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Quel bel achat ce Sigma 30mm f1.4

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• Ce n’est pas parce que les Américains se racontent une belle histoire depuis hier soir, qu’on est obligés d’y croire.
• L’omniprésence du terme “rêve américain” - également dans sa VO “american dream” - depuis 24 heures me fascine, comme si tout le monde oubliait en même temps que, par définition, un rêve ça n’est pas la réalité.
Alors oui nous sommes bien dans un “rêve américain”.
• Tout le monde connaît cette citation de Tristan Bernard, arrêté puis déporté par les Allemands “Nous vivions dans la crainte, nous allons vivre dans l’espoir.” : j’ai presque envie de la retourner ce soir.
Nous vivions dans l’espoir, nous allons vivre dans la crainte.
• Fin du rêve MLK, la réalité commence ce matin.
• Espérons éviter le cauchemar.

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On me demande beaucoup depuis ce matin, tous  supports confondus -mail, chat, tweet, IRL…- “Alors, t’en penses quoi de cette victoire d’Obama ?”.
Comme si j’étais plus concerné qu’un autre, comme si j’avais des trucs plus intéressants qu’un autre à dire.
A force de répondre des ébauches de phrases intelligibles, je vais quand même finir par avoir une réponse intelligente.
Je retente ici le coup.

Je pense que l’Amérique s’est façonnée, s’est inventée hier l’image qu’elle aimerait avoir d’elle même en se contemplant dans un miroir.
Miroir, miroir, dis moi que je suis la plus belle.”
Un conte de fées, une fantaisie à la Disney.

Je pense que le reste du monde quant à lui, qui contemple béat de bonheur le sacre d’Obama, persuadé que cette image que l’Amérique projette d’elle même, sur les télés et dans les salles obscures du monde entier, correspond à l’Amérique fantasmée qu’il imagine, jouit enfin de cette superposition parfaite dans un climax chimérique.

Depuis hier tous les Capitaines de flics sont vraiment noirs comme Dobey dans Starsky & Hutch (et d’ailleurs tous les flics conduisent des Torino rouges…)
C’est vrai que ce serait chouette…

Je pense donc que les deux parties se trompent, se leurrent, se mettent le doigt dans l’oeil jusqu’au coude, et que la chute n’en sera que plus brutale, pour les uns et pour les autres.

Pardon de briser l’élan de bonheur et de n’être qu’un rabat-joie. Je préviens, c’est tout.

Un élément que je rappelais à mes étudiants en cours de démo hier, issu du Boston Globe.
Ce n’est pas tant ici que les Américains soient 29ème -!!!- dans le monde pour le taux de Mortalité Intantile qui m’importe -même si ce chiffre en dit déjà suffisamment long- et qu’ils reculent -ce qui en dit encore davantage- mais cette courte phrase, ce paragraphe laconique en bas de l’article :

 Blacks had the highest rate of infant mortality in 2005, at 13.63 deaths per 1,000 live births, or about double the national average.

 Alors quand je lis dans le NYT ce matin que “la barrière raciale est tombée“, ou quand je vois Bob Shieffer au CBS Evening News hier soir s’enthousiasmer “Vous vous rendez compte ? Il y a 150 ans il y avait 31 millions d’Américains dont 4 millions d’esclaves  [et de répéter le chiffre] et demain nous pouvons élire un président noir !”  comme si c’était la fin de tous les problèmes raciaux, le coup d’éponge final sur une histoire qu’on ne veut plus voir, soit ça me fait rire, jaune, soit ça me donne envie de donner des coups de poings dans les murs (ou d’envoyer une réponse au NYT).

Le jour où le taux de mortalité des enfants noirs sera le même que celui des enfants blancs aux US, là oui, je m’enthousiasmerai à l’unisson que “la barrière raciale est tombée”.
Je crains que ça ne soit pas pour tout de suite,  qu’Obama n’y pourra pas grand chose, et à tout bien penser, que ce serait même pire : qu’il ait fallu un président “métis” pour qu’enfin leur situation s’améliorât.

(On peut par contre espérer que sa réaction devant le désastre Katrina à New Orleans, eut été, là, plus rapide et compassionnelle que celle d’un Dubya.)

PS : J’aurais évidemment pu prendre d’autres statistiques, celles du nombre de condamnés à morts, celle de la surpopulation carcérale, celle de … ad-lib ou presque, malheureusement.

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Jour où jamais de la ressortir celle là non ? :)

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Election-Day c’est demain, même si je sais que Bush restera en place jusqu’au 20 janvier prochain, le temps de faire les cartons dans la Maison Blanche  que les délégués parviennent, de tous les coins de l’Union, jusqu’à Washington, survivance des temps anciens.

Je pense qu’Obama sera élu, je ne crois pas à l’effet Bradley, du nom du maire noir de LA, en tête dans les sondages mais qui a perdu quand les votants se sont retrouvés dans le secret de l’isoloir plutôt que devant un sondeur.
Je pense qu’il sera élu parce que l’Amérique veut croire qu’il sera son prochain président, veut se tendre ce miroir là, veut se renvoyer, à elle même bien plus qu’aux autres, cette image là, veut se croire moderne et réinventer Camelot en même temps, veut croire qu’elle a tourné définitivement le dos aux vieux démons ségrégationnistes, veut se croire en avance une fois de plus sur le reste du monde
Ce qu’elle n’est évidemment pas. 

Par ailleurs, que le Monde Entier “vote Obama”, elle s’en fout bien.
Elle veut s’auto-créer cette néo-mythologie, comme un film de propagande en temps de guerre, comme le Hollywood de l’Age d’Or, celui des années de crise ou de la guerre froide, celui de toute éternité qui propage sa bonne parole, tant en interne qu’au Monde Entier qui, naïvement, croit en ce qu’il voit.

L’Amérique va, demain, se créer son propre film, son propre imaginaire, relancer la machine à rêves.

Je me souviens, comme certains l’ont fait remarquer avec drôlerie, que quand les les USA ont un président noir c’est que les aliens vont tout  faire sauter -et plus particulièrement le Capitole- dans le quart d’heure de film qui suit. 

Enfin, au moment où tout le monde célèbre la troublante et remarquable similitude entre les deux dernières saisons de The West Wing et la campagne qui s’achève, j’ai encore devant les yeux le season finale de la première saison, où quelques néo-nazis tirent sur l’aéropage du président, parce que sa fille sort avec l’aide, noir, du Président Bartlett.

Je n’oublie surtout pas toutes ces bandes de tarés, de White Supremacists, KKK et autres néo-nazis prêts à flinguer un président qui n’entre pas dans leur nuancier Pantone ; je n’oublie pas Timothy McVeigh et tous ses congénères, groupuscules terroristes prêts à tout, à faire sauter un building symbole d’un”gouvernement fédéral tyrannique” (sic) même s’il abrite une garde d’enfants (et à en tuer 19) ;  je n’oublie pas les précédents John et Robert Kennedy -sans même remonter à Abe Lincoln- d’un pays qui tue fréquemment ses présidents ; je n’oublie pas MLK.

Cela choquerait le monde sans pour autant me surprendre, et ferait entrer les US dans un âge glaciaire dont ils ne sortiraient plus de si tôt.

Pour une fois, espérons que Sorkin et ses conseillers es White House n’auront pas été aussi brillants et prophétiques que d’habitude, n’auront pas tapé dans le mille comme ils l’ont fait pour tout le reste.

Inch’Allah/God Bless.

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Je me souviens de Noces en Galilée, de ce beau film belgo-palestinien de Michel Khleifi, que j’avais vu il y a quelques années (20 ans ? déjà ?) alors que j’étais étudiant et que je fréquentais encore à l’époque les salles Art & Essai (j’avais même que ça à foutre).
Je me souviens que, dans le film, tandis que la noce battait encore son plein en bas et que les invités festoyaient, les époux étaient partis consommer leur union, et que le marié devait redescendre plus tard en brandissant un drap taché de sang, preuve de la virginité de sa jeune épouse.
C’était il y a 20 ans (seulement ?) et c’était en Palestine. 

Je ne sache pas, je ne crois pas que les choses aient beaucoup changé depuis, là-bas, détrompez moi si c’est le cas

Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que j’ai vu Fanny samedi soir en direct du Vieux Colombier, salle appartenant à La Comédie Française, avec la troupe du Français,  et que ce fût un plantage dans les grandes largeurs. (Je me demande encore comment on peut à ce point passer à côté de son sujet. )

On connaît l’histoire, je ne la rappelle donc pas (si ? Fanny a fauté, est enceinte de Marius sans être mariée, tandis qu’il a pris la mer pour ne plus jamais revenir, croit-il, et elle va accepter d’épouser Panisse, veuf sans enfant, qui l’avait déjà demandé en mariage) ; on connaît le folklore : Cesar, Panisse, Escartefigue, M. Brun … ; on connaît enfin le film dans sa trilogie, avec évidemment Raimu.
On ne comprend l’histoire, on ne peut appréhender la tragédie, le sacrifice de Fanny qui ne peut pas attendre le retour de Marius deux ans plus tard, parce qu’elle est enceinte, déshonorée, et qui accepte donc de se marier avec ce vieux Monsieur qu’est, à 54 ans, Panisse, que si on a un contexte pour le comprendre.  

Contexte temporel : la France, Marseille, des années 30. Avant la guerre et la Libération, avant les ’60s, avant 68 et la révolution sexuelle, en tout cas pas de nos jours, où plus de la moitié des enfants sont issus de parents non mariés (mais ça, apparemment, la metteuse en scène Irène Bonnaud ne semble pas le savoir), pas de nos jours où, une jeune fille n’est plus mineure à 19 ans et où un homme de 54 ans n’est pas encore un vieillard. 

Ou contexte spatial ou sociétal: la Palestine, on y revient, ou tout autre pays/région  où la religion, les rapports hommes-femmes ne sont pas les nôtres, où les mariages forcés sont légions, où la virginité demeure là-bas un élément essentiel, quelque chose  qui pourrait annuler un mariage par exemple, (un truc qui ne peut pas exister par chez nous, si ?), bref où les codes sont différents.

Tiens, j’aurais bien imaginé une jeune troupe entièrement maghrébine, ou noire, ou 100% constituée de jeunes filles jouant la pièce, y compris les rôles masculins, et la re-situant, la restituant quelque part au Moyen-Orient.
Ca aurait donné quelque chose à entendre, quelque chose à comprendre.
J’aurais bien vu ça dans une toute petite salle, ou aux Bouffes du Nord.
Evidemment ça n’est pas possible au Français.
Evidemment ça n’est pas non plus ce que souhaitait Irène Bonnaud, qui cherchait sans doute à universaliser la pièce de Pagnol.
- Elle en a ainsi supprimé les accents pour en supprimer le cadre spatial et le pittoresque folklore : pourquoi pas. Mis à part les premières scènes “de groupe” et quelques absurdités (le “parisien” qui lui a l’accent marseillais), ça passe plutôt bien.
- Elle a ainsi supprimé le cadre temporel, en multipliant les “anachronismes”, malheureusement tous aussi idiots les uns que les autres : Abba et les Coliposte, le téléphone portable et les Parapluies de Cherbourg, et là c’est aberrant (pour ne pas dire pire).
Parce qu’on peut supprimer l’un, mais pas l’autre (ou inversement).
Ne pas situer dans le temps, multiplier les époques, mettre une tenue 60s et une choucroute sur la tête à la tante Christine, pourquoi pas, mais il faut alors situer socialement ou géographiquement l’histoire.
En banlieue, dans le (Quartier) Nord, que sais-je … violer Pagnol s’il le faut (si c’est pour lui faire un bel enfant, comme dit l’autre), enlever le pittoresque, les scènes et répliques inutiles

On ne peut pas faire interagir les personnages “comme aujourd’hui”, dans leurs rapports parents-enfants notamment,  et en même temps vouloir faire comprendre le comportement de Fanny qui semble perdue dans un trou spatio-temporel, à se débattre et se sacrifier ainsi dans une époque où elle erre seule, en se lamentant sur du Michel Legrand.
Ou alors c’est Fanny-Antigone, qui brave les conventions et les codes de l’époque, mais il faut nous le dire 

Pour encore en rajouter, Irène Bonnaud (que je ne connais pas mais dont je vais suivre attentivement les prochains projets) a distribué et dirigé ses comédiens à l’emporte-pièce.
Je me souviens (oui encore) de ce metteur en scène de cinéma à qui on demandait comment il dirigeait ses acteurs, et qui répondait que tout se faisait au moment du casting, qu’une bonne direction consistait à savoir choisir les comédiens qui correspondent au rôle et qu’il n’y avait ensuite plus rien à faire ou dire.
J’ai rarement vu aussi mauvais casting de théâtre, aussi désincarnés personnages (je sauverais Catherine Ferran, elle très juste en Honorine).
Même sans avoir revu la trilogie récemment, même sans avoir pensé à Raimu, on ne pouvait trouver pire comédien pour jouer César.
J’ai rarement vu tout simplement aussi mauvaise mise en scène, I. Bonnaud ne sachant pas choisir le registre de la pièce, faisant rire aux moments tragiques et inversement, multipliant le mauvais goût :  même le public était mauvais c’est dire ! (Claque payée par France2 pour rajouter une vraie-fausse bande sonore avec forces rires et bravos finaux ?)

C’était la dernière, je n’ai donc pas besoin de vous dire de ne pas y aller.

 

PS : Armelle Héliot a pourtant aimé. Ben alors Armelle ?

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Comme moi sans doute, vous avez tous vus cet extrait de meeting de John McCain où, finger quotes à l’appui (il en use et abuse), il dénonce Obama, menaçant que ce dernier va “distribuer la richesse”.
Aussitôt la foule de “booer” en coeur cette idée.
Je ne suis pas tant choqué - je le suis- que désemparé, ahuri devant cette réaction moins pavlovienne - c’est un meeting- que surtout profondément débile.

Je ne comprends absolument pas en quoi on peut booer l’idée de répartir, de mieux distribuer les richesses.
Comprends pas…
 

Ceci dit, je ne comprends pas non plus pourquoi-comment,  les “pauvres”, y compris en France, le bas de la classe moyenne, ceux qui paient peu voire pas du tout d’impôt, votent pour les candidats et les programmes - de droite- qui prônent des diminutions d’impôts 1° dont ils ne profiteront donc pas, voire marginalement 2° au profit des plus riches qui eux en profiteront beaucoup 3° creusant ainsi les inégalités qu’un impôt bien pensé est censé réduire.

Y’a un bouquin là-dessus sorti récemment : pourquoi les pauvres votent à droite. Faut que je le lise, parce que ça me fascine.

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Je sens bien que je vais faire tache dans le concert de louanges auquel il faut s’attendre demain, mais je ne vais pas surprendre les lecteurs attentifs et anciens de Baragouine, je n’ai même rien de nouveau à dire.
Juste répéter ses propos, juste dire que ça n’est toujours pas passé.

Et puis le tsunami de décembre 2004. “Là encore, je me suis tournée vers Lui : “Seigneur, tu as fait ça ? Mais pourquoi ? Pourquoi ?” J’étais abasourdie. J’ai longuement réfléchi. Et je me suis dit qu’au fond, en une minute, des dizaines de milliers d’hommes sont entrés dans une éternité de joie, d’amour et d’harmonie. Nous sommes des taupes qui ne voyons que le court terme sur terre. Dieu, lui, voit l’éternité.

Si, poser une question : faut-il donc être halluciné, illuminé pour faire le bien sur cette Terre ?

Qu’elle repose en paix.

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Voilà très exactement le genre d’application qui justifie a posteriori l’achat de mon Touch.
Acheté en faisant le pari d’applis qui n’existaient pas encore - l’update 2.0 venait de sortir- mais dont je rêvais, espérant qu’elles apporteraient un vrai plus à ma double vie de geek et de commuter.
Je teste Byline depuis hier, et en voilà l’illustration (quasi) parfaite.

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(L’icône en bas à droite. Je pourrais devrais aussi vous parler de celle à sa gauche - i.TV - qui est épatant aussi, mais ce sera pour une prochaine fois.) 

Que dire ?
NewsReader pour GoogleReader,  synchronisation des dossiers, des statuts -des étoiles et des shared qui se retrouvent en ligne dès qu’on retrouve du réseau- , lecture offline qui fonctionne vraiment (contrairement à la NYT app évoquée récemment.)
La petite icône qui donne le nombre de billets non lus, par catégorie aussi bien que globalement.

Que demander de plus ?
Davantage d’options/de préférérences ? Oui, sans doute.
Encore des bugs à corriger ? J’ai repéré celui des billets qui pointent vers une page web externe pour lire la suite de l’article : ça freeze chez moi.

Sinon ça marche très bien, le tout pour 3,99$ (special limited time offer : profitez en vite :) )
D’ores et déjà une de mes applis préférées/incontournables.

Allez, la même chose pour AvantGo (et le NYT donc) et tout sera parfait !

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-> http://www.phantomfish.com/byline.html

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On me demande souvent (faisons comme si) quel est mon morceau préféré de Radiohead.
Je réponds “Quelle période ?“ 

Avant ou après OK Computer ?
Et plus précisément avant/après Paranoïd Androïd ?

Avant ? Quand ils composent des morceaux, splendide pop, mais normaux, valides.
Alors je réponds “Evidemment Street Spirit (Fade Out).” Intouchable !
J’aurais pu répondre avec la même assurance High & Dry, Just, My Iron Lung tout l’album The Bends en fait.
Et même, juste avant Paranoid : Airbag, qui fait encore partie de cette première période sur-oxygénée, dopée aux hématocrites. 

Après ?
Quand, à partir de Paranoïd Androïd donc, Radiohead nous propose ces grands morceaux malades, ces fractures ouvertes venues d’un autre monde, ces plaies béantes et magnifiques, ces freaks sublimes que sont Weird Fishes/Arpeggi ou Jigsaw Falling Into Place dans le dernier In Rainbows.
Je répondrais quand même, au dessus -au delà-, encore plus out there que toutes les autres peut-être  There There tiré de Hail To The Thief

(Tout est dispo chez Deezer)

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