La photo est floue, le décor une tablette de TGV, mais la fleur allait se faner.
Renvoyée par Isabelle vers le public tout à l’heure après, encore, une spontanée standing-ovation.
Forcément, là où j’étais… elle m’est tombée dessus.
–
Sublime, elle est sublime !
Isabelle.
Su-bli-me.
Aujourd’hui vraiment, pour la première fois, je suis enthousiaste.
Enfin !
Parce que premier rang ? Certainement.
Parce que plus je connais la pièce, ce qui va se passer, la mise en scène et les dialogues, plus je peux l’oublier et me concentrer sur elle ? Aussi.
J’ai perçu aujourd’hui une plus large palette d’émotions à jouer.
J’ai vu surtout à quel point le rôle était difficile - toujours en scène, très long texte parfois complexe - et si j’osais le triste jeu de mot, combien elle le portait magnifiquement sur ses épaules.
Elle est sublimement belle, touchante, émouvante, forte et vulnérable.
Plus on oublie les autres, ces charognards, ces vautours qui viennent se partager la dépouille d’un corps encore vivant (quel que soit le mérite des acteurs, difficile de s’enthousiasmer pour leurs personnages, malgré des nuances dans leur dévouement pour la Reine) ; plus on oublie l’aspect nécessairement morbide de la situation - les quelques soupapes humoristiques semblant avoir été volontairement gommées, masquées par Didier Long, plus on peut se consacrer à l’éclat incomparable d’Isabelle Adjani.
Magnifique dans sa robe de pénitence, elle est au délà des mots dans son “costume Peau d’Ane” de la dernière demie-heure.
Même quand elle revêt son linceul … s’en parant comme une religieuse, ne laissant apparaître que son visage elle est … Isabelle quoi…
“On m’appelait la Reine Blanche. Quand j’ai épousé François j’étais en blanc. Quand je l’ai enterré j’étais en blanc. Quand j’ai épousé Henry j’étais en blanc. Quand je l’ai enterré j’étais en blanc.”
Je cite de mémoire, le texte de la pièce n’est pas encore paru, (pas plus que le programme disponible) et j’attends impatiemment qu’il le soit.
Tu auras donc compris lecteur, que la question n’est plus “si“, mais “quand” j’y retourne.
D’ici le 31/12, bien bien avant .
Si Dieu me prête vie, et uniquement au premier rang.
Technorati Tags: isabelle adjani, marie stuart


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