Archive for octobre 19th, 2006

Il faudra bien un jour que j’en feuillette un, que j’en vole un s’il le faut, pour y jeter un oeil.
QuoVadis, Exacompta, calendrier des Postes, des Pompiers ou du Stade Français, il doit y avoir une version “pour filles”, car de toute évidence c’est pas du tout le même que pour nous les garçons.

Sur mon Filofax / iCal / PalmDesktop /DateBk5 …, j’ai vaguement un éphéméride, au mieux les noms des Saints, les phases de la Lune, les vacances scolaires… mais y manque l’info essentielle qui marque le coup d’envoi d’une nouvelle saison et fait mon bonheur depuis quelques jours.
Saison qui ne semble pas liée à la météo, laquelle clémente, quasi estivale de cette mi-octobre, ne change rien à l’affaire : c’est marqué dans leur calendrier, en gras en rouge que sais-je, en beaucoup plus gros que les solstices et les équinoxes, et elles obéissent toutes comme un seul homme une seule femme : c’est la “saison des bottes”, tout le monde en bottes !

Pas une fille - ou presque- n’y échappe, et la fac devient haras, concours d’équitation, centre équestre.
(Pas de mauvaise pensée, ni de jeux de mots faciles s’il te plait lecteur :) )

Des filles en bottes, des jupes nécessairement courtes, une météo clémente qui pousse encore aux tenues légères, les feuilles qui rougeoient, pour un peu j’en viendrais à dire que la saison est belle…
:)

Comments 22 Comments »

Cevipof

Ils le savent au Monde que globalement on en a rien à battre de leur Une et de l’enquête du CEVIPOF ?
;-)

J’explicite ou pas ?
Bon, d’accord.
Préambule : n’essaie pas, lecteur, de me lire en fligrane, de savoir si j’ai voté ou re-voté pour Mellick, sinon à quoi servirait le secret de l’isoloir.
Je vais essayer d’exprimer le sentiment commun.

Il m’énerve autant qu’il me fait rire cet article, attirail de banalités éculées, d’amalgames ou même, selon moi, de contre-sens.

1° Mon Dieu quel scandale, Mellick a été réélu, ses administrés sans doute lobotomisés ou achetés -voire les deux- ont revoté pour lui.
Amusants crie d’orfraie, car ce sont les mêmes (c’est moi qui souligne) qui montent au créneau - à juste titre- contre la douple-peine, la justice accablante, la prison déshumanisante qui ne remplit pas son rôle de réinsertion sociale, les mêmes donc qui viennent ensuite distinguer les uns des autres (pourtant tous égaux devant la loi non ?), les simples ciotyens des hommes politiques qui n’auraient pas eux, une fois leur peine purgée, le droit à recommencer leur vie, leur activité comme tout boulanger, vendeur de chaussures ou menuisier.
(On me rétorquera que tout médecin ou tout avocat rayés de leurs ordres respectifs ne peuvent plus exercer ? Certes…)

En l’occurence Mellick 1° a été condamné 2° a purgé sa peine d’inégilibité 3° s’est représenté devant le peuple 4° a été réélu dans une élection, me semble-t’il, assez largement démocratique.
Et que je sache il ne porte pas le matricule 24601…

2° Oh le bel amalgame corruption-Béthune.
Il me semblait, détrompez moi, qu’il s’agissait d’une histoire de faux-témoignage.

Distinguons surtout, s’il m’est permis, d’abord les politiciens véreux, les ripous qui s’en foutent pleins les fouilles -il y en a (si si !), ils sont connus, certains même condamnés sont effectivement réélus-, ceux d’autre part qui détournent ou utilisent un système pour financer leur parti -il y en a aussi, suivez mon regard-, et un troisième cas, dont l’élu dont je parle me semble faire partie, ceux qui agissent, croient agir, pour le bien commun, celui de leur ville.
Que je sache, et il me semble que ça ne lui a même jamais été reproché, Mellick ne s’est ni enrichi dans l’affaire, ni n’a financé un parti illégalement.
Alors pourquoi ?
Rappelons les faits et surtout tentons de donner, non pas mon avis, mais l’avis collectif de la population de ceux qui l’ont réélu.

Il a fait une connerie, une vraie, un faux-témoignage en tentant d’aider Tapie. Le fameux chauffeur, le fameux trajet à grande vitesse depuis Paris, la fameuse affaire.
Il s’est défendu comme une buse, du genre “qui n’a jamais menti à sa femme ?” de triste mémoire.
Dont acte.
Il a payé, je n’y reviens pas.

Pourquoi a-t’il menti, quel lien entre Tapie et Mellick, outre le fait qu’ils furent ministres en même temps et que leur fréquentation doit remonter à cette époque ?
Le lien, c’est la clé de l’histoire, c’est la firme d’horlogerie Testut (aux désormais tristes bâtiments vides devant lesquels je passe deux fois par jour) qui appartenait à Tapie.
Si Mellick a menti c’était pour, d’une façon ou d’une autre, pérenniser ou aider Testut via Tapie.
Une grande partie des béthunois et des électeurs en est, en tout cas, persuadée, à tort ou à raison.
On est loin, dans leur esprit, aux antipodes même, du modèle ripou évoqué plus haut.

Ca n’excuse en rien le faux témoignage bien évidemment, mais ça l’éclaire de tons plus chauds.

(Depuis Testut a été racheté par son concurrent direct Mettler Toledo, comme d’habitude avec force promesses de garder les emplois, employeur qui s’est bien évidemment empressé de liquider l’usine encombrante et de foutre au chômage ses ouvriers…)

3° Ahh le clientélisme… Vieil argument, utilisé à chaque campagne. J’ai même lu des tracts qui le décrivaient écumant les quartiers populaires, de porte en porte, les billets à la main.
Risible.
Il me semble, là encore détrompe moi lecteur, que le principe même d’un député, a fortiori d’un maire, c’est de répondre aux demandes de ses administrés, de ses habitants.
Une par une, aussi bien que possible.
On ne choisit, n’élit pas un maire par étiquette, mais parce qu’on juge qu’il fait “du bon boulot”, comprendre que la ville est vivante, qu’elle a des équipements sportifs, culturels, des manifestations variées, un centre-ville accueillant, des quartiers où il fait bon vivre, des rues où on n’a pas peur le soir, des trottoirs propres, une voirie, un ramassage des ordures, un transport urbain, un éclairage de Noêl, des marchés, des services de mairie, etc… ad-lib (y compris quand certaines compétences ne dépendent pas du maire) qui conviennent aux uns et autres, en tout cas à la majorité.

Bien sûr qu’on va “voir le maire” pour une demande spécifique ET personnelle : un trottoir à refaire ou un éclairage défaillant devant chez soi, du bruit dans le voisinage, un emploi pour soi même ou quelqu’un de sa famille, j’en passe et sans doute des plus gratinés.
Le journal local est plein de ces demandes spécifiques, parfois récriminations, lors des tournées dans les différents quartiers organisées chaque année.
Un administré ne va pas voir son maire pour discuter vision globale de la ville ou développement durable (en tout cas je n’en connais pas) : il veut un ralentisseur en face de chez lui pour limiter la vitesse des voitures.

On peut appeler ça “clientélisme”, j’appelle ça un maire qui fait son boulot quand 1° il est à l’écoute 2° il répond aux demandes des uns et des autres, aussi microscopiques et personnelles soit-elles : le trottoir, les poubelles, un boulot pour min garchon.
(Tu auras compris lecteur que je ne parle plus d’un cas particulier, mais DU maire en général.)

Si en plus il est visionnaire, s’il a une ambition pour sa ville, c’est encore mieux.
Pour le coup, quoi qu’on en pense, Mellick depuis toujours, pour le pire et le meilleur - pour le censé et la vision globale d’une ville moderne, mais parfois aussi une “folie des grandeurs”-, a les deux.
Mieux vaut être ambitieux que frileux…

Dès lors, la réélection de maires pourtant impliqués dans des ” affaires ” prend tout son sens. L’étude de cas menée à Béthune par Emmanuel Pierru, de l’université Lille-II, souligne ainsi ce que les sociologues américains ont appelé une ” balance des intérêts ” opérée par les citoyens. Ainsi, Jacques Mellick, pourtant condamné en 1997, a-t-il pu être réélu au premier tour, lors d’une municipale partielle en 2002. Car les citoyens distinguent à la fois ce qui relève d’une ” affaire ” nationale et ce qui relève de leurs intérêts locaux. Dans le cas de M. Mellick, ” l’accumulation de loyautés hétérogènes “, selon M. Pierru, son clientélisme serait-on tenté d’ajouter, l’a ainsi protégé électoralement, contrebalançant les jugements sévères de ses concitoyens sur la corruption en général.

Clairement, je n’ai pas la même analyse..

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