Archive for juillet 22nd, 2007

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Pardon de me répéter, mais c’est quand même un putain de stade !

Faut que j’y retourne, c’est absolument vital :)

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Aux Philippines.
Comment ça “enfin !” ?

Non, je parle de ça.

Je ne sais qu’en penser…
J’imagine que c’est toujours mieux que de soulever des haltères ou jouer au basket.

(via Boing Boing)

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Si la géo/carto/topographie va se nicher jusque dans les bols à café, on n’est pas rendus …

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-> http://www.topoware.org/

(via l’excelllent AEIOU)

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Enfin vu Babel.
Il était temps ! Avec tout le raffut que le film a généré.
Oscarisé, multi-récompensé, adoré dans le monde entier
Je ne reviendrai pas sur la polémique critique vs public de l’hiver dernier au Masque et la Plume (des critiques qui trouvent ça balourd / un public qui se pâme).
Disons simplement que le film, plastiquement maîtrisé c’est une évidence (Inarritu est tout sauf un âne, on le sait depuis Amores Perros et 21 Grams), superbe dans sa photo, ses décors naturels - désertiques ou urbains- laisse quand même à désirer dans son propos.

1° Ce n’est pas la première fois qu’Inarritu nous propose des destins croisés : ses deux films précédents étaient de la même facture. Mais justement ils étaient autrement plus convaincants, cf. le bouleversant 21 Grammes porté par l’immense Sean Penn.

2° Le côté monde interconnecté et interdépendant- les enfants sont perdus dans le désert mexicain pendant que les parents agonisent dans le désert marocain tandis que le propriétaire de l’arme se perd dans la jungle tokyoïte - est quand même super léger/tiré par les cheveux, tout sauf convaincant.

Je ne spoile rien puisque de suspense il n’y a pas. Il n’y a pas à attendre le dénouement d’une quelconque intrigue, on n’est pas chez Shyamalan, et c’est peut-être dommage, ça aurait rajouté un peu de sel à ce film de 2h20 dont tous les fils sont tirés depuis longtemps et qui se termine en queue de poisson.

3° Ce n’est pas le côté multi-cul. multi-lingu. oh si original -vous vous rendez compte ?? ça parle 1° arabe 2° mexicain 3° japonais 4° et même le langage des signes !!- ou l’éclatement temporel du récit -les faits ne peuvent évidemment pas se passer en même temps et au même rythme, une demie-heure ici dure des heures là-bas) et sa reconstitution pour que tout s’emboite (une espèce de 24 en bien foutu / pas ridicule si vous voulez), qui changent le propos.
C’est évidemment un “bon film“, un conseil Baragouine, mais ce n’est pas non plus le film de la décennie, ni même le top10 des films de l’année dernière.

Non, je viens vous parler de la musique.
Quand -enfin !- on évacue Cate Blanchett (*), quand l’hélico traverse le crépuscule et la nuit marocaines, résonne une musique superbe, émouvante, bouleversante.
Et on se dit qu’on l’a déjà entendue cette musique.
Qu’elle n’est pas originale.
Mais où ? Dans quoi ?
Dans une autre scène à laquelle elle apportait son lot de chair de poule (elle l’apporterait à à peu près n’importe quel plan : essayez la prochaine fois avec votre iMovie).

Quelques clics sur Google et l’iTunes Store plus tard, et j’avais la réponse.
Le titre s’appelle Iguazu.
Il est, non pas de Lisa Gerrard et Peter Bourke comme vous le lirez parfois, mais il est effectivement tiré de la BOF de The Insider (Michael Mann), d’où la confusion.
Non, il est de Santiago Santaollala (ça ne s’invente pas comme nom) qui est le compositeur attitré des films d’Inarritu et qui a également écrit la musique, par exemple, de Brokeback Mountain.
S’il n’est pas vraiment crédité pour The Insider, c’est bien son morceau qu’on trouve sur la BOF.
Souvenez vous, la scène avec Pacino à moitié dans la mer, regardant l’horizon, sentant que son scoop lui échappe.
On trouve donc le morceau sur la bande-son de Babel, dans son album perso de 1998, sur la bande-son de la série Deadwood, et bien sûr sur celle de The Insider, qui n’est pas sur l’iTunes Store, mais qu’on trouve facilement, en toute légalité for you to enjoy, sur Radio.Blog.club. [MàJ : lien direct, il suffit de cliquer pour écouter]

C’est un morceau tout simplement sublime !

(*) On remerciera Brad Pitt et Cate d’avoir apporté leur nom, leur bankabilité - malgré des rôles ingrats/ peu porteurs- à un film qui, sans eux/a priori eut passé, sur le marché US, beaucoup plus inaperçu

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