Pour répondre à des amis qui me demandent d’un ton gentiment envieux “alors elle est comment ?“, comme à aux goujats qui la jugent comme-ci ou comme-ça, je les renvoie vers les magnifiques photos de l’Agence Enguerand.
Vingt-neuf images qui vous donneront une assez bonne idée du décor, des costumes, de la mise en scène, et de comment on peut admirer Isabelle -en bien plus près que ces photos- du premier rang
(Ahhhh quand elle se pare de son linceul et que seul son visage émerge…Du premier rang on doit être à, quoi, deux mètres cinquante ?)
PS : rigolo comme de critique en critique on peut se faire une idée diamétralement opposée d’Adjani, même si tous s’accordent à reconnaître 1° son immense talent 2° son statut si particulier de star réellement populaire.
Dans Le Monde : [...] c’est ce qui fascine et interroge, ce cocktail unique de narcissisme, de fragilité, de maîtrise (cette obsession à vouloir offrir, à plus de 50 ans, le visage lisse d’une fille de 18 ans [...].
Là où Fabienne Pascaud dans Télérama voit : “ Isabelle Adjani semble commencer une nouvelle carrière. Plus grave, plus profonde, plus bouleversante qu’elle a jamais été au théâtre. Est-ce d’oser prononcer ces mots, d’oser affronter après trente-cinq ans de métier l’épreuve du temps ? D’oser apparaître le corps plus lourd, le cheveu plus ingrat, le visage moins lisse ? L’actrice, dans La Dernière Nuit pour Marie Stuart, paraît comme libérée d’elle-même, de son imagerie de star éternellement adolescente, sauvée, enfin, de ses minauderies et mignardises. Magnifique.”
Plus loin : “Comme dans une arène, la comédienne, hagarde et frémissante, promène une détresse obsédée de sainteté. On se souvient de ses interprétations au cinéma d’Adèle H. ou de Camille Claudel, héroïnes torturées par la passion ; sauf qu’ici elle va en direct, devant nous, au bout du chemin. Sans artifice, même pas belle. Elle s’offre. Se donne. Et son jeu colle admirablement au personnage. L’a-t-elle choisi parce que certaines de ses phrases auraient pu être siennes : « Extérieurement je ne suis plus rien, j’étais la plus belle de la cour de France, les autres femmes m’ont imitée, enviée jusqu’à la haine. Elles ont fait courir sur moi des bruits. Elles m’ont inventé une vie que je ne menais pas. Un temps j’ai tenté de me justifier. Mais à quoi bon ?… Je ne pouvais pas lutter. Tout ce qu’on a colporté sur moi m’a tuée. On se retournait sur mon passage. Maintenant ceux qui se retournent sur moi ont les yeux remplis de compassion. » D’admiration, surtout. Dans la fin des prétextes, des afféteries, est bel et bien le commencement d’une immense actrice.”
A vous de choisir.
Quant à moi il va bien falloir que j’y retourne me faire une idée de qui a raison…
Technorati Tags: isabelle adjani, marie stuart


Entries (RSS)