Alors : combien ai-je payé pour télécharger et profiter du dernier Radiohead ? C’est évidemment la question qui vous brûle les lèvres

J’ai payé 10€ ou plutôt j’ai d’abord cherché la conversion en livres, grosso modo 7£.
Pourquoi ?
D’abord parce que ça me semble la somme “juste“, disons la somme maximale pour un album -fut-il de Radiohead- sans support physique, sans pochette, jaquette etc… bref pour du mp3 - fut-il sans DRMs - pour du “dématérialisé“, dont je doive moi même me charger des sauvegardes et autres mesures de protection contre les bugs informatiques divers et variés.
Deuxio - et surtout ?- pour donner mon avis de consom(a)mateur de musique, pour faire date, pour prendre position -”politique” ?- vis à vis des fameuses majors, d’Apple et des autres supports de chargement, car je ne doutais pas que les médias en feraient immédiatement toutes sortes de statistiques et ne manqueraient pas d’en tirer un discours global et globalisant.
Ce qui n’a pas tardé.
Ce matin, tant dans la PQR que sur les radios économiques, on relate l’enquête rapide (3000 acheteurs) du Times de Londres sur les premiers acheteurs.
Et évidemment de tirer des conclusions définitives.
Le Times, mentionnant une enquête en ligne réalisée par la lettre d’information Record of the day au près de 3.000 acquéreurs de l’album, souligne qu’”environ un tiers des fans ont décidé de conserver leur argent”. [...]
Selon l’enquête publiée par le Times, le prix moyen acquitté par les personnes interrogées est de 4 livres (5,78 euros), mais 67 personnes ont versé plus de 10 livres (14,45 euros) et une douzaine plus de 40 livres (57 euros).
Sauf que… mais je ne le lis ou ne l’entend nulle part, nul doute que beaucoup des “acheteurs gratuits” du premier jour, sont avant tout des “testeurs”, de ceux qui veulent écouter avant de payer - comme on le fait dans n’importe quelle grande surface dédiée à la culture, ou sur n’importe quelle plateforme de chargement-, et évidemment ils ne vont pas payer juste pour écouter ; Radiohead n’offrant pas d’échantillons de 30sec ou autres versions à bas débit à l’instar d’allofmp3, pas d’alternative au “zero pound”.
Nul doute non plus que, parmi ces leechers de la première heure il y en a pas mal qui réservent leur monnaie sonnante et trébuchante pour la sortie physique du disque, en décembre “dans les bacs”, ou pour la version collector à 40£.
Difficile donc de conclure, comme c’est déjà pourtant le cas, que “1/3 des acheteurs n’a rien payé”.
Préférons la version de Stéphane Soumier ce matin sur BFM : alors même qu’on pouvait ne pas payer, 2/3 -au moins !- des downloaders ont quand même payé la musique.
La voilà la parade absolue au piratage.

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octobre 12th, 2007 at 11:14
Hihi, de fait, moi j’ai payé 0£ et je vais bientôt le jeter… (téléchargé, comme tu le dis, par curiosité)
octobre 12th, 2007 at 11:27
Oui André, c’est ça, tu es dans la logique “je passe à la Fnac écouter sur une borne le Radiohead, ça me plait pas, je poursuis mon chemin”.
Pas dans celle “je suis fan du groupe, je vais nécessairement écouter des dizaines de fois l’album pendant de nombreuses années donc je le paie à prix normal”.
Il y a, effectivement un oubli (?) un manque, dans l’offre du groupe : soit les échantillons de 30 sec, soit plus simplement l’écoute en stream.
S’il y avait eu cette dernière par exemple, je suis persuadé que le nombre d’achat à 0£ eut été beaucoup plus faible.
octobre 12th, 2007 at 12:40
De fait, écoute, via un lecteur flash, j’aurais pas téléchargé le bousin.
-> s’il m’avait intéressé j’aurais redemandé -> un peu tordu!
octobre 12th, 2007 at 2:03
non, je pense que tu es dans une logique à laquelle s’attendait tout à fait Radiohead
octobre 12th, 2007 at 4:21
Bah, en ce cas, dommage de n’avoir pas d’abord mis en download des morceaux basse qualité.