Comme une légère contradiction avec un post précédent ?
Ah mais c’est la force du capitalisme ça jeunes gens.
Nous faire préférer des choses moins bien mais payantes à des choses meilleures et gratuites.

Allez zou, go to the swimming pool.
Y’a rien de prévu pour nager avec le Nano ?

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(Je vous rassure tout de suite : c’est le nom de la tournée, il ne m’est rien arrivé :) )

Dcxaol

Des samedis merdeux, où ne se passe rien d’autre que récupérer de sa semaine et faire les courses, j’en ai mon lot.
Environ une cinquantaine par an.
Et puis il y avait le samedi 29 juillet.
Il était écrit en rouge-gras dans mon calendrier.
C’était LE samedi.
C’était hier, il n’a pas déçu.

Etaient prévus Fenway l’après midi (cf. post précédent) et les Dixie Chicks le soir.
Pas mal pour un samedi.

Au Fleet Center, ex-Boston Garden, là où jouent les Celtics, nouvellement appelé donc le TD Banknorth Garden.
Bercy local, où je me dirigeais vers 19h en compagnie d’environ 15 000 filles.

Ai-je besoin de repréciser combien j’aime les DCX ?
(Si ce n’est leur nouvelle appellation, j’aime bien ce sigle - après DMB, DCX ?- qui élargit leur base et les fait sortir du côté Sud, filles, country. J’y reviens.)

J’aime leur musique (et j’ai un faible que je n’ai jamais caché pour Martie Seidel whatever her husband name is now).
Je n’avais pas eu le temps de vous parler de leur single, Not Ready To Make Nice, à la vidéo plus grunge ou alternative - REM ou Green Day- que Country, et des raisons familiales m’avaient empêché de m’extasier sur leur album.
Dommage car il en vaut la peine.

Bref, hier soir c’était le concert tant attendu.
D’abord la mauvaise surprise : no bags, no bagpacks, no exception.
C’était écrit à l’entrée de la salle.
Je me le fais confirmer au guichet Will Call où je récupère mon billet : non pas d’exception, non pas consigne, seule solution “the hotel” m’entends-je dire.
Argh !!
Lucky for me, le TD Banknorth Garden est juste de l’autre côté de la rivière, il me suffit de traverser, contourner le Musée des Sciences, 15mn à pieds de l’hôtel.
Aller-retour, je reviens quasi nu (*) au moment pile -8:00 PM tapantes comme savent si bien le faire les ricains- où démarre la première partie - Bob Schneider, singer songwriter pop, inconnu au bataillon-.
Il me faut trouver ma place dans le noir, heureusement aidé par la myriade de staff.

Ensuite la bonne surprise : la proximité de la scène.
Jamais je n’ai été aussi près. Je peux suivre tout le concert en les regardant directement, sans écran.
Faut dire que le jour où la location fût ouverte, 10:00 CET, j’avais ma place 4mn après.

8:30 fin première partie, on prépare la scène dans une programmation musicale pop.
Rebel Rebel dernière chanson avant leur entrée en scène au son très marching band patriotique, très adresse à la nation (si je savais le nom du morceau je vous le dirai, je peux le fredonner mais ça aide pas trop sur un blog…) : le ton politique est donné.
Même si ensuite aucune déclaration fracassante de Natalie Maines, tout en innuendos ou non-dits, aucun dispositif scénique ou incrustatino ne reviendra sur le côté désormais si politique de ce groupe.

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Dois-je te rappeler lecteur, qu’elles sont encore sous le coup d’une sorte de fatwa locale, républico-redneck, suite à leurs déclarations anti-bush, anti-guerre faites à Londres lors de la tournée précédente ?
Interdites de programmation sur nombre de radios, vilipendées, supprimées des bacs…
Elles en paient encore quotidiennement le prix aujourd’hui (concerts non sold-out voire supprimés) etc…
Elles sont franchement détestées par toute une frange de leurs anciens fans et des fans de country-music.
Les forums ou courriers de lecteur sont éloquents.
Bref, il vaut mieux les voir à Boston qu’au Texas :)

Le premier single, à double lecture, avait donné le ton de l’album : Not Ready To Make Nice.
C’est lui qui a recueilli la plus grande ovation.

I’m not ready to make nice
I’m not ready to back down
I’m still mad as hell and
I don’t have time to go round and round and round
It’s too late to make it right
I probably wouldn’t if I could
‘Cause I’m mad as hell
Can’t bring myself to do what it is you think I should

Délire de la salle quand Natalie ajoute

I know you said
Can’t you just get over it
It turned my whole world around
And I kind of like it

On voit même brandis quelques cartons étoilés.
Peace is - après tout- patriotic comme le disait un bumper-sticker vu ces jours ci.P1010464

Que dire du concert ?
Musicalement nickel : les harmonies et les mélodies sont toujours aussi belles, les musiciens virtuoses, les nouvelles chansons très bonnes.
(Et Martie en tunique noir, pantalon moulant -Karting ?- blanc, et cuissardes bottes noires toujours aussi attirante.)

Pour le reste, ce fût malheureusement sans grande innovation, donc sans grande surprise, des versions très proches des tournées précédentes.
Nickel, mais déjà entendu.

C’est surtout visuellement que le bât a blessé.
Tant au point de vue scénique (pas de scène centrale contrairement à la tournée précédente, pas d’avancée, très frontal) que du point de vue des projections et autres lumières, indignes d’un concert à 100$ et d’une tournée de cette importance.
Le DVD du tour précédent montrait, aux US en tout cas, un dispositif autrement plus ambitieux, visuellement autrement plus riche.
J’ai vu hier moins bien que le dispositif du RAH pourtant réduit par rapport au tour US, à Londres, il y a 3 ans.

Deux heures de concert avec presque pas de trou, quelques chansons moins connues du dernier album et tous les tubes attendus.
Sin Wagon après 1h30 avant les rappels, et Ready To Run musclé pour finir le concert après quasi 2heures.

Public 100% blanc - évidemment- et 75% au bas mot (j’ai analysé les gradins) féminin, tous âges et toutes morphologies confondues :)
Deux excitées derrière moi qui ont crié, hurlé je cherche le mot, poussé des cris stridents pendant 3heures qui m’ont rendu sourd : je ne savais pas qu’autant de décibels pouvaient sortir d’aussi petits corps, enfin… je me comprends.

La tournée a démarré la semaine dernière aux US et dure jusqu’en novembre.

(*) D’où une absence regrettable et indépendante de ma volonté de toute photo du concert ou de la salle :(


Ecouter tout l’album, légalement, en bonne qualité ?
C’est ici.

Thedixiechicks Takingthelongway.Asx
Stream, vous cliquez normalement ça marche.
-> http://www.boston.com/…
-> http://theedge.bostonherald.com/…

If the Dixie Chicks are as much of a rock band as their “Accidents and Accusations” tour would have us believe, then it’s a good thing Maines didn’t apologize for her much-ballyhooed comments. Rock ’n’ roll is about freedom, breaking rules, and speaking your mind. And if these rocking country gals aren’t “ready to make nice,” then, well, they shouldn’t have to.

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Pas un jogger sans son iPod - majorité-, au moins un lecteur mp3.
Pas un cycliste, un power-walker, sans son casque, ou peu s’en faut.
Tout le monde court, marche, roule en musique.
Pas un magasin, une gallerie, un restaurant sans top 50 en fond sonore.

Qu’est-il advenu du silence ?
Pas côté en bourse ? Pas d’accessoire à vendre ?
Valeur dépassée dans ce monde de multi-tasking et de course - fuite - en avant ?

Petit-déjeuner en terrasse avec Daniel Powter -version acoustique de Bad Day- ou Faith Hill c’est bien.
Le bruit des vagues, le frissonnement du vent dans les feuilles, le cliquetis des câbles le long des mâts.
De son coeur, son sang qui bat dans les tempes, tout simplement.

Le silence, c’est bien aussi.


Pubs iPod omniprésentes, envahissantes, étouffantes
Dans le métro, sur les rames, dans les rues, les places,dans des lieux improbables, sur les stades (énormes sur le Coliseum d’Oakland on se demande bien le rapport)… partout.

Comme dans un Blade Runner remastérisé et up-to-date.
Dick ou Orwell n’avaient pas prévu Steve jobs.

Et quand ce ne sont pas les pubs d’Apple, ce sont celles des sociétés d’accessoires.

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Nouvelle trilogie américaine, indispensable pour courir aka vivre : iPod - Nike -Starbucks.

Comment ça j’y participe voire je m’en extasie ?
Contradictoire et schyzophrène Baragouine ?Je sais je sais…

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Oh la belle après-midi, comme eut pu le dire Beckett, (Samuel, pas Josh, j’y reviens).

Mais commençons par le commencement.
Levé mou alors que le soleil était déjà haut. Pas plus envie de fitness que de natation, alors que la Galleria me tendait les bras.
De toute façon tant que je n’ai pas eu mon café, je sais à peine mon nom.

Oui il y a de quoi -bien- prendre son petit-déjeuner dans l’hôtel, réponds-je à la question qui vous brûlait les lèvres, mais comme j’ai décidé de profiter à plein de cette galerie marchande, j’y vais matin midi et soir.

Au Bon Pain comme hier, chocolate croissant comme hier, mais je me prends une coupe de fruits, histoire de ne pas manger que du “papinage” comme on dirait par chez moi, d’avaler autre chose que Pizza et Fenway Franks (encore ce midi).

Un petit tour dans la galerie - tant de choses à voir, si peu de temps- qu’il est déjà l’heure de se préparer pour Fenway, match à 1:20 PM.

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Quelle après-midi parfaite !

Le temps était redevenu superbe, ciel clair, quelques nuages, pas trop chaud, soleil au zénith mais l’orage d’hier soir avait évacué l’humidité des jours précédents, et une breeze bienvenue rafraichissait quelque peu les spectateurs.
Premier day game à Fenway en ce qui me concerne : quelle belle ambiance, quel superbe endroit, et j’avais sans doute la meilleure place que j’ai jamais eue dans ce stade ; achetée le jour même de l’ouverture de la location, après c’est trop tard.

Mon voisin expliquait à ses invités et amis écossais, une à une toutes les règles du base-ball.
Son amie Annette n’y comprenait pas grand chose.
Et moi je ne comprenais guère plus à son accent.
Car comme de bien entendu on s’est tous présentés et nicetomeetyou-és.

Les Red Sox ne se sont réveillés qu’à partir de la 8ème manche, ont finalement gagné en 11 : merci à David Ortiz !
(Comme quoi j’ai choisi le bon jersey ;) )

Si vous venez en Nouvelle Angleterre un jour, prévoyez vraiment de passer par Fenway Park, ne serait-ce qu’une fois, en match de l’après-midi (aujourd’hui retransmission Fox oblige) ou match du soir pour goûter à ce magnifique lieu.
Si vous n’en visitez qu’un et ne voyez qu’un seul match de base-ball dans votre vie, 1° c’est là qu’il faut aller 2° ne vous inquiétez pas, votre voisin vous expliquera gentiment :)
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PS : Je n’ai pas revu ma belle inconnue de la veille.

PPS : C’était le 273ème match sold-out consécutif à Fenway.

Je crois me rappeler qu’à SF j’ai assisté à un 13ème match complet dans la saison.
On joue pas dans la même league, je crois vous l’avoir déjà signalé :)

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Enfin une vraie nuit !
Je flemmarde histoire d’attendre 10:00 l’ouverture de la CambridgeSide Galleria en face de l’hôtel.
Petit-déjeuner de “chocolate croissants” (pains au chocolat selon la façon de dire locale).

Je finis de boire mon café dans l’Apple Store : le rêve :)
Profiter de la localisation de l’hôtel de ce côté-ci de la Charles River pour aller visiter Cambridge, ce que je n’avais pas vraiment fait lors de mes deux précédents voyages.
Un peu, rapidement en voiture la première fois. Le MIT la seconde, mais pas de Harvard.

Red Line, Kendall jusque Harvard Square.

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J’arrive devant le célèbre kiosque à journaux, pile au moment où débute un tour de l’université.
Tour non-officiel, quasi interdit jusqu’à ce que le Dean autorise ces deux seniors à proposer “the best tour of Harvard”.
Je ne sais pas ce que valent les autres, plus officiels ou pro, mais celui là, qui dure pas loin d’une heure et demie, est drôle, documenté, tonique, sympa.

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On peut le prendre en cours, c’est gratuit, on donne ce qu’on veut à la fin (10-15$).
Recommandé par Baragouine.

Ma fac est bien, là c’est … mieux.
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Name dropping de quelques anciens étudiants, de Roosevelt et Kennedy à Conan O’Brien ou Matt Groening.
$45 000 par an -!!!- mais si les revenus des parents sont inférieurs à - chiffre que je n’ai pas retenu- les études sont gratuites. Harvard est la fac la plus riche, recueillant la plus grande somme de donations (anciens élèves, institutions) de tout le pays.
Classée première de tous le pays pour ses résultats, nous ont précisé ces deux seniors, elle recrute toutes catégories sociales confondues, les meilleurs étudiants. Pas seulement selon leurs SAT mais selon leurs implications dans la vie sociale, selon leurs talents artistiques ou autres.
Harvard quoi…

14h, un autre tour commençait, l’heure pour moi de me balader dans la ville, dans Tory Row, dans des rues (c’est marqué sur les panneaux) de 1630-1631 (rappel : le Mayflower c’est 1620) et de longer un cimetière de 1635.

La Vie en Rose qui sort des vitres d’une Jeep au feu rouge (dans une version que je ne connais pas), la conductrice en allume une : une française ?

Cinéma où passe le film d’Al Gore, bumper stickers anti-guerre, anti-bush… on est bien dans l’une, si ce n’est LA plus libérale des villes américaines.

Retour à l’hôtel.
Course le long de la Charles -2 fois en 2 jours- : lourd, surtout très très humide, et avec fort vent de face.
Panneau Citgo, projecteurs de Fenway.
Le site NikePlus m’indique une course avec de grosses baisses de rythme.

Je voulais profiter de la piscine et du fitness-center que je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller voir.
Déjà plus le temps si je veux être à Fenway à 7:05.

Pouring rain, déluge, éclairs immédiatement suivis du tonnerre, embouteillages monstres dans Boston.
Le match ne risque pas de commencer à l’heure.
Délai annoncé de 60-90mn, puis match prévu à 9:05.

Fenway n’a décidément rien d’un stade moderne, je l’avais presque oublié.
Pas de concourse où acheter à manger (ou si peu), pas de place pour circuler (d’autant moins quand tout le monde se réfugie à l’abri de la pluie), de “mauvais sièges” en bois pas assez larges, pas de quoi poser sa boisson.
Aberration qui en fait quand même l’America’s Favorite BallPark parait-il.
Tant mieux.

Défaite des Red Sox qui s’écroulent en fin de match.
Rentré minuit quinze par la Charles River. Skyline de Boston la nuit, magique.
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C’est super sexy finalement une casquette Red Sox, quand c’est bien porté.
Une jolie fille, une queue de cheval, la casquette bien enfoncée, voilà qui suffit à me ravir.

Elle était quelques rangs derrière moi.
En robe -!- bleue claire.
Déjà prête sans doute pour aller en club, vendredi soir oblige ; elle a d’ailleurs disparu bien avant la fin du match.

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Oui, vraiment sexy.
(Bref, elle me plaisait.)

PS : Je sais pour l’avoir expérimenté il y a quelques années au coeur de Nashville, qu’une fille en chapeau de cowboy - une Southern Belle par exemple, blonde, longs cheveux, modèles de filles qu’on n’a pas par chez nous -, ça peut être fichtrement sexy aussi.
Peu importe le couvre-chef finalement…

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:) (Dans une vitrine de Cambridge)

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(A la manière de Saul Steinberg et de sa célèbre couverture du NewYorker View of the World from 9th avenue)

PS : Apocalypse sur Boston. En tout cas énorme orage pile sur la ville, qui a retardé de deux heures - 9:05 au lieu de 7:05 le début du match.
Parti avant la fin, le score était 2-1 pour les Sox qui ont finalement perdu 8-3.
Vu la fin du match (minuit)-quinze) à mon hôtel sur NESN.

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2Big

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(Système de drainage tout à fait différent de Wrigley - où j’avais également vécu un orage - où il faut un long moment de balayage du plastique de protection, et de rejet de l’eau sur les côtés de la pelouse. Ici rien de tel : on prend la bâche, on la retourne, forcément l’eau s’accumule et s’écoule à la limite du champ extérieur. On débouche des trous de la pelouse - !?! - et l’eau s’écoule et disparaît d’elle même sans qu’un seul coup de balai ait été donné.

Etonnant…

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