La loi des séries
Pour faire contrepoids au post précédent, quelques échos et enthousiasmes récents, de séries, désolé, américaines.
- D’abord le retour de The West Wing, du duo Aaron Sorkin et Thomas Schlamme.
Ca s’appelle Studio 60 (titre intégral : on the Sunset Strip) et de ce que j’ai pu en voir - un seul épisode jusque maintenant- c’est brillantissime.
Noir, désabusé et brillant.
Ca ne surprendra personne de l’équipe qui fût aux manettes de la série la plus intelligente des 8 dernières années (A la Maison Blanche donc, pour ceux qui ne suivent déjà plus.)
On retrouve non seulement Sorkin & Schlamme, mais aussi Bradley Whitford -l’épatant Josh de TWW- ainsi que Timothy Busfield (j’ai vérifié son nom), un de ces acteurs qu’on reconnaît, qu’on aime retrouver, mais dont on n’a pas la moindre idée du nom. Il était -sera pour moi éternellement- l’épatant reporter amoureux de CJ Craig (encore dans TWW donc).
Ah oui, j’allais oublier, la série signe aussi le retour de Matthew – Chandler/Friends – Perry.
C’est ce qui semblait seulement intéresser Arianne Massenet quand elle en a parlé l’autre jour sur Canal.
Son retour et son poids.
Je ne sais pas si elle EST conne, ou si elle JOUE À l’être afin de plaire au public cible de l’émission, mais elle a vaguement tenté de décrire le pitch de ce premier épisode de toute évidence sans comprendre/connaître un traître mot de ce qu’elle racontait.
Pourtant pas compliqué : le producteur d’un show, évidemment pompé sur Saturday Night Live, disjoncte à l’antenne comme dans Network -mention en est même faite dans l’épisode tant les similitudes sont grandes ; le film est repassé récemment sur TCM et effectivement c’est copie conforme- ce qui donne droit à une diatribe féroce tant contre l’apathie, l’avachissement du public américain, que contre le conformisme, le politiquement-correct, la peur de choquer du monde de la télévision, des producteurs et d’Hollywood.
Mordante et étonnante première séquence de cet épisode introductif où, quand même, les auteurs engueulent aussi bien ceux qui sont en train de regarder l’émission que leurs pairs.
Sont donc appelés à la rescousse pour sauver le show, deux anciens, virés quelques années plus tôt.
Dire que j’attends le second épisode avec impatience, puis toute la saison, serait une litote. ![]()
(2$ l’épisode, pour une telle qualité, c’est quand même pas cher…)
(En regardant l’épisode je n’ai cessé de penser que c’était le genre de série parfaitement inenvisageable en France, décalée, brillante, haut de gamme, grand public tout à la fois.)
- Autre série dont j’ai le plus grand mal à attendre une semaine pour savourer l’épisode suivant : Grey’s Anatomy.
Je l’avoue je suis complètement accroc à Meredith, ses copines et copains, ses amants, ses patrons, Seattle Grace Hospital dans son ensemble.
J’ai un peu honte, c’est quand même diffusé sur TF1 -et ça a tellement de succès que ça va passer en Prime Time- mais c’est vraiment une série formidable.
J’ai été mal habitué, car j’avais dévoré la courte première saison – 9 épisodes- comme la longue deuxième (24 ? 25 épisodes, ça dépend des façons de calculer) à coups de 3 -4 voire 5 épisodes par soirée, en recommençant le lendemain, et en avalant toute une saison en quelques jours.
(11€ saison 1, 20€ pour la 2, c’est vraimentdonné !)
La saison 3 a repris la semaine dernière, magnifiquement, par un, épisode certes récapitulatif - »Complications of the Heart »- pour raccrocher les nouveaux venus, mais un vrai épisode quand même (contrairement à ce que certains
m’avaient annoncé), pas une compil’ d’anciens extraits, mais bien des scènes nouvelles, parfois décrivant effectivement des flash-back.
C’est une belle série (à la Once & Again) comme savent si bien les faire les ricains.
- Weeds la « sulfureuse » (si j’en crois Canal qui refuse de la diffuser en prime time, mais seulement après Desperate Housewives) a également repris depuis pas mal de temps.
C’est encore plus enthousiasmant que l’an dernier, encore plus incorrect, encore moins à mettre entre toutes les mains (ou les yeux). Bourrée de bonnes idées de scénario, remplie de bons mots : parfaitement jubilatoire !
- La mauvaise surprise, ça me désole de le dire, nous vient de Prison Break.
-Attention spoilers, pour ceux qui ne veulent rien savoir-
Autant la première saison fût, comme je l’ai dit, enthousiasmo-haletante, où l’on terminait certains épisodes accroché aux rideaux voulant déjà être 7 jours plus tard, autant la seconde me tombe des mains.
Pour une raison très simple.
Là où Prison Break saison 1 offrait unité de lieu – la prison-, et unité de temps – journées marquées par la rigidité du rythme carcéral : ouverture et fermetures des portes, jour et nuit, tours de garde, sorties dans la cour, etc…- , bref les éléments classiques qui recadraient les scénaristes et nous permettaient *ahem* d’y croire (en tout cas de vouloir y croire), depuis leur évasion -c’était ça le spoile- c’est devenu du n’importe quoi pour qui importent un peu le temps et l’espace.
Un exemple parmi d’autres.
Dans l’épisode 203, Sucre échappe à un contrôle de police en pleine Pennsylvanie -31ème minute-, saute dans un train de marchandises qui doit rouler à 20km/h grand max, et se retrouve allégrement 6 minutes plus tard – ! – à Bed-Stuy, banlieue de NY.
Je sais bien qu’on est pas dans 24, pas en « temps réel », mais nos autres héros ont pendant ce temps parcouru quelques bornes, seulement quelques minutes (15 ? 20 ?) seulement ont dû se passer « in real life« .
(J’ose à peine vous dire qu’il était, plus tôt dans le même épisode, dans l’Ohio, puis qu’il enfourchera une moto vers Las Vegas.)
C’est le genre de trucs qui, pour moi, fout tout en l’air.
Chacun a ses propres limites de « suspension of disbelief » je suppose…
In tonight’s…”Um, yeah, right” moment of the week, Sucre show’s up at this friend’s place in NYC looking frantically for Maricruz. So yeah, Sucre started off in Ohio earlier in the day, stole a car and got pulled over in Pennsylvania, and then hopped on a freight train and made his way to NYC before nightfall? Oh producers, don’t try to fool us…we are on to you and the games you play. Anway, Sucre travels all that way just to learn that Maricruz and Hector are getting hitched in Vegas. Oh snap. On the road again, Sucre just can’t wait to get on the road again. His mode of transportation this time? His friend’s motorcyle. It’s a LOOOONG way from NYC to Vegas on a motorcyle. We are talking at least a week, right? Yeah, what do you want to bet that Sucre makes it there by Saturday? I’m just saying!!!
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(http://www.givememyremote.com/forum/)
Et c’est un peu comme ça pour tous les convicts, éparpillés aux quatre vents sur le vaste territoire américain.
Un peu navrant de voir sombrer une série qu’on a adoré (même s’il fallait un peu s’y attendre).






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