Croke J-2
Welcome to Dublin City !
The Claw in Croke – ou plutôt « The Clooow in Crrrrroke » comme on dit plutôt par ici- vous êtes les premiers à la voir.
Il manque encore l’écran, mais j’ai bon espoir que ça soit prêt d’ici vendredi
A part ça :
- j’ai croisé un ‘ricain qui rodait déjà autour de l’enceinte et qui s’était fixé un but dans l’existence depuis qu’il avait fait Barcelone « in front of Bono » : être le premier de la queue pour Croke . « Good luck mate ! »
Il était même déçu de ne voir encore personne, persuadé qu’il était que la queue commencerait dès le lendemain d’Amsterdam. Ben non, personne encore ne campait.
- foultitude de français dans Dublin ;
- j’ai arrêté de compter les tshirts U2 après ma première centaine ; c’est à celui qui arborera le plus ancien ou le plus signifiant, comme ce Français (encore) , au BK tout à l’heure où je m’abritais pendant une drache, qui portait un Vertigo Honolulu qui ne pouvait bien fasciner que lui (mais non j’étais pas jaloux !
)
- si j’avais déjà parlé de « transhumance » pour le Stade de France, ici on franchit le cran supérieur : transhumance de toute l’Europe du monde entier. Il FAUT être à Dublin pour tout fan un peu sérieux, c’est un pélerinage obligé. (Et franchement à 1h15 de vol de Paris, ce serait con de se priver non ?
)
- je l’ai twitté tout à l’heure, mais le chef de cabine a terminé ses annonces post atterissage -correspondances, bagages, météo (as if…) et heure- par un « Et un bon concert aux fans de U2. »
Cris et pplaudissements dans l’avion. A peine arrivé et déjà de plain-pied dans « U2 City ».
- pendant les trois premières heures après mon arrivée il a plu trois fois. Ca me fait penser à cette blague bretonne que je transpose aisément ici : « A Dublin il ne pleut qu’une fois par an ; deux s’il s’arrête de pleuvoir. »
Sauf qu’ici ça fait partie de l’humeur et de l’habitude, on ne s’inquiète pas pour si peu (heureusement !). Là où un Parisien va immédiatement faire la gueule parce qu’il tombe trois gouttes (comme s’il ne pleuvait pas 300 jours par an sur Paris et que c’était là une nouveauté insupportable), ici on se balade avec le parapluie, le poncho (des touristes ?), l’imperméable, le parapluie évidemment, le manteau et bonnet (je confirme) un 22 juillet. M’plait bien moi ça …
- les gamins ressemblent tous à l’idée qu’on se fait d’un gamin irlandais : tout droit sortis de la pochette de Boy ou War ; on les croirait tous nés pour porter un maillot de foot – à croire qu’on leur en enfile un dès la naissance !- taper dans un ballon dans un terrain vague entouré de maisons alignées genre coron ;
- une atmosphère et des gueules très « blue-collar », très ouvrières. On les imagine davantage en piquets de grèves manifestant et jetant des cailloux contre les forces de l’ordre et les patrons, que sirotant des petits-fours lors des vernissages -qui existent aussi, je n’en doute pas, par exemple du côté du Clarence Hotel ; (je pense aussi qu’on retrouve la même ambiance « en face », à Liverpool ou Manchester) ;
- les mecs semblent avoir été choisis par casting pour tourner dans un feuilleton US où on a besoin d’une petite frappe à la Dean Winters, d’une grande gueule à la Dennis Leary, d’un flic ou d’un pompier de NY ou Boston ;
- les filles ressemblent à Dolores O’Riordan ;
- l’accent est un plaisir, les « r » roulés délicieux : je comprends tout, et on semble me comprendre (je compte même ne plus chercher du tout à enrober les consonnes) ;
- trouvé très amusante le jeu sur l’URL »AER LINGUS O COM » sur les sièges de l’A320.
Je ne caricature pas. C’est ce qui me frappe à l’arrivée. Je suis à Dublin et je ne suis pas déçu !
PS : mes photos sont toutes géotaggées. Vous pouvez donc, dans Flickr, afficher leur localisation exacte en cliquant sur le petit lien « map ».






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