Archive for the “Théâtre” Category
Posted by: arnaudt in BOS, Théâtre, US
Vous avez consulté vos agendas j’en suis sûr. Des CitySearch, des TimeOut et autre TravelMuse.
Et vous pensez qu’après CSN vendredi, Aimee Mann hier, ce soir je vais voir George Michael en face de mon hôtel, c’est à dire au TDBanknorth Garden ?
Tout faux !
Non, par contre je me ferais bien Comme Il Vous Plaira à 7PM.
Shakespeare dans le Common ça doit être sympa non ?
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Quelques photos de la première soirée de cette 9ème édition du festival des Arts de la Rue.
C’était hier soir, sous une pluie tolérable mais constante (ou l’inverse).
Ce soir c’est carrément une pluie battante -le pire temps qu’on puisse imaginer pour ce genre de manifestation (*)- et je me demande si j’y vais. C’est bien dommage …
(*) Il fallait évidemment s’y attendre avec le temps de la semaine dernière. Longtemps frais longtemps sec… et inversement.
(Toutes prises à 1600 ISO. Satisfait du résultat.)
PS : Photos importées, triées, -très rapidement- retravaillées avec la béta de Adobe Lightroom qui est une pure merveille de logiciel à l’interface toute de modernité et de technologies les plus récentes.
On peut tout y faire, classer, retoucher, exporter, un iPhoto sous steroids. Je n’en ai découvert que le dixième mais je suis déjà persuadé de l’acheter.
(D’autant qu’il y a le plugin d’exportation vers Flickr qui va bien )
Btw, si j’ai la béta valable pour 30 jours, je cherche un utilisateur de Lightroom 1 qui pourrait me permettre de bénéficier de cette béta 2 jusqu’au 30 août.
Merci d’avance :)
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Est une Star.
Si je savais que Art avait eu un succès mondial -et mérité- je n’avais pas bien saisi à quel point les nouvelles pièces de Yasmina Reza sortaient worldwide, un peu comme un blockbuster hollywoodien sort partout dans le monde le même jour.
La pièce vient à peine de commencer à être jouée à Paris (*) qu’elle est aussi lancée à Londres.
C’est dire si l’adaptation -par Christopher Hampton qui s’était déjà chargé de Art- était prévue de longue date.
  
Oui, impressionnant.
(*) J’ai vu la pièce il y a quelques semaines - oui, déjà - et si je ne prétends pas avoir vu tout ce qui se joue à Paris, j’ose pourtant dire que c’est sans doute ce qu’il y a de mieux à voir actuellement.
C’est sans doute idiot à dire, mais pour moi c’est exactement ça du théâtre, du “vrai” théâtre.
Un texte brillantissime et drôle.
Un quatuor de comédiens -dont Huppert ne constitue qu’un quart- parfait.
Ni intello-imbittable, ni débile.
Décor et mise en scène superbes.
On peut y emmener n’importe qui. Je n’imagine pas qu’on ne puisse pas aimer et ne pas savourer chaque seconde d’une des plus belles soirées de théâtre qui se puisse concevoir.
Courez-y et on en reparle
Ca me donne presque envie de retourner le voir à Londres tiens…
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La diffusion d’un, si j’en crois la critique, excellent documentaire, évidemment diffusé beaucoup trop tard, à propos de la Nuit de Cristal et de celui qui en fût à l’origine (*) me donne l’”opportunité” de vous reparler de Cabaret aux Folies-Bergère, de vous redire de vous y précipiter pour les 2 semaines qui restent avant la Dernière.
Si chacun sait que l’histoire de Cabaret se passe pendant la montée du nazisme en Allemagne, on a peut-être oublié que la Nuit de Cristal elle même est un élément de l’histoire, en tout cas dans la production de Sam Mendes visible à Paris, puisqu’on jette des pavés dans les vitres de la pension de famille de Fraulein Schneider : ce ne sera pas le dernier avatar de cette tragique histoire.
La production qui triomphe depuis septembre 2006 aux Folies est tout simplement miraculeuse.
- Magnifique la transformation de la salle de la rue Richer.
Si je n’avais pas vu un documentaire sur le démontage radical du parterre pour le transformer en Kit Kat Club, j’aurais pensé que c’était là l’aspect normal de la salle. Evidemment non et c’est incomparable de voir cette excellente production DANS ce lieu, magnifique et mythique, subliment transformé.
Quand une scène, un numéro se passe dans le KitKat Club, les lampes des tables du parterre s’allume ainsi que l’enseigne en néon, les filles défilent dans les travées, les ampoules clignotent partout dans la salle.
Dépaysement garanti.
“Laissez tous vos soucis dehors : ici la vie est magnifique, les filles sont magnifiques, même l’orchestre est magnfique !” nous dit l’épatant MC.
Et c’est le cas !

- Sans doute l’une des plus belles entrées de “musical” qui soit avec les 8mn30 du premier numéro, le célèbre Willkommen Bienvenue.
Je ne vois pas quelle autre comédie musicale commence aussi fort et mette autant le spectateur immédiatement dans le bain.
Des morceaux célébrissimes : Mein Herr - Money (makes the world go round) - le bouleversant Maybe This Time - en vf Peut-être Bien- et bien sûr le titre éponyme. Peu de comédies peuvent se targuer de tels “tubes” intemporels.
Elles sont ici toutes francisées, excellemment, et ce qui aurait pu me laisser dubitatif m’a totalement convaincu.
- Superbes la production, la mise en scène, le décor, les musiciens, acteurs - et actrices- tous parfaitement au niveau de ce qu’on peut voir de mieux à Londres (ou Broadway).
C’est un tir groupé.
- Une vraie histoire, certes tragique -on sort ébranlé par le final -, avec des musiciens ou des danseurs qui sont là pour servir l’histoire dans une totale adéquation forme-fond, loin des productions débilitantes où 20 danseurs s’agitent en vain derrière Louis XIV ou dans une île grecque de carton pate.
- Mais surtout absolument miraculeuse la découverte de celle qui reprend le rôle immortalisé par Liza Minelli et incarne Sally Bowles, la sublimissme Claire Perot.
Tout simplement parfaite !
Pouvait pas trouver mieux : énergique, tonique, puissance vocale, ramage et plumage :), tout y est : l’émotion et le plaisir sont complets.
Cerise sur le gâteau : elle a cette voix pointue des voix françaises dans les films des années 70, la voix parfaite qui eut pu doubler Liza Minelli. Raccord total.
Vous aurez compris qu’on a là la quintessence absolue de ce que j’aime voir sur scène.
J’ai cherché : non je ne vois pas ce qui pourrait me plaire davantage.

Je l’ai revu pendant les fêtes - le jour de mon anniversaire, chouette cadeau :)- et j’y retourne pour la dernière le dimanche 27, et je ne saurais trop vous conseiller de vous précipiter sur les dernières places des ultimes représentations.
Ok, c’est (super) cher mais ça les vaut.
Je regrette même de ne pas être allé plus souvent.
Un tuyau Baragouine© : si le Carré Or -90€- et la 1ère Catégorie - 74€- vous sont inaccessibles (c’est mon cas) vous pouvez avantageusement opter pour la deuxième catégorie - 54€ quand même- MAIS en demandant des places latérales.
Elle sont certes sur le côté, mais très très proches de la scène -et donc des filles :)- dans une position qui ne gêne en rien la visibilité, au contraire.

M par exemple, en 2ème catégorie à l’étage sur les côtés, le plus possible en bout de rang, c’est très bien.
M13 c’était ma place la dernière fois, j’ai repris la même pour la Dernière :).
Si vous n’avez jamais vu de “musical” digne de ce nom, du gabarit de ce qu’on peut voir à Londres ou si vous avez rêvé de voir “live” le film aux 8 Oscars de Bob Fosse, c’est l’occasion ou jamais : il vous reste 2 semaines.
-> http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16067
-> http://blog.ifrance.com/marlonlefion/archives/bymonth/11-2006

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J’aime beaucoup, j’apprécie énormément, Samuel Etienne, mais faut bien reconnaître qu’il est grand comme une bite à genoux.
Je sais : ça se voit pas à l’écran.
Je lui tenais la porte l’autre soir à la Comédie des Champs-Elysées où nous allions voir le même spectacle (*) - il ne m’a pas reconnu- mais il aurait pu passer à l’aise sous mon bras à l’horizontale.
Il doit mesurer moins d’1m70, peser 60kg tout mouillé et acheter ses petits pulls cachemire noirs en taille Small.
Sinon il est à la ville comme à l’écran : l’oeil qui pétille, qui frétille, en suractivité permanente et ne tenant pas en place.
Il était bien accompagné et, je ne sais pas pourquoi, ça ne m’a pas surpris.
—
La salle était plus qu’à moitié vide. Je n’ai pas bien compris de quoi ça parlait, et je n’étais pas le seul, au sortir de la pièce, à me jeter sur les extraits de journaux - critiques unanimement dithyrambiques- affichés dans le hall du théâtre, pour tenter de connaître le sujet de la pièce. (L’impossibilité, ou l’obscénité de toute création artistique depuis la Shoah ? Je ne sais pas …)
Peut-on imaginer porcelaine plus ravissante que Barbara Schulz ? …
Avec beaucoup de délicatesse et d’intelligence, Michel Fagadau, adaptateur de la pièce avant d’en inventer la mise en scène dans une série de décors clairs, lumineux, dépouillés mais profondément raffinés, débusque les lièvres sans avoir l’air d’y toucher.
On est émus. Les destins sont aussi sombres que les silhouettes paraissent aériennes. On admire que, dans notre atmosphère irrespirable de Paris Fricophile, un spectacle de qualité puisse avoir vu le jour.
Le Canard Enchaîné - 03/10/07
Quatre acteurs remarquables.
Figaro Magazine - 20/10/07
Quatre virtuoses interprètent cette brillante partition. Sortis du spectacle, les personnages ne quittent pas notre esprit.
Paris Le Nouvel Obs - 11/10/07
Un spectacle intelligent “de grande qualité”.
Pariscope - 24/10/07
Michel Fagadau a monté et dirigé à merveille ses magnifiques acteurs.
Télérama - 24/10/07
Ce spectacle tient le public en haleine grâce à un parfait quator de comédiens. Une réussite sans ombres.
L’Express - 25/10/07
-> http://spectacles.premiere.fr/pariscope/theatre/salle-de-spectacle/spectacle/en-toute-confiance/(affichage)/press
-> http://uejfac.over-blog.com/article-7256647.html
J’ai trouvé ça super appuyé, lourd, mais bon …
(*) En toute confiance, avec en rôle titre la compagne d’un “régulier” de NPPDM : le consultant/publicitaire/ et très sarkozyste Romain Hatchuel.
On peut donc penser qu’il n’avait pas payé sa place, lui ! 
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Un petit tour au Globe cet été ? Comme (presque) chaque année ?
Probablement.
Mais pour voir quoi ?
La réponse vient de tomber il y a 10 minutes dans ma boite aux lettres.
2008 Theatre Season - ‘Totus Mundus’
Priority booking now open
Public booking opens 11 February
Season opens 23 April
In 2008 we celebrate the glorious diversity of Shakespeare’s work. The season opens with his most searching tragedy King Lear, followed by the magical and popular comedy A Midsummer Night’s Dream, his thrilling and savage satire Timon of Athens, and his invention of a new form, the sit-com, in The Merry Wives of Windsor.
Chouette : Le Roi Lear !!
Allez, plus qu’à sortir ses Classiques GF Blilingues et à réserver.
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Je sors de Lear.
Ou plutôt je me suis tiré à l’entracte, soit quand même au bout de 2h20.
Trop c’est trop, y’a des limites au supportable.
Comme ça je sais que ça n’est pas la peine que je me batte pour aller, l’été prochain ou n’importe quel autre, au Festival d’Avignon.
Non seulement une grande partie des spectacles présentés est imbittable, mais même ceux qui sont “célébrés par toute la critique” comme c’est le cas de ce Lear mis-en-scène par Jean-François Sivadier (qui a encore été le coup de coeur d’Armelle Héliot dans le dernier Masque et la Plume Théâtre), me me sont insupportables.
C’est une bonne leçon. Maintenant je connais mes limites.
La cour, enchantée et enthousiaste, les ovationne longuement.
-> http://www.lefigaro.fr/culture/
Au delà de ça, voilà le troisième Lear que je vois en 12 mois -après celui de la compagnie de l’Oiseau Mouche, et celui “de Piccoli” à l’Odéon, vu in situ aux Ateliers Berthier, je ne parle donc pas de la captation télé passée sur Arte-, et voilà trois fois que je ne comprends strictement rien à ce qui se passe devant moi.
J’ai beau avoir sorti mon Classique Garnier-Flammarion Bilingue, relu l’analyse critique et ce qu’il faut en comprendre, je ne comprends rien à l’intrigue, aux actions des comédiens, à ce qu’ils font devant moi, à l’avancement de la pièce .
Bref un Shakespeare auquel je reste totalement hermétique.
Ceci dit, qu’une pièce puisse aussi bien être montée en 1h30 (Reteuna), en 2h20 (Engel) ou ici en 3h45, non pas tant en jouant sur les rythmes des comédiens, mais bien en sabrant dans le texte, me laisse perplexe.
Quant à la forme, je l’ai vu dans un chariot (Reteuna), en Borsalino années 30 (Engel), et sur plan incliné à époque indéfinissable (Sivadier).
Mais j’aimerais bien la voir “à plat” au moins une fois, pour voir si je pige quelquechose.
Parce que ce soir c’était le contraire et à peu près chaque parti-pris de mise-en-scène m’était pénible parce que illisible.
On ne comprend rien de la temporalité -les changements de scènes ou d’actes-, ou de la topographie des lieux.
On ne comprend rien des intentions des acteurs, qui courent autour de l’espace incliné, ou s’y meuvent sans qu’on sache le pourquoi ou le sens de leurs déplacements.
Ils disparaissent et apparaissent, ils s’envolent même, mais d’où viennent-ils, où vont-ils, mystère.
Je suis ouvert à toutes les audaces de mise-en-scène, encore faut-il qu’il y ait un minimum de lisibilité, encore faut-il surtout que ça éclaire certes, mais que ça rende compréhensible le texte.
Ca n’est, pour moi, ici, pas du tout le cas, et je ne sais rien du temps, de l’espace, des intentions et des mouvements des comédiens.
J’ai vu avant “l’entre-acte” des rôles et des scènes absolument pas vues chez Engel/Piccoli (ou tellement décalées que je ne les ai pas reconnues ? c’est possible !!).
J’avais devant moi un gars à demi nu (qui jouait par ailleurs comme un pied, comme quelques autres de cette production pourtant encensée), dont je ne savais absolument d’où il sortait et à quoi il servait dans l’intrigue : un “serviteur” me dit le programme ? je ne sais pas…
Quant à Lear lui même, il a fini ce “premier acte” intégralement nu…
Ah oui, j’ai oublié de préciser que chez Sivadier, Regane (une fille de Lear) est jouée par un mec, et Kent évidemment par une fille, histoire de simplifier le propos ; que tous les comédiens ont à peu près le même âge - filles et pères ; que les costumes partent dans tous les sens et que rien n’est synchrone.
J’ai dit basta -ou too much-, et je suis sorti.
Vivement le prochain Lear !
-> http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29806
-> http://www.fluctuat.net/5530-Le-Roi-Lear-Jean-Francois-Sivadier
-> http://www.webthea.com/actualites/?Nanterre-Theatre-Nanterre,1240
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La concomitance de la sortie - ENFIN !- des derniers épisodes du Roman d’un Acteur (désormais intégralement disponible), et de deux Matins de France Culture délocalisés à Bruxelles - les 11 et 12 octobre derniers- pour tenter de mieux cerner l’ampleur de la crise qui secoue la Belgique, m’avait amené à vouloir pondre ce billet.
Et puis je ne l’avais pas écrit, faute de temps nécessaire pour regrouper ma pensée devant ce large et essentiel sujet, analyse pourtant résumable en deux mots : un pays avec plusieurs langues, ça ne fonctionne pas (ou, selon moi, ça ne peut pas fonctionner.) Pas plus au Québec qu’en Belgique, ou pas plus que dans de futurs United States of America, évidemment moins unis si certains états - métropoles, capitales …- sont hispanophones et d’autres anglophones.)
Ce n’était pourtant pas les anecdotes, ubuesques et ridicules, qui manquaient dans ces émissions, et qui auraient pu constituer autant d’accroches à un billet.
Mais le dramatique et l’ampleur de la situation m’avaient sans doute repoussés.
Une autre anecdote, toute aussi stupidement ridicule m’y ramène tardivement, et cette fois je ne peux pas ne pas y faire écho.
Elle nous vient du Libé d’hier.
«Mon frère est accompagnateur [contrôleur].
Lorsqu’il fait la ligne Liège-Ostende, en Wallonie, il doit annoncer les gares seulement en français ; à Bruxelles, en français et en néerlandais ; et en Flandre seulement en néerlandais.
Une fois, il a annoncé les gares en français en Flandre et quelqu’un a déposé une plainte contre lui…»
!!
Allez, tant pis, je me lâche : Bienvenue à la vingt-troisième région française !
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Voilà, cette fois c’est fini.
Bel et bien fini.
Du beau Caubère, du vrai, du pur, du magnifique Caubère hier soir - jour impair- avec la Mort d’Avignon.
Que je plains ceux qui ne verront que La Ficelle des jours pairs : beaucoup de spectateurs ne découvrent qu’il y a deux parties qu’une fois dans la salle. Ou, et à un degré moindre, ceux qui verront Avignon avant la Ficelle.
La belle et grande fin c’est évidemment “Avignon”.
Cette “mort” d’Avignon c’est bien sûr la sienne.
Palais des Papes 1978, Cour d’Honneur, ce Lorenzaccio où tout ira de travers, où tout se liguera - météo, mise en scène, scénographie, jeu des acteurs, public…- pour en faire cet échec absolu qui brisera sa carrière théâtrale classique.
Georges Wilson a beau venir lui donner des conseils (de tournicotage contre le vent ! ), il ne sera jamais Gérard Phlippe dont le fantôme du Cid hante encore le plateau.
On rit en retrouvant le Caubère aux multiples personnages, véritable génie des incarnations.
Le public ne s’y est pas trompé. Applaudi -très- mollement la veille, ce fût une véritable ovation, public debout, hier soir.
La fin “définitive” (si j’osais) est sublime, déchirante.
Poursuite sur le sac à main de sa mère dont dépasse une lettre, qu’il lit en voix-off.
Qui dit que maintenant il faut arrêter, que les gens sont fatigués après 25 ans, qu’ils veulent rentrer chez eux et dormir, qu’il faut les laisser partir, qu’il faut LA laisser partir, retourner au pays des morts, dire aux gens que non elle n’était pas là sur la scène, que ce n’était que lui qui l’incarnait, et que surtout lui aussi doit aller dormir, pour enfin pouvoir se réveiller le lendemain.
Magnifique.
Allez, quand même, on regrettera :
-qu’il ait utilisé sa sortie “Voix Bulgares luttant contre le vent”, déjà utilisée dans autre spectacle.
L’image juste avant -sa lutte contre le fantôme de Gérard Philippe- eut été aussi belle.
- qu’il n’ait pas su -ou pu- enlever 30-40 mn de la première partie, ça nous aurait fait un premier acte, certes morbide, mais suivi d’un second acte - deux heures - ramenant tous les héros des 18 heures de l’Homme qui Danse.
Ca n’aurait fait après tout que 3h20-3h30, durée “normale” chez lui, en tout cas déjà atteinte par certains de ses spectacles. (*)
-qu’il n’ait pas pu - ou su- présenter cet épilogue, ce 7ème épisode en même temps que les 6 autres, l’an dernier.
C’en était évidemment la conclusion parfaite, le 7ème soir qui s’imposait dans la foulée.
Allez, Phlippe, maintenant il faut dormir.
(*) Je ne suis pas dans sa tête, mais je crois comprendre pourquoi il n’a pas pu en faire un seul spectacle.
Ce n’est pas une raison de longueur (cf.plus haut) contrairement à ce qui est écrit. C’est tout simplement qu’il ne pouvait pas choisir entre l’une ou l’autre des deux fins.
Evidemment Avignon est la “vraie”, plus belle, plus émouvante, et plus “définitive” fin de l’Homme qui Danse.
Mais elle se situe en 1978.
La noire et suicidaire Ficelle, se situe elle post-Lorenzaccio, en 1980, quand tout va mal pour lui.
Juxtaposer, dans un seul spectacle, un premier acte en 1980, et un second en 1978 n’était évidemment pas logique.
Proposer Avignon et sa fin seulement en premier acte, n’était théâtralement pas non plus possible.
Solution ? Faire deux spectacles.
Voilà, je pense avoir compris.
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Un gars reprenant en même temps que moi son vestiaire hier soir au Rond-Point dit à sa copine : “un vrai fiasco”.
Y’a pas à dire, ils parlent bien ces Parisiens.
J’allais plus simplement dire que c’était un ratage complet, un foirage total, ou que c’était à chier.
Mais effectivement “fiasco” 1° c’est mieux dit 2° ça résume tout aussi bien mon impression en sortant hier de la représentation de l’Epilogue -part.1- de Philippe Caubère.
Le spectacle de trop ? Le spectacle inutile ?
Le programme me dit que c’est au contraire le fruit de ses toutes premières improvisations d’il y a 25 ans.
Alors nous dirons que c’était le spectacle à ne pas exhumer, à garder au fond des valises et des greniers.
Ennuyeux, triste, pire morbide.
On ne rit plus.
On n’a plus envie de rire quand il nous avoue qu’il n’est là (aujourd’hui ? en 1980 année où se passe la pièce) que “parce qu’il faut bien bouffer”.
Ce fût drôle, ça ne l’est plus, quand il ressasse qu’il ne sait pas faire concis, qu’il est là parce qu’il ne sait pas faire autre chose et qu’on le fait vivre.
Plus introspectif que jamais (si tant que ça soit possible dans l’oeuvre de Caubère toute entière autobiographique), plus psychanalytique que jamais, pire : là franchement maladif.
On est, j’étais mal-à-l’aise.
L’impression d’assister à une séance dont j’eus été le psy -cette fois ci - à mon corps défendant.
La mort, le suicide rôde pendant deux heures interminables où, il faut quand même l’avouer, Caubère n’a pas grand chose à dire dans cette première partie.
(Quid de la seconde des jours impairs, que je vais voir ce soir ? La réponse demain ..)
Il ne fallait pas en faire deux parties. Il ne fallait pas la détacher du corps de l’Homme qui Danse (amusante formulation pour une histoire de pendu), des 6 épisodes précédents (on reprend exactement là où on s’était arrêté l’an dernier).
Oui, fiasco, y compris dans le calendrier.
Moi qui me faisais une joie de voir mon cher et vieux camarade Caubère, je suis reparti vers mon hôtel déçu, hébété, triste dans Paris malgré la beauté de l’itinéraire : Concorde, Fbg. St-Honoré, pl. Vendôme, rue de la Paix, Gds Boulevards, Folies Bergère parcourus de pittoresques cyclistes Vélibants.
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