Archive for the “Ciné” Category


J’avais une ferme en Afrique, au pied des collines du N’Gong.”

Même en retard, je ne peux pas ne pas saluer une dernière fois, celui qui fût, qui est, qui restera comme l’un de mes réalisateurs préférés (*), dont les films, au long de toutes ces années, vus au moment de la sortie ou “rattrapés” à la télé, sont parmi my all-time favorites.

Jeremiah Johnson, Nos Plus belles années, Le Cavalier Electrique, On achève bien les Chevaux, et évidemment Les Trois Jours du Condor ou Out of Africa.

J’ai le souvenir intensément présent de cette première séance du premier jour de la sortie du film -1985, VO au Métropole, j’avais très probablement séché des cours (d’histoire ?) pour y aller :) - où je suis sorti du cinéma profondément ému et touché.
Redford et Streep bien sûr, Blixen et la musique de John Barry sur les vols de flamand rose, le romantisme, l’Afrique, Mozart et les Kikuyus…
Oui, j’en étais sorti totalement bouleversé de tant de beauté, avec une seule idée en reprenant mon train en gare de Lille (qui ne s’appelait pas encore “Flandres”) : retourner le voir.

Quant aux Trois Jours du Condor, voilà LE film que j’ai dû acheter dans chacun des supports disponibles depuis 20 ans. K7, Laserdisc, DVD…. et que je choppe à chaque fois qu’il repasse sur le câble.
Un de ces grands films “d’espionnage” / anti-CIA des années 70 (SA décennie phare, aucun ratage, aucune faute !)

Même si La Firme se regarde sans déplaisir, il avait, comme les autres réalisateurs de cette époque, un peu “baissé” de pied depuis 15 ans - Havana ou L’Interprète sont loin d’être des films aussi bons que ceux des 70s, sans même évoquer le pur navet Sabrina - mais il était ce parfait représentant du “film populaire de qualité” que je respecte plus que tout (**)  et chacune de ses apparitions en tant qu’acteur - chez Allen ou dans Eyes Wide Shut- me réjouissait.

Il nous manquera, mais ses films restent disponibles  et continueront à jamaisde porter cette patte des grands réalisateurs populaires.

Le cancer est une vraie saloperie !

PS : J’ai oublié Tootsie ? C’est un peu voulu…

(*) (**) A l’instar d’un, injustement sous-estimé selon moi, Henri Verneuil chez nous par exemple, cinéaste que je respecte profondément.
 

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I’ croit qu’i va m’doubler, lui, avec sa frégate à la con ?”

Un jour j’ai eu 18 ans.
En ce temps il y avait du cinéma à la télé.
Tard, mais il y en avait.
Le Ciné-Club de Claude-Jean Philippe - lunettes sur cheveux gras-  après Apostrophes.
Le Cinéma de Minuit (comme son nom l’indique) de Patrick Brion le dimanche soir. 
Voire même La Dernière Séance de Monsieur Eddy.

En ce temps-là j’étais cinéphile,  avide de films d’auteurs et de cinéphilies étrangères, et mes parents, pour éviter que je veille trop tard car le lendemain je me levais tôt pour prendre le train et aller à la fac - car en ce temps là j’étais étudiant- m’avaient offert un magnétoscope.
Le fin du fin de ce qui se faisait à l’époque.
Un JVC 4 têtes. Mono, Secam, mais d’une solidité et d’une fiabilité à toute épreuve.
Je me souviens que le chariot était métallique,  et ce scope a dû tourner intensivement pendant plus de 10 ans.

En ce temps là je m’étais mis dans la tête de me constituer dans ma chambre une cinémathèque digne de celle de Chaillot, et j’avais décidé d’enregistrer/de sauver/de garder toutes les raretés en VO qui passaient sur les trois chaînes Antenne2 et FR3.
Des films pas vus/diffusés depuis 10-20-30 ans, voire pas ressortis en France pendant cette période-oui ça existe- des raretés quoi.
(C’était surtout Brion qui était fort pour ça.)
J’ai vite réduit mes ambitions à quelques classiques, mais l’été je me faisais une programmation plus riche que celle de l’Action Christine, du Studio Galande et du Max Linder réunis.

En ce temps là passait une émission dont j’ai tout de suite compris qu’elle était culte, incontournable, définitive, et je priais -littéralement- les grands chefs d’Antenne 2, les pontes de la programmation de la perputéer pendant 50 ans.
Elle a marqué à jamais au fer Technicolor mes goûts et mes références cinéphiliques, et m’a profondément  

Je parle bien sûr de Cinéma-Cinémas de Anne Andreu, Michel Boujut et Claude Ventura.
(Puis-je oublier Philippe Garnier à LA ? La voix de Jean-Claude Dauphin comme le rappelle magnifiquement bien Jean-Pierre Jeunet sur le blog de France4.)
Est-il besoin de   rappeler le générique de Guy Pelleart sur la musique de A Place in the Sun, les portes d’Alphaville qui s’entrouvent sur Marylin,  et le I don’t wanna die ! de la Dame de Shangaï ?

Je me souviens de l’interview de Ventura (Lino) par une Anne Andreu impressionnée.
Je me souviens du silence plombant d’une Juliette Binoche pas encore rompue à l’exercice des interviews.
Je me souviens d’une visite à Cassavetes par André S. Labarthe sur les hauteurs de LA.
Je me souviens d’A la recherche de Sue - Lolita- Lyon.
Je me souviens de la quête de Louise Brooks à Rochester, NY.
Je me souviens de tellement d’extraits, d’épisodes, d’interviews marquantes.

Evidemment je l’enregistrais systématiquement et religieusement.
Enfin… je tentais de le faire. Parce que évidemment  déjà à l’époque - ou encore davantage qu’aujourd’hui- les chaînes ne tenaient pas leurs horaires, et même en prévoyant large je ratais souvent la fin mais me tapais tout le JT avant.

C’était d’autant plus dommage que l’émission fût à une époque suivie par un épisode de Johnny Staccato avec Cassavetes. Quelle série ! Faudra nous la ressortir en coffret un de ces jours !

J’ai encore, depuis ce temps, toutes les cassettes, et pendant 20 ans je me suis promis qu’un jour, pendant des vacances d’été pluvieuses sans doute, je copierais, remonterais, numériserais ces K7 pieusement archivées.
Evidemment je n’ai jamais tenu mes promesses…

(Sont-elles mêmes encore lisibles ? Qui a encore un magnétoscope ?) 

J’ai été, réellement, malade quand l’émission a été déprogrammée et j’ai attendu, confiant, pendant des années et des années qu’elle revienne. Je ne pouvais pas comprendre comment intellectuellement on pouvait vivre sans elle, comment tout directeur d’Antenne 2 ne la reprogrammait pas illico.
(Il m’a fallu longtemps pour enfin comprendre qu’on ne la reverrait jamais, et  qu’on préférait mettre Lumbroso à la place…)

C’est quand même “chose faite” à partir de ce soir sur France4, avec 12 émissions best-of, savamment recomposées par le trio de l’époque, avant la sortie d’un coffret DVD.

C’est plus qu’inmanquable, c’est une obligation ! :)

Qu’est-ce que ça veut dire ‘dégueulasse‘” ?

 

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Un film sur les méfaits d’avoir trop d’imagination :)

J’ai vu Atonement (puisque c’est ça que veut dire en anglais)/Reviens Moi, et j’ai adoré !

Ce n’est pas du tout le film vieille Angleterre/ Merchant-Ivory /Jane Austen auquel je m’attendais, comme il me semble un peu avoir été vendu, et que je redoutais.

- Evidemment la richesse de l’histoire : Ian McEwan au roman, Christopher Hampton au script.

- Evidemment les comédiens, au premier rang desquels la sculpturale Keira Kneightley, et l’épatant - que je découvrais - James McAvoy.

- Evidemment la musique et son thème principal entêtant.

Mais surtout j’ai trouvé ça super chiadé, notamment le “premier acte”, celui d’avant “l’évènement” - dont je ne dirai évidemment rien, regardez la bande-annonce- tout le début au Manoir.

Superbement filmée, photographié/éclairé, cette première partie tout à fait perverse, sur les faux-semblants, les fantasmes, l’ennui et l’entre-soi, filmée de façon très François Ozonienne si j’osais -et j’ose- est enthousiasmante.

Après… ça retombe un peu. Il y a aussi des longueurs, ou des descentes : je trouve la partie Poche de Dunkerque trop longue et un peu m’as-tu-vue, un peu trop l’occasion de jouer du plan-séquence, de la steadycam et des trucages à la Children of Men.

On peut reprocher au film d’être un peu en dents de scie, mais les parties hautes, dont le premier acte, sont vraiment réussies.

Je ne sais pas s’il aura quelque chose cette nuit aux Oscars, mais c’est un Conseil Baragouine© ;-)

Arnaud

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Je ne sais pas si quelqu’un l’a remarqué (oui, évidemment) mais je ne l’avais en tout cas pas lu : parmi les nouveautés Leopard, il y a des widgets, notamment un que je viens de découvrir, qui manquait vraiment - et curieusement- et qui à lui seul m’a redonné goût au F12.
Je parle du widget Movie Theaters.
Jusqu’ici il fallait passer par des solutions tierces plus ou moins convaincantes.
Là c’est un widget “de série”, impeccable, qui permet de consulter les films et horaires de son zip code favori (j’ai immédiatement remplacé celui de Cupertino par le 02139 :) )
Non seulement il est attrayant, mais on peut même regarder le trailer du film qu’on souhaite aller voir, directement dans le widget !
Epatant non ?

Ca m’a permis de découvrir ce film, What Would Jesus Buy, de Morgan Spurlock -le gars de SuperSize Me-, qui me donne sacrément envie, et qui me fait encore plus regretter de ne pas faire un saut là-bas pendant les fêtes.

whatwouldjesusbuy.png

-> http://wwjbmovie.com/

Esprit de Noël … not !

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Tant que j’y suis, un autre film documentaire sur la débâcle états-unienne en Irak, l’excellent No End in Sight, vu cet été à Boston, est sorti en DVD.
A voir absolument.

Quand nous avons commencé la reconstruction, nous savions qu’il y avait 500 façons de mal nous y prendre et seulement 2 ou 3 de réussir. Mais nous ne savions pas que nous ferions les 500 une par une.

Rien à ajouter.

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The movie from two time Academy Award-winning documentary filmmaker Barbara Kopple and Cecelia Peck that chronicles the lives of the Dixie Chicks from 2003 to the start of their 2006 tour.
It follows the Texas-based country music band while they were under fire after lead singer Natalie Maines publicly criticized the current President of the United States George W. Bush in a 2003 concert in London. Illustrating the day-to-day life of the Chicks, the films shows them with their husbands and their children, at home in Texas and in the recording studio in Los Angeles, getting their hair and makeup done before appearances, exchanging ribald remarks with each other, and writing song lyrics and working on musical arrangements.

All the highs, lows and mayhem that occurred just before and for the three years following “the incident” are all here. The personal attacks, personal growth, a changing world, making music, having babies, receiving death threats, and even a fair amount of laughter.

(Barbara Kopple - The Weinstein Company - 92mn)
-> http://freedocumentaries.org/film.php?id=163

Mais aussi Bowling for Columbine ou Fahrenheit 911 de Michael Moore, SuperSize Me ou l’excellent Outfoxed, The War on Democracy, The Fog of War etc…
Sur l’Irak ou WalMart, McNamara ou à l’opposé sur Arundhati Roy, sur Hugo Chavez ou Kissinger.
Des heures et des heures de documentaires politiques, récents et célébrés, de nombreux étant sortis en salles.
C’est évidemment *ahem* orienté, mais c’est de l’essentiel à voir ou à revoir.
Tout se trouve ici : http://freedocumentaries.org/

(info via Tekzilla)

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Alors t’as passé de bonnes vacances ?

Rentrée oblige, voilà la question qu’on n’a cessé de me - de vous- poser la semaine dernière.

Si je répondais sincèrement ce que je pense - “Ouais, personne n’est mort ni ne s’est fracturé quoi que ce soit chez moi, je ne me suis pas blessé pendant mon séjour, donc oui excellentes vacances.“- je suppose qu’on me regarderait avec de gros yeux.

C’est pourtant exactement le fond de ma pensée car ça m’est arrivé plus d’une fois.
Ici Mamie Henriette (*) qui se fracture le col du fémur (plusieurs fois) , dont évidemment on ne me dit rien tant que je suis à l’étranger, que je retrouve au retour dans un centre de convalescence, dont elle ne sortira, quelques années plus tard, que dans un van des Pompes Funèbres ; Tonton Robert (*) qui se casse également le col du fémur, ou sa femme multi-récidiviste de la chute qui se re-re-casse le coude et qu’on me cache au téléphone ; mon père, fracture également avant que je ne parte l’an dernier, en convalescence pendant l’été et ma mère qui vit, mes quelques jours de voyages, seule, handicapée et recluse par la canicule derrière des volets clos.

6000 km plus loin, de mon côté de l’atlantique, le moindre bobot est évidemment toujours possible. J’y pense mais ça ne sert à rien de se focaliser, de s’angoisser constamment inutilement, de “vivre dans la peur de l’incident” ça ne le ferait pas éviter.

Ce truc ridicule et banal - l’entorse en courant, la simple racine d’un arbre qui dépasse qui vous fait valdinguer, la rage de dent ou l’insolation attrapée dans les bleachers ou sur une plage, le truc bête et inévitable qui vous emmène aux Urgences.

Néanmoins, quand je rentre et que “tout s’est bien passé“, que pas la plus petite anicroche, médicale ou administrative, n’est venue ternir un ciel radieux, oui “les vacances se sont bien passées“.
Tout le reste, le plaisir de tel ou tel moment, infinitésimal et incommensurable, intime et in(dé)passable n’est -presque- que de la plus-value.

Je le sais d’autant plus depuis que j’ai vu Sicko (sortie mercredi par chez nous).
Si vous pensez que le système de santé, les hôpitaux américains ressemblent à Grey’s Anatomy (fut-ce un McDreamy en moins) vous vous trompez lourdement (*).

E.R ou Grey’s c’est non seulement de (l’excellente) fiction, c’est surtout de la propagande, au sens Hollywood circa 1942, Casablanca, Ford, Capra & Co.
A usage tant interne qu’externe.

La différence c’est que là où un Américain moyen sait, à fréquenter nécessairement un jour ou l’autre un service hospitalier, que ce qu’il voit sur ABC tous les jeudis soir c’est de la pure fiction, un Français, à fantasmer une Amérique entrevue dans les films et les séries, rêvée de Grand Canyon en Golden Gate, d’Empire State Building à Las Vegas, de (Alerte à) Malibu à (Orange County) Newport Beach, ce Français donc, tout aussi moyen, papa de Dylan et Allison, quant à lui, croît peut-être que les rues du Nouveau-Monde sont pavées d’Or les services d’urgence de l’Oncle Sam accueillent tout le monde sans distinction aucune, de nationalité, de race et surtout de porte-monnaie.

Heureusement que Michael Moore est là pour nous montrer l’envers du décor, la face cachée du rêve, car ce n’est *ahem* pas tout à fait le cas.

C’est même une honte pour “le pays le plus riche du monde” de ne proposer que ça à ses citoyens.
Bien sûr c’est du pur Michael Moore, avec ses méthodes, ses facilités, ses grosses ficelles ou ses raccourcis.

Quelques scènes cocasses, certaines caricaturales (le voyage à Cuba-Guantanamo), des scènes qui vous rendront ahuris ou interloqués, d’autres surtout qui vous révulseront ; les Clochards qu’on jette dans les rues de Skid-Row de Los-Angeles est une des scènes les plus humainement choquantes qu’on puisse imaginer.

Quand il s’en vient dans la Vieille Europe - U.K ou France- parler à des médecins nationalisés anglais ou à des expatriés US décrivant le congès parental à la française, on est tout à coup saisi une double réaction.
- la prise de conscience que ce qu’on croit aller de soi, être une évidence sociale, un minimum de modernité et de développement, en est tout sauf un là-bas.
- qu’on est finalement pas si mal rudement bien par chez nous, et que, entorse pour entorse, je préfère me la faire de ce côté-ci de l’Atlantique, (et si possible m’en passer complètement).

C’est évidemment un film à voir ab-so-lu-ment.

La France, on l’oublie à y vivre et à s’en plaindre constamment, est #1 des systèmes de santé dans le monde.

PS : Salon (je ne retrouve pas le lien direct) tenait un discours identique suite au season-finale de Grey’s en mai dernier, épisode où des réfugiés cubains, évidemment sans papier et sans assurance d’aucune sorte étaient néanmoins recueillis en mer et soignés à Seattle Grace Hospital sans autre complication politico-administrative, à coups de (dizaines de) chirurgiens et de (millions) d’équipement en salle d’op’, et de (milliers de) dollars de facture.

Le magazine en ligne s’étonnait que, alors que ça n’est déjà pas le cas pour un Américain, I.D et mutuelle en main, ça semble être possible pour des réfugiés sans argent ni papiers.

(*) Les prénoms ont, comme on dit, évidemment été changés.

[Rédigé depuis quelques jours, posté en retard pour les raisons evoquées ci-dessous]

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(Pour reprendre le nom d’une rubrique du Salon.)
J’aurais pu titrer Incompétence Criminelle, ou No End in Sight comme le titre du film que je suis allé voir hier soir.
Documentaire sur la guerre en Irak, ou plutôt sur la gabegie, l’incompétence totale (plus qu’autre chose) de l’administration Bush, l’impréparation, les aberrantes - pire : criminelles- décisions de Paul Bremmer dans les premiers jours de son arrivée en 2003.

J’ai vu ça dans le cinoche Art&Essai à deux pas de mon hôtel, au coeur du MIT, à One Kendall Square.
Le cinoche qui diffuse No End in Sight, Sicko, ainsi que deux films français - Mon Meilleur Ami et Molière, des films éminemment intellos par ici-, et où les spectateurs rient beaucoup à la bande-annonce de Two Days in Paris de Julie Delpy : pas le multiplexe américain standard.

Etonnante sensation de voir un film anti-administration Bush (et évidemment pas “anti-américain“) dans le pays lui même, au sein d’un des lieux les plus farouchement démocrates, entouré de gens dont on ne peut guère soupçonner d’aimer Bush, de “gauchistes ricains” si je voulais caricaturer les choses (on ne peut pas rater les stickers “I’m In To Win - HillaryClinton2008″ sur les bagnoles), bref in situ ; dans une salle dont on sent bien - les têtes se penchent vers le voisin- qu’ils sont des collègues de certains profs d’Harvard spécialistes de géopolitique, interrogés dans le film.

Avoir à la fois le poison de cette guerre sur l’écran et l’antidote dans la salle (non pas que je pense qu’ils se sortiront plus facilement de ce guépier.)
Oui, étonnante séance dont je pressens qu’elle va m’accompagner tout l’hiver, pendant lequel je ne vais pas manquer de suivre la programmation des 9 salles du One Kendall Square. :)

-> http://www.boston.com/movies/display?display=movie&id=9927
-> http://www.salon.com/ent/movies/review/2007/07/26/btm/

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Si vous avez vu le dernier Scorsese, The Departed, film qui ne m’avait pas emballé plus que ça mais qui lui a - enfin !- valu l’Oscar, vous savez que l’action se passe à Boston, et vous allez reconnaître l’endroit.

dsc01012.JPG

C’était le commissariat, dont Matt Damon montait les marches quatre à quatre.
Sauf que ce n’est pas un commissariat du tout, c’est un hôpital situé dans le North End.


Hier pendant l’heure de la sieste, un petit tour au AMC(Loews) Boston Common pour voir Bourne Ultimatum.
Je suis fan de Jason Bourne, donc pas problème/pas de surprise avec ce troisième volet : on retrouve tous les éléments qui ont fait le succès et la réussite des deux premiers.
Ou plutôt on les retrouve trop bien, car c’est copie conforme avec les films précédents. C’est là où le bât blesse.
Une histoire qu’on peut résumer sur une feuille de papier à cigarettes : toujours le même chef pourri dans la Compagnie qui veut le supprimer ( cette fois l’épatant David Strathairn ), et toujours la gentille Joan Allen qui vient le sauver.
Exactement le #2 quoi.
C’est filmé de façon parfois presque inregardable, tant ça bouge dans tous les sens, tant le montage est rapide, par Paul Greengrass (déjà aux manettes du #2).
Néanmoins on peut trouver du grain à moudre, notamment dans la parfaite première demie-heure.
Je pense que j’aime les Bourne pour leur crédibilité spatiale, pour leur aspect géographique.
Ce n’est évidemment pas l’invincibilité de Bourne - il résiste à tous les combats, tous les sauts, tous les accidents-, son inventivité, sa capacité à inventer dans l’instant un gadget qui va lui sauver la vie, sa combativité etc…, ou la capacité de la CIA à tout filmer tout contrôler qui me sont les plus *ahem* crédibles.
Non, c’est l’utilisation de l’espace.
Les Bourne sont des films géographiques.
Leur héros d’abord et avant tout un formidable capteur de l’espace qui l’entoure.
Son utilisation de Paris (cf. épisodes précédents) était crédible. Ce n’était pas un Paris pour touristes US perdus.
Idem ici Gare du Nord où il embarque dans l’Eurostar.
Mais c’est surtout l’utilisation de Waterloo Station, grande séquence de cette première heure donc, Waterloo où j’étais encore la semaine dernière, qui est complètement crédible spatialement, qui donc, forcément, m’a bluffé.

Oui, Bourne agent très spatial.

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Sont marrants dans le Guardian (btw le dernier journal potable au UK, tous les autres - Times et Independent compris - ayant été entraînés dans la valse des torchons de Murdoch).
Je le parcourais ce matin au petit-dej dans mon Caffé Nero du coin et suis tombé sur les critiques des films qui sortent ce jour.
Ces deux là m’ont fait beaucoup rire (et failli renverser mon large Americano)

Licence to wed :

Legend has it that Josef Goebbels had a home movie made of the failed 1944 Hitler assassins being hanged from meathooks with piano wire. It probably had more laughs, more fun, more feelgood moments than this family comedy starring Robin Williams.

Rush Hour 3

They’re back! That lovable duo, back to kick some ass and ogle some babes! Yes - it’s Max Von Sydow and Roman Polanski. These venerable gentlemen are getting what I imagine is a mouthwatering pay cheque for putting in cameo appearances in this action comedy franchise which is now the lamest of lame ducks. Chris Tucker looks weirdly dead behind the eyes, though Jackie Chan has a wounded sort of quiet dignity.

:D

Bon, ben j’irai pas les voir alors… :)

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