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Du Monde, lu tout à l’heure dans le Starbucks qui jouxte l’Olympia ![]()
Page particulièrement intéressante, tant l’article du haut, que celui du bas.
-> Isabelle Adjani, reine en abyme et en miroir
-> La guerre en Irak et George Bush pris pour cible au Canada (troisième colonne, des copines à moi
)
Vite avant que les articles ne deviennent payants
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Et Le Figaro il y a deux jours (merci Google Alerts
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Il en est des grandes interprètes au théâtre comme des divas des scènes lyriques : quelque chose d’extrêmement rare s’impose chaque fois qu’elles apparaissent parce que la beauté renversante le dispute à l’émotion que procure le sentiment d’une performance inouïe. Il en est ainsi avec Isabelle Adjani dans le rôle de Marie Stuart, une reine d’Écosse et de France imaginée dans sa dernière nuit par un écrivain allemand contemporain, Wolfgang Hildesheimer, ici adapté par Didier Long, qui signe la mise en scène.
Dans un décor qui est un simple enveloppement de panneaux rouge foncé, avec pour toute lumière une lune pâle et des flambeaux, Marie Stuart se bat avec elle-même deux heures durant. Elle est un être humain face à la peur de mourir, une reine qui n’oublie pas son rang, une catholique qui défend sa foi. Les personnages qui paraissent, les fidèles et ceux qui ne sont là que pour l’humiliation et l’exécution, sont autant de figures d’un monde contrasté.
Les costumes superbes de Dominique Borg apportent un supplément de beauté à la représentation et chaque personnage est magnifiquement mis en valeur. On pourrait pinailler sur la manière dont l’écrivain injecte du prosaïsme dans une situation tragique. Il y a quelque chose de grinçant dans sa manière. Didier Long respecte ce caractère et met en valeur la férocité de l’auteur, voire la vulgarité des pensées de certains, et les comédiens sont très bien. Jacques Zabor comme Bernard Waver, Patrick Rocca comme Jean-Yves Chatelais, André Chaumeau ou Anne Suarez et Joséphine Fresson, pas de petit rôle ici, car chaque réplique compte. Rémi Bichet, François Raffenaud, Axel Kiener, Raphaël Poulain le savent bien.
Domine Isabelle Adjani. En scène deux heures durant. Sa voix sublime, l’un des plus beaux timbres de comédienne qui soit, la profondeur et l’intelligence de son engagement, sa sincérité, la finesse des moirures de son jeu, tout subjugue. Par-delà la troublante présence, c’est l’engagement, l’audace, ce qu’il y a d’intrépide et de vulnérable en elle, Isabelle Adjani, qui bouleversent le public. Des qualités qui correspondent au mystère même du destin de Marie Stuart…
Armelle Héliot
Puisque « tout subjugue » comme le dit si justement Armelle Héliot, je pense pouvoir vous en reparler prochainement
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