Archive for septembre 27th, 2006
Pour faire contrepoids au post précédent, quelques échos et enthousiasmes récents, de séries, désolé, américaines.
- D’abord le retour de The West Wing, du duo Aaron Sorkin et Thomas Schlamme.
Ca s’appelle Studio 60 (titre intégral : on the Sunset Strip) et de ce que j’ai pu en voir - un seul épisode jusque maintenant- c’est brillantissime.
Noir, désabusé et brillant.
Ca ne surprendra personne de l’équipe qui fût aux manettes de la série la plus intelligente des 8 dernières années (A la Maison Blanche donc, pour ceux qui ne suivent déjà plus.)
On retrouve non seulement Sorkin & Schlamme, mais aussi Bradley Whitford -l’épatant Josh de TWW- ainsi que Timothy Busfield (j’ai vérifié son nom), un de ces acteurs qu’on reconnaît, qu’on aime retrouver, mais dont on n’a pas la moindre idée du nom. Il était -sera pour moi éternellement- l’épatant reporter amoureux de CJ Craig (encore dans TWW donc).
Ah oui, j’allais oublier, la série signe aussi le retour de Matthew - Chandler/Friends - Perry.
C’est ce qui semblait seulement intéresser Arianne Massenet quand elle en a parlé l’autre jour sur Canal.
Son retour et son poids.
Je ne sais pas si elle EST conne, ou si elle JOUE À l’être afin de plaire au public cible de l’émission, mais elle a vaguement tenté de décrire le pitch de ce premier épisode de toute évidence sans comprendre/connaître un traître mot de ce qu’elle racontait.
Pourtant pas compliqué : le producteur d’un show, évidemment pompé sur Saturday Night Live, disjoncte à l’antenne comme dans Network -mention en est même faite dans l’épisode tant les similitudes sont grandes ; le film est repassé récemment sur TCM et effectivement c’est copie conforme- ce qui donne droit à une diatribe féroce tant contre l’apathie, l’avachissement du public américain, que contre le conformisme, le politiquement-correct, la peur de choquer du monde de la télévision, des producteurs et d’Hollywood.
Mordante et étonnante première séquence de cet épisode introductif où, quand même, les auteurs engueulent aussi bien ceux qui sont en train de regarder l’émission que leurs pairs.
Sont donc appelés à la rescousse pour sauver le show, deux anciens, virés quelques années plus tôt.
Dire que j’attends le second épisode avec impatience, puis toute la saison, serait une litote. (2$ l’épisode, pour une telle qualité, c’est quand même pas cher…)
(En regardant l’épisode je n’ai cessé de penser que c’était le genre de série parfaitement inenvisageable en France, décalée, brillante, haut de gamme, grand public tout à la fois.)
- Autre série dont j’ai le plus grand mal à attendre une semaine pour savourer l’épisode suivant : Grey’s Anatomy.
Je l’avoue je suis complètement accroc à Meredith, ses copines et copains, ses amants, ses patrons, Seattle Grace Hospital dans son ensemble.
J’ai un peu honte, c’est quand même diffusé sur TF1 -et ça a tellement de succès que ça va passer en Prime Time- mais c’est vraiment une série formidable.
J’ai été mal habitué, car j’avais dévoré la courte première saison - 9 épisodes- comme la longue deuxième (24 ? 25 épisodes, ça dépend des façons de calculer) à coups de 3 -4 voire 5 épisodes par soirée, en recommençant le lendemain, et en avalant toute une saison en quelques jours.
(11€ saison 1, 20€ pour la 2, c’est vraimentdonné !)
La saison 3 a repris la semaine dernière, magnifiquement, par un, épisode certes récapitulatif -”Complications of the Heart”- pour raccrocher les nouveaux venus, mais un vrai épisode quand même (contrairement à ce que certains m’avaient annoncé), pas une compil’ d’anciens extraits, mais bien des scènes nouvelles, parfois décrivant effectivement des flash-back.
C’est une belle série (à la Once & Again) comme savent si bien les faire les ricains.
- Weeds la “sulfureuse” (si j’en crois Canal qui refuse de la diffuser en prime time, mais seulement après Desperate Housewives) a également repris depuis pas mal de temps.
C’est encore plus enthousiasmant que l’an dernier, encore plus incorrect, encore moins à mettre entre toutes les mains (ou les yeux). Bourrée de bonnes idées de scénario, remplie de bons mots : parfaitement jubilatoire !
- La mauvaise surprise, ça me désole de le dire, nous vient de Prison Break.
-Attention spoilers, pour ceux qui ne veulent rien savoir-
Autant la première saison fût, comme je l’ai dit, enthousiasmo-haletante, où l’on terminait certains épisodes accroché aux rideaux voulant déjà être 7 jours plus tard, autant la seconde me tombe des mains.
Pour une raison très simple.
Là où Prison Break saison 1 offrait unité de lieu - la prison-, et unité de temps - journées marquées par la rigidité du rythme carcéral : ouverture et fermetures des portes, jour et nuit, tours de garde, sorties dans la cour, etc…- , bref les éléments classiques qui recadraient les scénaristes et nous permettaient *ahem* d’y croire (en tout cas de vouloir y croire), depuis leur évasion -c’était ça le spoile- c’est devenu du n’importe quoi pour qui importent un peu le temps et l’espace.
Un exemple parmi d’autres.
Dans l’épisode 203, Sucre échappe à un contrôle de police en pleine Pennsylvanie -31ème minute-, saute dans un train de marchandises qui doit rouler à 20km/h grand max, et se retrouve allégrement 6 minutes plus tard - ! - à Bed-Stuy, banlieue de NY.
Je sais bien qu’on est pas dans 24, pas en “temps réel”, mais nos autres héros ont pendant ce temps parcouru quelques bornes, seulement quelques minutes (15 ? 20 ?) seulement ont dû se passer “in real life“.
(J’ose à peine vous dire qu’il était, plus tôt dans le même épisode, dans l’Ohio, puis qu’il enfourchera une moto vers Las Vegas.)
C’est le genre de trucs qui, pour moi, fout tout en l’air.
Chacun a ses propres limites de “suspension of disbelief” je suppose…
In tonight’s…”Um, yeah, right” moment of the week, Sucre show’s up at this friend’s place in NYC looking frantically for Maricruz. So yeah, Sucre started off in Ohio earlier in the day, stole a car and got pulled over in Pennsylvania, and then hopped on a freight train and made his way to NYC before nightfall? Oh producers, don’t try to fool us…we are on to you and the games you play. Anway, Sucre travels all that way just to learn that Maricruz and Hector are getting hitched in Vegas. Oh snap. On the road again, Sucre just can’t wait to get on the road again. His mode of transportation this time? His friend’s motorcyle. It’s a LOOOONG way from NYC to Vegas on a motorcyle. We are talking at least a week, right? Yeah, what do you want to bet that Sucre makes it there by Saturday? I’m just saying!!!
(http://www.givememyremote.com/forum/)
Et c’est un peu comme ça pour tous les convicts, éparpillés aux quatre vents sur le vaste territoire américain.
Un peu navrant de voir sombrer une série qu’on a adoré (même s’il fallait un peu s’y attendre).
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Non, pas ISABELLE, La Subjugante ; pas non plus Isabelle II, La Huppert, dont je reconnais, comme tout un chacun, l’immense talent et que j’aurai plaisir à aller voir
fin octobre en Merteuil BobWilsonnisée à l’Odéon- ; non, je veux parler d’ Isabelle III, La Jeune, Melle Carré.
Comprends moi bien lecteur, j’adore Isabelle Carré, son charme, sa fraîcheur, sa simplicité, son talent et, oui je l’avoue, sa plastique (cf. Quatre Etoiles pour qui ne serait pas encore convaincu).
Mais, je me faisais cette réflexion l’autre jour en sortant de Blanc, il faut malheureusement reconnaître que je l’ai vue, sur scène, dans plus de mauvaises que de bonnes pièces.
Je l’admets, je commence à être échaudé.
Certes je suis loin d’avoir tout vu depuis ‘93 où j’avais raté ses Musset-Vincent aux Amandiers (avec E. Béart, je m’en mords encore les doigts), mais :
- Melle Else -Schnitzler-Long- en ‘99 au Petit Théâtre de Paris c’était loin d’être terrible ;
- Résonances, l’année suivante à l’Atelier était, osons le dire, une immense daube (avec I. Jacob)
(mon camarade MagicB, avec qui je les ai vues, ne me contredira sans doute pas )
- Othello -Shakespeare-Pitoiset, en 2001 à Chaillot, était un rôle qui ne lui convenait pas. (C’était encore l’époque où elle essayait désespérement de sortir des rôles de jeunes filles vers lesquels son charmant minois la ramenait.)
- Léonce&Léna -Büchner-Engel- la même année à l’Odéon, me laisse un souvenir plus vaporeux, où je me souviens davantage de la pièce - et du superbe décor- que de sa prestation.
- idem pour La Nuit Chante au Rond Point en 2003 où je me souviens davantage d’une pièce profondément déprimante, d’un immense plateau mal occupé, d’une salle plus qu’à moitié vide qui s’ennuyait copieusement.
- inutile d’évoquer à nouveau Blanc qui ne le mérite pas.
Effectivement j’ai raté L’Hiver sous la Table dont on a dit le plus grand bien, mais le bilan est sévère.
Je ne remets pas en cause son talent, ou même ses choix de carrière -il faut bien manger, payer son loyer, changer de répertoire, tenter de nouvelles voies- mais voilà.
Il me faut le reconnaître, je vis encore du souvenir de la seule pièce - mais quelle pièce !- vraiment enthousiasmante, inouïe, dans laquelle je l’ai vue la première fois, Le Mal Court, d’Audiberti à l’Atelier en ‘93.
J’en garde, comme Tesson si je ne me trompe :), un souvenir ému.
Quelle jeune comédienne prometteuse c’était, certes, mais d’abord quelle pièce !
Depuis…
Il faut peut-être que j’arrête de courir à chacune des pièces de Melle Carré…
[tags] Isabelle Carré [/tags]
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Ce n’est certes pas une nouveauté (2004), cet album, plus particulièrement CE morceau est un incontournable de mon iPod, de mes iPod : je ne saurais imaginer d’être sans.
Je n’y ai fait aucune allusion jusqu’ici, je répare cette fâcheuse erreur.
C’est tout simplement une de mes chansons cultes, choc, incontournables, absolues, définitives (dîtes le comme vous voulez et rayez les mentions inutiles), un de ces -rarissimes- morceaux que je peux écouter en boucle, encore et encore, pendant des heures, littéralement tout un voyage en train.
Entêtant.
Un cran évidemment en dessous d’un Unfinished Sympathy, mais quand même.
Ca s’appelle Breathe Me, c’est chanté par Sia -la voix de Zero7- issu de son album Colour the Small One, et c’est bon de la première à la dernière note.
Le clip est, selon moi, un contre sens visuel total, aux antipodes de l’effet que produit la chanson sur moi (et je n’ai que faire des fameuses 2500 polaroïds).
J’en déconseillerai donc la vision. Découvrez plutôt la chanson via un mp3, ou fermez les yeux.
Mais bon, le voilà…
(Ou ici, ici, ou là)
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Quel dommage…
Regardé hier soir le téléfilm 93 rue Lauriston et quelle déception, quelle colère même m’a envahi devant cette apparente incapacité française à mêler thème historique, sujet sérieux, essentiel pouvant devant concerner toute la population - notamment les jeunes- et une mise en forme “populaire”/accessible, bref ad-hoc.
Or là c’était du ratage dans les grandes largeurs.
Les vingt premières minutes notamment étaient parfaitement inregardables ; la forme choisie -flash-back haché, raconté par les principaux protagonistes qu’on découvrait et auxquels on ne comprenait rien- parfaitement indigeste.
Quelle mauvaise accroche, quelle mauvaise construction (pourtant JC Grumberg au scénario). Si vous avez zappé vers LOSC-Milan AC je ne peux vous blâmer.
Je me suis accroché à ce téléfilm français parce que, pour une fois, le sujet m’intéressait réellement, mais la suite n’a pas été meilleure. Reconstitution miteuse (ah les dancing/bars à putes sous l’occupation…), photo et lumières à l’avenant (comprendre moche) son/doublage catastrophiques … la totale.
Et toujours une construction scénaristique en dépit du bon sens et surtout du public auquel ce téléfilm méritait de se tourner.
Sans parler du fond, de la lourdeur scénaristique (ah le plan final de M. Blanc …) au cas où on n’aurait pas bien compris les volontés de Grumberg et des auteurs du film.
D’autant plus dommage que, au moment où sort Indigènes (*), les Français semblent redécouvrir l’intérêt qu’il y a à connaître son histoire….
(*) Je sais pas vous, mais moi il me semble savoir depuis toujours tout petit, que oui les peuples de nos Colonies ont été largement appelés et ont servi dans nos guerres du XXième siècle, Tirailleurs sénégalais et autres régiments d’Afrique Noire ou du Maghreb, davantage pour la 1ère que pour la 2nd guerre, je le reconnais volontiers.
Or en écoutant les radios ou en lisant les journaux ces derniers jours, j’ai l’impression que tout le monde déclare ne pas savoir/découvrir ces faits.
Est-ce dû à ma génération où il me semble bien qu’on l’apprenait à l’école ?
A ma région couverte des champs de bataille de la Première Guerre Mondiale et de cimetières militaires regroupant toutes religions et toutes nationalités. Il suffit de regarder les tombes pour savoir.
Aux souvenirs de ma grand mère qui, petite en ‘14, m’a raconté comment elle se levait en pleine nuit pour voir partir régiments écossais cornemuse en tête, gurkhas venus d’Inde -!- bataillons de toutes couleurs, nationalités et religions ?
Apparemment dans le 93 on découvre tout ça.
Si ça peut leur faire écouter davantage les cours d’histoire au collège-lycée…
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Mais c’est long…
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Pendant ce temps là Apple annonce un webmail .mac “revamped” comme ils disent.
(via TUAW)
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Vous vous souvenez sans doute de la campagne pour les iMac colorés, notamment le “Sauge”, où Kermit nous chantait que “c’était pas facile d’être vert“.
Apple aurait bien fait de réfléchir à deux fois avant de lancer cette campagne -malheureusement- anticipatrice, que GreenPeace a pris au pied de la lettre.

-> http://www.greenpeace.org/apple/
(A partir de TUAW)
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Posted by: arnaudt in Divers
Où l’iPod devient un nouveau référentiel de taille.

Après la dix millionième partie du quart du méridien terrestre et le 1/299 792 458ème de seconde (dans le vide), l’iPod 5G ?
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Posted by: arnaudt in Divers
Ce n’est pas sans appréhension que je suis allé inaugurer mes Nike communicantes hier soir dans le stade derrière chez moi.
Un peu d’exercice et d’air pur après 5 heures de cours dans une petite salle surchauffée ça fait du bien (*)
Un terrain en cendrée, un terrain perpendiculaire en gazon, pas mal d’herbes entre deux, ça monte un peu, ça descend itou, c’est cabossé, c’est pas à proprement parler du “Trail“, mais c’est loin d’être le bitume, la route, le terrain de prédilection pour lequel sont conçues mes AirZoomPlus 10//2.
Bref j’avais jusqu’ici repoussé d’y aller courir avec mon kit Nike+
Bilan ? J’avais tort et mes appréhensions inutiles.
Bien que non spécifiquement Trail, mes 10//2 conviennent parfaitement à la course sur herbe et terrains -un peu- accidentés, elles accrochent bien, le maintien du pied et de la cheville sont bons, le retour excellent.
Tant mieux, je vais pouvoir continuer à utiliser mon kit pendant tout l’hiver.
Avantages du stade : moins bruyant que la route, on y respire 100 fois mieux et surtout ce sera éclairé le soir pour des entraînements de foot dès qu’on passera à l’heure d’hiver.
Quand le terrain sera détrempé (ce qui ne m’empêche pas d’aller y courir) je rechausserai mes vieilles mais vaillantes Adidas Torsion Trail.
En attendant des Nike ad-hoc communicantes ?
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Sur le même sujet :
- un vrai bon rayon chaussures de trail chez Citadium derrière le Printemps Haussmann?
- déjà plus d’un million de miles courus depuis qu’a été introduite cette épatante solution, soit 40 fois le tour du globe.
A rapprocher des 450 000 kits annoncés par Jobs.
Le plus gros coureur a quand même déjà fait 600 miles !
J’ai l’air malin moi avec mes 100+ bornes…
- FI/KP y voit comme Big Brother des habitudes de running
- vivement l’ouverture du service à la France -octobre ?- que je puisse m’y enregistrer un peu plus utilement.
(*) C’est officiel : quels que soient la localisation géographique, le cursus, le milieu social, le type de bac (ES ou L) un bachelier en 2006 ne connaît pas le nombre d’habitants de notre cher et beau pays.
Par contre s’il préfère Sago ou Serko je suppose qu’on est soucieux de lui demander.
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