Archive for octobre 10th, 2006
Pour je ne sais plus quelle raison (*), le cours est partie en roue libre tout à l’heure, et on s’est retrouvé à parler de YouTube, Digg et autres sites “web 2.0″. (**)
Ils ont internet, ils ont 18 ans, certains 19, ils sont scotchés à leur mobiles (comprendre envoient des SMS sous la table/à 1m50/sous mon nez pendant le cours) (***) et pourtant, pourtant…
- la plupart ne savaient pas ce qu’était YouTube, certains n’en ayant absolument “jamais entendu parler” :m’a fallu leur expliquer ;
- en discutant, cette fois en fin de cours, on a dérivé sur les fils RSS et les agrégateurs : idem, première nouvelle, inconnus au bataillon : j’ai dû faire une démo.
Un gentil redoublant -pourtant sur mac :)- m’a même demandé si “c’était récent” (sic) parce qu’il n’en avait “jamais entendu parler” (re-sic).
Les tags -même les tags !- m’ont répondu “c’est des graffitis ?“.
Alors je me pose une question : si branchés - ordi, internet, mobile- comme ils le sont, faisant des études supérieures, ils sont pas au courant de ces choses là maintenant, à 18 ans, c’est pas à 25 (avec copine, premier appart, stages, concours etc…), pas à 30 (avec femme, premier enfant, boulot, appart plus grand, etc…), pas à 35, 40 qu’ils le seront.
Alors c’est quoi la fenêtre ? Entre 20 et 22 ? 22 et demi ?
Je continue à croire que c’est, par définition, la jeunesse qui est la plus accroc, la plus intéressée, la plus au courant par toutes ces nouvelles technologies du net. Soit je me trompe dans les grandes largeurs, soit j’ai devant moi un échantillon absolument pas représentatif, mais ça m’étonne toujours.
Qu’en penses tu lecteur - nécessairement techno-geek- de Baragouine ?
(*) Si : le rachat pour 1,65 Md par Google.
(**) Je te rassure on a aussi parlé du français Daily Motion, de Wikio, d’AgoraVox etc…
(***) Véridique, ça peut pas s’inventer : une étudiante arrivée en retard et n’osant pas entrer (pour je ne sais quelle raison) a envoyé un SMS depuis le couloir à sa copine dans la classe, pour lui demander l’heure de la pause ou que sais-je.
Espérant une réponse probablement.
C’est sans doute ça la fameuse “classe communicante” 
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Depuis ce week-end j’écoute en boucle sur mon iPod le dernier John Mayer - Continuum-, en tête des charts Adult-Contemporary.
Je suis encore rentré du boulot avec tout à l’heure. Ca apaise.
Je ne peux pas dire que je n’aime pas (sinon j’écouterais pas en boucle), je peux même confesser que ça s’écoute finalement.
Mais c’est quand même plus par paresse, par laisser-aller artistique (par fatigue ?) que par conviction profonde.
Faut quand même bien avouer que c’est de la musique pour vieux.
Sans invention, sans défi, qui ne risque pas de choquer ou de déplaire à qui que ce soit.
Une espèce de soupe : poireaux-carottes, julienne de légumes, épinards et crème, poissons (pas même sûr qu’il y ait des croutons dedans).
De la musique avec déambulateur.
Je suis sûr que les trente(quarante)naires vont adorer ; ils adorent déjà.
(M’étonne pas que ça plait à Steve…)
Ca m’a fait penser au pire Clapton des années 90 (avant son tout récent réveil), à la soupe fm qu’il proposait (musiques de films ou albums) si loin de son vrai répertoire et de la dignité de ses décennies précédentes.
Sauf que Clapton il a une carrière, de la bouteille, de la route, (et de sacrés drames familiaux).
Là Mayer il est vieux à 20 ans.
Bref, si quelqu’un pouvait venir me sortir de ma léthargie artistique, me secouer, et me proposer de la vraie musique avec de la rébellion, des idées, du rock et de l’énergie dedans, je suis preneur.

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Vu que j’étais trop fatigué/avais trop mal au crâne pour faire quoi que ce soit d’autres (notamment travailler mes cours du lendemain) hier soir j’ai regardé la télé.
Soyons précis, l’un des programmes m’intéressait.
Sur une chaîne Cinéma passait Lost in la Mancha, le fameux making-of sur le célèbre tournage/ratage du film de Terry Gilliam - The Man Who Killed Don Quichote- le film qui auraît dû être avec Depp, Rochefort, Paradis et quelques autres grands noms en seconds rôles.
J’en avais tellement entendu parler, tant du tournage lui même, que du making-of, que les deux s’étaient parés d’une sorte d’aura culte.
Le tournage, ensorcelé, avait accumulé tous les problèmes, les erreurs, les catastrophes et cataclysmes possibles, comme si une malédiction planait sur tous les films sur Don Quichote (cf. le projet jamais abouti d’Orson Welles).
Ca c’était les échos que j’en avais gardés.
Sauf que donc j’ai vu le film hier soir.
C’est beaucoup plus prosaïque, malheureusement beaucoup plus simple et ça ne mérite en rien le côté “malédiction légendaire” dont on l’honore : c’est tout simplement le récit d’une accumulation d’incompétences, d’amateurisme, de foutoir absolu en pré-production : calendrier beaucoup trop serré sans marge de maneuvres, budget insuffisant, absence de répétitions, mauvais repérages de locations ou des “studios”, dispersion des acteurs et des équipes -décors, costumes, effets spéciaux et tutti quanti- etc…
Amateurisme disais-je.
Auquel, effectivement, s’étaient rajoutés :
- un orage dantesque qui emporta le matériel et changea la physionomie des décors naturels ;
- et une double hernie discale pour le pauvre Jean Rochefort, qui obligea à arrêter définitivement le tournage, avant que les Rapaces, pardon les assurances, banquiers et autres investisseurs viennent se battre pour savoir qui paierait les pots cassés et qui ne rembourserait pas pour cause de (sic en anglais dans le texte) Force Majeure.
N’empêche qu’avant la blessure de Rochefort, c’est davantage l’incompétence que la malédiction qui saute aux yeux.
Dommage, j’aurais bien aimé voir, si ce n’est le film, en tout cas Rochefort en Quichote plus vrai que nature.
Quant au making-of lui même, pourtant précédé d’une flatteuse réputation donc, faut bien avouer qu’il n’est pas si terrible que ça.
La déception du film qui ne sera jamais, masquant sans doute les lacunes de celui qui raconte le fiasco…
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Hier soir alors que je m’apprétais à partir, un collègue pénètre en trombe dans mon bureau, un large sourire aux lèvres, et m’annonce que depuis ce week-end a été rajouté sur son offre TV par ADSL Orange, NASN.
Il me décrit la chaîne -North American Sports Network que j’attends impatiemment- comme si je ne savais pas de quoi il s’agissait -duh !- et me dit qu’il a regardé Yankees-Tiger en direct et en intégral ce week-end.
Jaloux je suis !
Non seulement NASN, mais Onzéo - la chaîne du RC Lens et de l’ASSE- est également apparu dans son plan de chaînes.
Si je suis un peu suis jaloux -trop loin du central je ne peux bénéficier d’aucune offre télé ADSL, pas plus Orange que Free ou autres…-, mais je suis content de sa news, car elle signifie que la chaîne a été validée par le CSA, et que donc elle va - forcément- débarquer AUSSI sur le câble.
Premier geste en rentrant, j’éteins mon décodeur, le rallume : réinitialisation, l’excitation me gagne, ça veut dire qu’il y a de nouvelles chaînes dispos.
215 chaînes plus tard je regarde la liste et les nouveautés : de nouvelles chaînes cinéma en option, toujours une trentaine de chaînes arabes, mais de NASN ou de Onzéo nenni.
Allez, c’est sûr, c’est pour bientôt.
[tags] NASN, Onzéo [/tags]
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