Divertissement pour adultes
On entend souvent qu’il n’y a plus de films « pour adultes » (et je ne veux pas dire classés X
).
C’est faux, mais 1° faut pas les rater quand ils passent près de chez vous 2° ils ont à faire à une sacrée concurrence de la télé.
- J’ai vu récemment un charmant film : Friends with Money.
Un de ces petits films indépendants américains épatants, qui ne risque pas de casser le box-office ou faire beaucoup parler de lui, une de ces chroniques de l’existance, loin des blockbusters à multiplexes, qui ne risque pas d’être diffusée à 20:30 20:50 sur TF1.
Et c’est bien dommage.
Le générique donne tout de suite le ton :
- Jennifer Aniston ;
- la toujours magnifique Catherine Keener ;
- l’oscarisée Frances (Fargo) McDormand ;
- la toujours drôle Joan Cusack (soeur de John, et de quelques autres) ;
- la musique est signée Rickie Lee Jones
(Comment ça « ça sent le Chick Flick » ?)
Jennifer Aniston, qui a décidément du nez et du goût pour dénicher de petits films indépendants qui ne lui assureront ni cachets faramineux ni reconnaissance populaire (je doute fort que dans les multiplexes du Middle-West on ait beaucoup diffusé ce film très Sundance), joue le rôle d’une fille un peu paumée qui a des ami(e)s beaucoup plus riches qu’elle mais avec des vies tout aussi insafisfaisantes.
Le film ne prétend à rien d’autre qu’à saisir une tranche de vie et dresser le portrait de characters.
C’est extrêmement sympathique… mais c’est un peu court.
Au bout de 80mn on voit apparaître le générique et la frustration n’est pas mince.
On reste sur sa faim, sentiment d’avoir été interrompu en pleine narration, alors qu’on aurait aimé en savoir plus, continuer à découvrir ces hommes et ces femmes, leurs histoires, leurs destins.

Le sentiment de frustration est d’autant plus grand que la télé en même temps, nous habitue à travailler ses études de moeurs et ses galeries de personnages sur la longueur.
Que ce soit chez Grey’s Anatomy, Six Feet Under, les Sopranos, plus anciennement dans Once&Again, ou toute série « pour adultes ».
- J’ai découvert récemment une série fascinante qui s’appelle Brothers and Sisters.
Là encore, le générique, qui n’a absolument rien à envier au cinéma, donne le ton et toute l’ambition de cette série.
- Calista Flockhart, dont on n’avait pas de nouvelles depuis Ally McBeal et qu’on est content de retrouver dans cette série classieuse.
- Sally Field, aussi mère courage que dans Norma Rae
- Rachel Griffiths (de SFU) impressionnante.
- Ron Rifkin (d’Alias)
- Tom Skerrit
(ainsi que Patricia Wettig -la méchante de Prison Break saison 1-, ou Josh Hopkins de Vanished première mouture.)

Histoire d’une famille « tribu », qui gère une entreprise de fruits en Californie, en temps d’Amérique en guerre et de division rouge-bleue.
Des frères, des soeurs, des gays, des straights, des maris, des amants, des républicains, des démocrates, des enfants, des grand-parents…
Ca vole très très haut, malgré un look un peu trop Ralph Lauren, et certaines fins d’épisode (je pense au #103) vous glacent le dos.
De la télévision américaine à son meilleur, à découvrir absolument et à espérer un achat par une chaîne française, une de celles, s’il y en a encore maintenant que Jimmy n’a plus les moyens de concurrencer les chaînes hertziennes, qui diffusent en VM.
Parce que Grey’s Anatomy en VF merci bien …
Sinon il faudra attendre l’iTunes Store ou le coffret DVD en fin de saison.
(Heureux qu’on puisse encore acheter ce qu’on veut où on veut !)


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