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La seconde surprise de l’amour

14/11/2008 arnaudt 3 commentaires

Une gemme s’est posée sur le plateau de la Comédie de Béthune depuis quelques jours.
Je parle bien sûr de la Seconde Surprise de l’Amour, de Marivaux, mise en scène de Luc Bondy, que j’ai vue hier soir.
Voilà une des plus belles soirées de théâtre auxquelles j’ai assisté depuis longtemps. Voilà probablement ce que le théâtre contemporain – français, européen… et plus si affinités- peut offrir.

Dès qu’on entre dans la salle et qu’on découvre le plateau, avant même que les acteurs n’y pénètrent, on saisit l’ambition de Luc Bondy et on subodore quelque chose de passionnant.
Les premières minutes désarçonnent néanmoins : j’ai toujours adoré Marivaux – comme Goldoni d’ailleurs, probablement mes deux auteurs favoris- parce que je les associe à la grâce et à l’élégance, au raffinement et aux plaisirs, aux tourbillons des corps, des esprits et des sens, aux couleurs, au soleil.
Le décor et les lumières de cette mise en scène -intemporelle, on n’est ni en « costumes d’époque » ni réellement ancré dans une quotidienneté – sont davantage dans le monochrome, dans le gris et les tons neutres, dans le noir-deuil, que dans les frous-frous chatoyants et virevoltants auxquels le nom de Marivaux fait instantanément penser.
Le ton lui même, le tempo des acteurs, leur lenteur  (on n’est pas non plus chez Bob Wilson, heureusement) surprend de prime abord.
Puis très vite la langue, les mots de Marivaux se font entendre, raisonnent, et l’on perçoit toute l’adéquation  entre la forme et le vocabulaire de la pièce, trouvée, éclairée, illustrée par Luc Bondy.
Ce n’est pas une simple relecture de la pièce, c’est encore moins un travestissement ou une trahison, mais bien un éclairage : les  notes étaient là, il suffisait de les faire entendre.
Je rectifie : il fallait un grand metteur en scène pour les faire interpréter par les comédiens virtuoses, pour les donner à entendre au public.

Quel dépoussiérage ! Non que j’ai jamais trouvé Marivaux vieillot, mais quelle réponse à ceux qui trouveraient dépassé et sans intérêt d’étudier une pièce et une langue du début XVIIIème siècle ! La salle était aux deux-tiers remplie de collégiens tous droits sortis de l’Esquive : rangées -non mixtes- de garçons,  petites frappes de lycée en blousons de cuir, passant une grande-partie de la représentation à se texter ; filles plus attentives et concernées. Quelle chance pour eux d’avoir pu assister à un tel spectacle,  qui venait à eux, qui leur était offert, même si, sans doute, ils n’en ont pas saisi le privilège. (Je fais toute confiance à leurs enseignants pour en tirer tout le bénéfice.)
Merci Malraux, merci Lang… nous sommes privilégiés en France d’avoir, jusqu’au coeur de toutes nos provinces, accès à cette qualité de spectacle là !

Les comédiens étaient à l’unisson d’une mise en scène ciselée, ne perdant jamais le fil ténu du parti pris Bondyien.
Plastiquement c’était superbe -tout de silhouettes, d’esquisses, de traits au fusain- et, c’est tellement rare,  lisible par tout un chacun.
Rien de superflu ou d’esbroufe malgré une inventivité incessante, y compris dans les interstices laissés entre les répliques.

Oui, une grande et belle soirée de théâtre !

(Comment ça, ça ferait un bide sur France2 en prime-time ? Mais on s’en br*nle ! Aboulez !)

PS :  Allez quand même, on pourrait trouver que la pièce est un rien monotone, monocorde. La note est belle, elle est magnifiquement tenue d’un bout à l’autre par des comédiens au diapason, mais c’est la même note sur deux heures (notamment la Marquise).
Est-ce dû à la pièce de Marivaux elle même, qui serait monochrome ? Est-ce la tonalité amenée par Bondy ? Je ne sais pas y répondre : c’était la première fois que je la voyais et que j’assistais à un spectacle du metteur en scène suisse. 

Luc Bondy et Marivaux – Ma-Tvideo France2
ITV de Luc Bondy à propos de sa création de la seconde surprise de l’amour de Marivaux 

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Fanny

03/11/2008 arnaudt un commentaire

Je me souviens de Noces en Galilée, de ce beau film belgo-palestinien de Michel Khleifi, que j’avais vu il y a quelques années (20 ans ? déjà ?) alors que j’étais étudiant et que je fréquentais encore à l’époque les salles Art & Essai (j’avais même que ça à foutre).
Je me souviens que, dans le film, tandis que la noce battait encore son plein en bas et que les invités festoyaient, les époux étaient partis consommer leur union, et que le marié devait redescendre plus tard en brandissant un drap taché de sang, preuve de la virginité de sa jeune épouse.
C’était il y a 20 ans (seulement ?) et c’était en Palestine. 

Je ne sache pas, je ne crois pas que les choses aient beaucoup changé depuis, là-bas, détrompez moi si c’est le cas

Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que j’ai vu Fanny samedi soir en direct du Vieux Colombier, salle appartenant à La Comédie Française, avec la troupe du Français,  et que ce fût un plantage dans les grandes largeurs. (Je me demande encore comment on peut à ce point passer à côté de son sujet. )

On connaît l’histoire, je ne la rappelle donc pas (si ? Fanny a fauté, est enceinte de Marius sans être mariée, tandis qu’il a pris la mer pour ne plus jamais revenir, croit-il, et elle va accepter d’épouser Panisse, veuf sans enfant, qui l’avait déjà demandé en mariage) ; on connaît le folklore : Cesar, Panisse, Escartefigue, M. Brun … ; on connaît enfin le film dans sa trilogie, avec évidemment Raimu.
On ne comprend l’histoire, on ne peut appréhender la tragédie, le sacrifice de Fanny qui ne peut pas attendre le retour de Marius deux ans plus tard, parce qu’elle est enceinte, déshonorée, et qui accepte donc de se marier avec ce vieux Monsieur qu’est, à 54 ans, Panisse, que si on a un contexte pour le comprendre.  

Contexte temporel : la France, Marseille, des années 30. Avant la guerre et la Libération, avant les ’60s, avant 68 et la révolution sexuelle, en tout cas pas de nos jours, où plus de la moitié des enfants sont issus de parents non mariés (mais ça, apparemment, la metteuse en scène Irène Bonnaud ne semble pas le savoir), pas de nos jours où, une jeune fille n’est plus mineure à 19 ans et où un homme de 54 ans n’est pas encore un vieillard. 

Ou contexte spatial ou sociétal: la Palestine, on y revient, ou tout autre pays/région  où la religion, les rapports hommes-femmes ne sont pas les nôtres, où les mariages forcés sont légions, où la virginité demeure là-bas un élément essentiel, quelque chose  qui pourrait annuler un mariage par exemple, (un truc qui ne peut pas exister par chez nous, si ?), bref où les codes sont différents.

Tiens, j’aurais bien imaginé une jeune troupe entièrement maghrébine, ou noire, ou 100% constituée de jeunes filles jouant la pièce, y compris les rôles masculins, et la re-situant, la restituant quelque part au Moyen-Orient.
Ca aurait donné quelque chose à entendre, quelque chose à comprendre.
J’aurais bien vu ça dans une toute petite salle, ou aux Bouffes du Nord.
Evidemment ça n’est pas possible au Français.
Evidemment ça n’est pas non plus ce que souhaitait Irène Bonnaud, qui cherchait sans doute à universaliser la pièce de Pagnol.
- Elle en a ainsi supprimé les accents pour en supprimer le cadre spatial et le pittoresque folklore : pourquoi pas. Mis à part les premières scènes « de groupe » et quelques absurdités (le « parisien » qui lui a l’accent marseillais), ça passe plutôt bien.
- Elle a ainsi supprimé le cadre temporel, en multipliant les « anachronismes », malheureusement tous aussi idiots les uns que les autres : Abba et les Coliposte, le téléphone portable et les Parapluies de Cherbourg, et là c’est aberrant (pour ne pas dire pire).
Parce qu’on peut supprimer l’un, mais pas l’autre (ou inversement).
Ne pas situer dans le temps, multiplier les époques, mettre une tenue 60s et une choucroute sur la tête à la tante Christine, pourquoi pas, mais il faut alors situer socialement ou géographiquement l’histoire.
En banlieue, dans le (Quartier) Nord, que sais-je … violer Pagnol s’il le faut (si c’est pour lui faire un bel enfant, comme dit l’autre), enlever le pittoresque, les scènes et répliques inutiles

On ne peut pas faire interagir les personnages « comme aujourd’hui », dans leurs rapports parents-enfants notamment,  et en même temps vouloir faire comprendre le comportement de Fanny qui semble perdue dans un trou spatio-temporel, à se débattre et se sacrifier ainsi dans une époque où elle erre seule, en se lamentant sur du Michel Legrand.
Ou alors c’est Fanny-Antigone, qui brave les conventions et les codes de l’époque, mais il faut nous le dire 

Pour encore en rajouter, Irène Bonnaud (que je ne connais pas mais dont je vais suivre attentivement les prochains projets) a distribué et dirigé ses comédiens à l’emporte-pièce.
Je me souviens (oui encore) de ce metteur en scène de cinéma à qui on demandait comment il dirigeait ses acteurs, et qui répondait que tout se faisait au moment du casting, qu’une bonne direction consistait à savoir choisir les comédiens qui correspondent au rôle et qu’il n’y avait ensuite plus rien à faire ou dire.
J’ai rarement vu aussi mauvais casting de théâtre, aussi désincarnés personnages (je sauverais Catherine Ferran, elle très juste en Honorine).
Même sans avoir revu la trilogie récemment, même sans avoir pensé à Raimu, on ne pouvait trouver pire comédien pour jouer César.
J’ai rarement vu tout simplement aussi mauvaise mise en scène, I. Bonnaud ne sachant pas choisir le registre de la pièce, faisant rire aux moments tragiques et inversement, multipliant le mauvais goût :  même le public était mauvais c’est dire ! (Claque payée par France2 pour rajouter une vraie-fausse bande sonore avec forces rires et bravos finaux ?)

C’était la dernière, je n’ai donc pas besoin de vous dire de ne pas y aller.

 

PS : Armelle Héliot a pourtant aimé. Ben alors Armelle ?

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[BOS08] David, Aimee and George ?

Vous avez consulté vos agendas j’en suis sûr. Des CitySearch, des TimeOut et autre TravelMuse.
Et vous pensez qu’après CSN vendredi, Aimee Mann hier, ce soir je vais voir George Michael en face de mon hôtel, c’est à dire au TDBanknorth Garden ?
Tout faux ! :)

Non, par contre je me ferais bien Comme Il Vous Plaira à 7PM.
Shakespeare dans le Common ça doit être sympa non ?

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Micro-blogging du 2008-07-23

  • Sors de Gypsy, au St. James Theatre, sur la 44ème. Du pur Broadway, classique, intemporel. Intransposable (pas Lion King ou Mary Poppins). #
  • Mes photos d’hier soir à Yankee Stadium sont en ligne- à partir de http://tinyurl.com/5j8efd #

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Z’Arts Up 2008 J#1

Quelques photos de la première soirée de cette 9ème édition du festival des Arts de la Rue.
C’était hier soir, sous une pluie tolérable mais constante (ou l’inverse).
Ce soir c’est carrément une pluie battante -le pire temps qu’on puisse imaginer pour ce genre de manifestation (*)- et je me demande si j’y vais. C’est bien dommage …

(*) Il fallait évidemment s’y attendre avec le temps de la semaine dernière. Longtemps frais longtemps sec… et inversement.

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(Toutes prises à 1600 ISO. Satisfait du résultat.)

PS : Photos importées, triées, -très rapidement- retravaillées avec la béta de Adobe Lightroom qui est une pure merveille de logiciel à l’interface toute de modernité et de technologies les plus récentes.
On peut tout y faire, classer, retoucher, exporter, un iPhoto sous steroids. Je n’en ai découvert que le dixième mais je suis déjà persuadé de l’acheter.
(D’autant qu’il y a le plugin d’exportation vers Flickr qui va bien :) )
Btw, si j’ai la béta valable pour 30 jours, je cherche un utilisateur de Lightroom 1 qui pourrait me permettre de bénéficier de cette béta 2 jusqu’au 30 août.
Merci d’avance :)  

Yasmina

Est une Star.
Si je savais que Art avait eu un succès mondial -et mérité- je n’avais pas bien saisi à quel point les nouvelles pièces de Yasmina Reza sortaient worldwide, un peu comme un blockbuster hollywoodien sort partout dans le monde le même jour.
La pièce vient à peine de commencer à être jouée à Paris (*) qu’elle est aussi lancée à Londres.
C’est dire si l’adaptation -par Christopher Hampton qui s’était déjà chargé de Art- était prévue de longue date.
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Oui, impressionnant.

(*) J’ai vu la pièce il y a quelques semaines – oui, déjà :) – et si je ne prétends pas avoir vu tout ce qui se joue à Paris, j’ose pourtant dire que c’est sans doute ce qu’il y a de mieux à voir actuellement.
C’est sans doute idiot à dire, mais pour moi c’est exactement ça du théâtre, du « vrai » théâtre.
Un texte brillantissime et drôle.
Un quatuor de comédiens -dont Huppert ne constitue qu’un quart- parfait.
Ni intello-imbittable, ni débile.
Décor et mise en scène superbes.
On peut y emmener n’importe qui. Je n’imagine pas qu’on ne puisse pas aimer et ne pas savourer chaque seconde d’une des plus belles soirées de théâtre qui se puisse concevoir.
Courez-y et on en reparle :)

Ca me donne presque envie de retourner le voir à Londres tiens…

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Willkommen Bienvenue

La diffusion d’un, si j’en crois la critique, excellent documentaire, évidemment diffusé beaucoup trop tard, à propos de la Nuit de Cristal et de celui qui en fût à l’origine (*) me donne l’ »opportunité » de vous reparler de Cabaret aux Folies-Bergère, de vous redire de vous y précipiter pour les 2 semaines qui restent avant la Dernière.

Si chacun sait que l’histoire de Cabaret se passe pendant la montée du nazisme en Allemagne, on a peut-être oublié que la Nuit de Cristal elle même est un élément de l’histoire, en tout cas dans la production de Sam Mendes visible à Paris, puisqu’on jette des pavés dans les vitres de la pension de famille de Fraulein Schneider : ce ne sera pas le dernier avatar de cette tragique histoire.

La production qui triomphe depuis septembre 2006 aux Folies est tout simplement miraculeuse.

- Magnifique la transformation de la salle de la rue Richer.
Si je n’avais pas vu un documentaire sur le démontage radical du parterre pour le transformer en Kit Kat Club, j’aurais pensé que c’était là l’aspect normal de la salle. Evidemment non et c’est incomparable de voir cette excellente production DANS ce lieu, magnifique et mythique, subliment transformé.
Quand une scène, un numéro se passe dans le KitKat Club, les lampes des tables du parterre s’allume ainsi que l’enseigne en néon, les filles défilent dans les travées, les ampoules clignotent partout dans la salle.
Dépaysement garanti.
« Laissez tous vos soucis dehors : ici la vie est magnifique, les filles sont magnifiques, même l’orchestre est magnfique ! » nous dit l’épatant MC.
Et c’est le cas !
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- Sans doute l’une des plus belles entrées de « musical » qui soit avec les 8mn30 du premier numéro, le célèbre Willkommen Bienvenue.
Je ne vois pas quelle autre comédie musicale commence aussi fort et mette autant le spectateur immédiatement dans le bain.
Des morceaux célébrissimes : Mein HerrMoney (makes the world go round) – le bouleversant Maybe This Time – en vf Peut-être Bien- et bien sûr le titre éponyme. Peu de comédies peuvent se targuer de tels « tubes » intemporels.
Elles sont ici toutes francisées, excellemment, et ce qui aurait pu me laisser dubitatif m’a totalement convaincu.

- Superbes la production, la mise en scène, le décor, les musiciens, acteurs – et actrices- tous parfaitement au niveau de ce qu’on peut voir de mieux à Londres (ou Broadway).
C’est un tir groupé.

- Une vraie histoire, certes tragique -on sort ébranlé par le final -, avec des musiciens ou des danseurs qui sont là pour servir l’histoire dans une totale adéquation forme-fond, loin des productions débilitantes où 20 danseurs s’agitent en vain derrière Louis XIV ou dans une île grecque de carton pate.

- Mais surtout absolument miraculeuse la découverte de celle qui reprend le rôle immortalisé par Liza Minelli et incarne Sally Bowles, la sublimissme Claire Perot.
Tout simplement parfaite !
Pouvait pas trouver mieux : énergique, tonique, puissance vocale, ramage et plumage :) , tout y est : l’émotion et le plaisir sont complets.

Cerise sur le gâteau : elle a cette voix pointue des voix françaises dans les films des années 70, la voix parfaite qui eut pu doubler Liza Minelli. Raccord total.

Vous aurez compris qu’on a là la quintessence absolue de ce que j’aime voir sur scène.
J’ai cherché : non je ne vois pas ce qui pourrait me plaire davantage.

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Je l’ai revu pendant les fêtes – le jour de mon anniversaire, chouette cadeau :) - et j’y retourne pour la dernière le dimanche 27, et je ne saurais trop vous conseiller de vous précipiter sur les dernières places des ultimes représentations.
Ok, c’est (super) cher mais ça les vaut.
Je regrette même de ne pas être allé plus souvent.

Un tuyau Baragouine© : si le Carré Or -90€- et la 1ère Catégorie – 74€- vous sont inaccessibles (c’est mon cas) vous pouvez avantageusement opter pour la deuxième catégorie – 54€ quand même- MAIS en demandant des places latérales.
Elle sont certes sur le côté, mais très très proches de la scène -et donc des filles :) - dans une position qui ne gêne en rien la visibilité, au contraire.

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M par exemple, en 2ème catégorie à l’étage sur les côtés, le plus possible en bout de rang, c’est très bien.
M13 c’était ma place la dernière fois, j’ai repris la même pour la Dernière :) .

Si vous n’avez jamais vu de « musical » digne de ce nom, du gabarit de ce qu’on peut voir à Londres ou si vous avez rêvé de voir « live » le film aux 8 Oscars de Bob Fosse, c’est l’occasion ou jamais : il vous reste 2 semaines.

-> http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16067
-> http://blog.ifrance.com/marlonlefion/archives/bymonth/11-2006

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Sam

10/01/2008 arnaudt un commentaire

J’aime beaucoup, j’apprécie énormément, Samuel Etienne, mais faut bien reconnaître qu’il est grand comme une bite à genoux.
Je sais : ça se voit pas à l’écran.

Je lui tenais la porte l’autre soir à la Comédie des Champs-Elysées où nous allions voir le même spectacle (*) – il ne m’a pas reconnu- mais il aurait pu passer à l’aise sous mon bras à l’horizontale.
Il doit mesurer moins d’1m70, peser 60kg tout mouillé et acheter ses petits pulls cachemire noirs en taille Small.
Sinon il est à la ville comme à l’écran : l’oeil qui pétille, qui frétille, en suractivité permanente et ne tenant pas en place.
Il était bien accompagné et, je ne sais pas pourquoi, ça ne m’a pas surpris.


La salle était plus qu’à moitié vide. Je n’ai pas bien compris de quoi ça parlait, et je n’étais pas le seul, au sortir de la pièce, à me jeter sur les extraits de journaux – critiques unanimement dithyrambiques- affichés dans le hall du théâtre, pour tenter de connaître le sujet de la pièce. (L’impossibilité, ou l’obscénité de toute création artistique depuis la Shoah ? Je ne sais pas …)

Peut-on imaginer porcelaine plus ravissante que Barbara Schulz ? …
Avec beaucoup de délicatesse et d’intelligence, Michel Fagadau, adaptateur de la pièce avant d’en inventer la mise en scène dans une série de décors clairs, lumineux, dépouillés mais profondément raffinés, débusque les lièvres sans avoir l’air d’y toucher.
On est émus. Les destins sont aussi sombres que les silhouettes paraissent aériennes. On admire que, dans notre atmosphère irrespirable de Paris Fricophile, un spectacle de qualité puisse avoir vu le jour.

Le Canard Enchaîné – 03/10/07

Quatre acteurs remarquables.
Figaro Magazine – 20/10/07

Quatre virtuoses interprètent cette brillante partition. Sortis du spectacle, les personnages ne quittent pas notre esprit.
Paris Le Nouvel Obs – 11/10/07

Un spectacle intelligent « de grande qualité ».
Pariscope – 24/10/07

Michel Fagadau a monté et dirigé à merveille ses magnifiques acteurs.
Télérama – 24/10/07

Ce spectacle tient le public en haleine grâce à un parfait quator de comédiens. Une réussite sans ombres.
L’Express – 25/10/07

-> http://spectacles.premiere.fr/pariscope/theatre/salle-de-spectacle/spectacle/en-toute-confiance/(affichage)/press
-> http://uejfac.over-blog.com/article-7256647.html

J’ai trouvé ça super appuyé, lourd, mais bon …

(*) En toute confiance, avec en rôle titre la compagne d’un « régulier » de NPPDM : le consultant/publicitaire/ et très sarkozyste Romain Hatchuel.
On peut donc penser qu’il n’avait pas payé sa place, lui ! ;-)

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Totus Mundus

Un petit tour au Globe cet été ? Comme (presque) chaque année ?
Probablement.
Mais pour voir quoi ?

La réponse vient de tomber il y a 10 minutes dans ma boite aux lettres.

2008 Theatre Season – ‘Totus Mundus’
Priority booking now open
Public booking opens 11 February
Season opens 23 April

In 2008 we celebrate the glorious diversity of Shakespeare’s work. The season opens with his most searching tragedy King Lear, followed by the magical and popular comedy A Midsummer Night’s Dream, his thrilling and savage satire Timon of Athens, and his invention of a new form, the sit-com, in The Merry Wives of Windsor.

Chouette : Le Roi Lear !! :-)

Allez, plus qu’à sortir ses Classiques GF Blilingues et à réserver.

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Tire-Lear

08/12/2007 arnaudt 2 commentaires

Je sors de Lear.
Ou plutôt je me suis tiré à l’entracte, soit quand même au bout de 2h20.
Trop c’est trop, y’a des limites au supportable.
Comme ça je sais que ça n’est pas la peine que je me batte pour aller, l’été prochain ou n’importe quel autre, au Festival d’Avignon.

Non seulement une grande partie des spectacles présentés est imbittable, mais même ceux qui sont « célébrés par toute la critique » comme c’est le cas de ce Lear mis-en-scène par Jean-François Sivadier (qui a encore été le coup de coeur d’Armelle Héliot dans le dernier Masque et la Plume Théâtre), me me sont insupportables.
C’est une bonne leçon. Maintenant je connais mes limites.

La cour, enchantée et enthousiaste, les ovationne longuement.

-> http://www.lefigaro.fr/culture/

Au delà de ça, voilà le troisième Lear que je vois en 12 mois -après celui de la compagnie de l’Oiseau Mouche, et celui « de Piccoli » à l’Odéon, vu in situ aux Ateliers Berthier, je ne parle donc pas de la captation télé passée sur Arte-, et voilà trois fois que je ne comprends strictement rien à ce qui se passe devant moi.

J’ai beau avoir sorti mon Classique Garnier-Flammarion Bilingue, relu l’analyse critique et ce qu’il faut en comprendre, je ne comprends rien à l’intrigue, aux actions des comédiens, à ce qu’ils font devant moi, à l’avancement de la pièce .
Bref un Shakespeare auquel je reste totalement hermétique.

Ceci dit, qu’une pièce puisse aussi bien être montée en 1h30 (Reteuna), en 2h20 (Engel) ou ici en 3h45, non pas tant en jouant sur les rythmes des comédiens, mais bien en sabrant dans le texte, me laisse perplexe.

Quant à la forme, je l’ai vu dans un chariot (Reteuna), en Borsalino années 30 (Engel), et sur plan incliné à époque indéfinissable (Sivadier).

Mais j’aimerais bien la voir « à plat » au moins une fois, pour voir si je pige quelquechose.
Parce que ce soir c’était le contraire et à peu près chaque parti-pris de mise-en-scène m’était pénible parce que illisible.
On ne comprend rien de la temporalité -les changements de scènes ou d’actes-, ou de la topographie des lieux.
On ne comprend rien des intentions des acteurs, qui courent autour de l’espace incliné, ou s’y meuvent sans qu’on sache le pourquoi ou le sens de leurs déplacements.
Ils disparaissent et apparaissent, ils s’envolent même, mais d’où viennent-ils, où vont-ils, mystère.
Je suis ouvert à toutes les audaces de mise-en-scène, encore faut-il qu’il y ait un minimum de lisibilité, encore faut-il surtout que ça éclaire certes, mais que ça rende compréhensible le texte.
Ca n’est, pour moi, ici, pas du tout le cas, et je ne sais rien du temps, de l’espace, des intentions et des mouvements des comédiens.

J’ai vu avant « l’entre-acte » des rôles et des scènes absolument pas vues chez Engel/Piccoli (ou tellement décalées que je ne les ai pas reconnues ? c’est possible !!).
J’avais devant moi un gars à demi nu (qui jouait par ailleurs comme un pied, comme quelques autres de cette production pourtant encensée), dont je ne savais absolument d’où il sortait et à quoi il servait dans l’intrigue : un « serviteur » me dit le programme ? je ne sais pas…
Quant à Lear lui même, il a fini ce « premier acte » intégralement nu…

Ah oui, j’ai oublié de préciser que chez Sivadier, Regane (une fille de Lear) est jouée par un mec, et Kent évidemment par une fille, histoire de simplifier le propos ; que tous les comédiens ont à peu près le même âge – filles et pères ; que les costumes partent dans tous les sens et que rien n’est synchrone.
J’ai dit basta -ou too much-, et je suis sorti.
Vivement le prochain Lear !

-> http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29806
-> http://www.fluctuat.net/5530-Le-Roi-Lear-Jean-Francois-Sivadier
-> http://www.webthea.com/actualites/?Nanterre-Theatre-Nanterre,1240

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