Pour ceux qui ne seraient pas bien au courant des tarifs des comédies musicales dans le West End, c’est grosso modo ça.
400 balles (40£) on est au Balcon (deuxième étage pour les non connaisseurs )
500 (50£) on est en Corbeille (premier balcon) ou au dernier tiers de l’Orchestre.
600 (60£) on est dans les deux premiers tiers des Stalls comme ils disent. (*)
Si on vient à deux, vous faîtes le compte, ça commence à faire cher la soirée.
Moins cher que l’Opéra, mais quand même …
(Oui, je sais, il y a aussi TKTS à Leicester Square qui vend les places 50% pour le soir même - un peu comme au kiosque de La Madeleine- , ainsi que tous les plus ou moins vrais discounters qui encombrent les alentours de Covent Garden.)
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Ce soir Lord of The Rings, à Drury Lane (je peux y aller en pantoufles : j’ai un jour compté qu’il y avait grosso modo 100 pas entre la porte de mon hôtel et la façade du Theatre Royal Drury Lane :D)
Plus grosse production jamais montée dans le West End -12 millions de Livres- 50 sur scène (70 en tout)…
C’est vrai que la bande annonce ou les extraits sont impressionnants.
Je vous en reparle donc…
(*) Ils en ont le plus souvent trois : le Grand Circle (Corbeille par chez nous), le Upper Circle (premier balcon) et le Balcony (second balcon) ; dans des vaisseaux qui font entre 1000 et 1600 places… Impressionnant West End
(Pour rester dans le même sujet, puisque j’écume YouTube en loques.)
Cette version là est pas dégueue non plus. Elle date du 10 juillet de l’an dernier, quand les Misérables sont devenus la comédie musicale à la carrière la plus longue, dépassant donc Cats.
La première minute n’est pas cadrée-mais le son est bon-, puis … je vous laisse découvrir la deuxième moitié.
Je n’en dis pas plus mais le cast new-yorkais rejoint le cast londonien…
L’éclairage Bleu-Blanc-Rouge, les coups de fusils … wouah
Ah putain !
A un jour près !!
J’assistais à la 9000 - 9 000 ! - des Miserables à Londres.
Et sans doute à la fête/commémoration qui aura inmanquablement lieu sur scène après le earth-shaking, crowd standing, goosebumps giving When Tomorrow Comes.
(ici en version Anniversaire 10 ans, chantée, avec choeurs, au Royal Albert Hall)
Un jour je m’en remettrai.
Un jour j’arriverai à le regarder détaché, serein, zen… sans chialer comme un gamin à partir de la mort de Fantine et pour les deux heures de spectacle restant.
Un jour je verrai les fantômes de Fantine et Eponine venir chercher Valjean, les morts des barricades réapparaître du fond de la scène sans m’effondrer.
Ce jour là mes frères n’est pas arrivé.
(Je défie quiconque d’ailleurs de ne pas le faire. On raconte que les ouvriers imprimeurs qui assemblaient les caractères de typo du roman chialaient en découvrant l’histoire au fur et à mesure. Légende ou vérité ?)
Je n’ai jamais vu une représentation sans que les 1400 spectateurs du Palace -ou désormais 1000 du Queen’s Theater- ne se lèvent comme un seul homme au final.
Depuis 22 ans à Londres, doit bien y avoir une raison …
Sont quand même sympas c’est bien foutu TicketMaster non ?
De rappeler, quelques jours avant, le spectacle que vous avez réservé il y a déjà pas mal de temps.
Au cas où on l’aurait oublié, qu’on n’aurait pas pensé à réserver son Eurostar (lundi 10:36) ou son hôtel à Covent Garden….
C’est ce que j’appelle du service bien pensé.
PS : Pour ceux qui n’en connaîtraient que la référence dans Brothers&Sisters, je reprécise aux dames et demoiselles qui tomberaient sur ce blog, que je ne suis pas gay -not that there’s anything wrong with that-, bien que je vous réserve d’autres annonces culturellement compromettantes prochainement.
Pourquoi être dépendant des horaires, fluctuants, de France2 ; de k7, jamais dispos quand on en a besoin ; de magnétoscopes trop compliqués à programmer ? France2.fr a pensé à nous autres fans de Caubère.
Claudine ou l’Education, en “épisodes” streamés, haute qualité. C’est pas du stage6.divx.com mais c’est remarquable.
Enjoy
Claudine, premier spectacle de l’Homme qui Danse, est sans doute mon préféré.
Peut-être parce que chronologiquement vu en premier (à l’Athénée il y a quelques années).
Assurément parce que celui le plus centré sur Claudine, donc le plus émouvant.
Regardez l’épisode 7 si vous en connaissez rien de Caubère. Pas grave si c’est la fin de la pièce, tout y est contenu.
Dieu qu’il a du mal à la faire sortir de scène sa mère.
Et si votre gorge ne se noue pas quand retentissent les Voix Bulgares, inutile de poursuivre, ce n’est pas fait pour vous.
Pour ma part, l’émotion reste intacte après l’avoir plusieurs fois.
(Et le lendemain, pour Le Théâtre selon Ferdinand, la caisse est là, dans un coin de la scène, côté Cour, avec la robe et le châle. )
C’est une bonne idée ça.
D’avoir découpé les 18 heures de l’Homme qui Danse non apparemment c’est juste Claudine ou l’Education , soit deux pièces (env. 6h) en 7 “épisodes” d’environ 30mn, qui correspondent effectivement à des “actes” de l’oeuvre de Philippe Caubère. (Certains durent plutôt une heure, voire une heure trente, mais c’est une autre histoire.)
Apparemment c’est diffusé depuis quelques jours le 13 sur France 2, mais je ne le découvre qu’aujourd’hui.
Il faut dire que ça passe au coeur de la nuit… Dommage ça remplacerait avantageusement Chouchou & Loulou.
Je ne le découvre qu’aujourd’hui mais j’ai de la chance, TU as de la chance lecteur de Baragouine, car cette nuit est diffusé l’ “épisode” assurément le plus drôle de la saga, tiré de Claudine ou l’Education, Johnny au Parc Borely.
Drôle est la litote de l’année : je me revois au fond du Théâtre du Rond Point, plié en deux, me tapant sur les genoux et ayant du mal à reprendre haleine. Mal aux zygomatiques et au ventre, de rire. C’est dire si c’est rarissime.
(Autre épisode à se pisser de rire : son passage -oral- du bac en 68. Peut-être sera t’il diffusé plus tard.)
Il faut ne rater sous aucun prétexte la diffusion de ce moment d’anthologie ou Robert, le pote de Ferdinand, raconte à celui-ci qui n’y est pas allé, le concert de Johnny Holliday -et le trajet en mobylette- devant 15 000 gonzes au Parc Borelly.
Ce n’est plus un concert, c’est L’Illiade et l’Odyssée.
Un pur et grand moment de bonheur.
Merci Monsieur Caubère pour ces moments à jamais ancrés en moi.
Cette nuit aux alentours de 1h10 (c’est à dire beaucoup plus tard, prévoyez de la marge sur vos K7) sur France 2.
Est-il besoin de vous rappeler que ce soir sont remis les Molières du Théâtre.
Non assurément.
Avec quelques personnes que * ahem * j’aime bien.
Melle Adjani évidemment.
Philippe Caubère of course.
Pour lesquels je vote des deux mains et deux pieds.
Gagneront-ils ? Peu m’importe mais j’en serais aux anges.
(Du moment qu’Elle est dans la salle et que la caméra s’attarde, longuement, sur Elle …)
Avec quelques formidables spectacles que j’ai eu le privilège de voir, et que je ne saurais départager dans leurs qualités respectives.
Les Ephémères - Mnouchkine - Cartoucherie.
Pedro et le Commandeur - Porras - Comédie Française.
Ou Cabaret qui mérite mille fois de gagner pour continuer sa course aux Folies Bergère.
(Non je n’ai pas vu Cyrano, j’ai un peu honte …)
C’est du lourd pour le Molière du meilleur comédien entre Piccoli (Lear - Odéon Berthier) - seul que j’ai vu dans cette catégorie- , Bouquet (Avare - Porte St-Martin), Hirsch ( Le Gardien - Oeuvre), Vuillermoz (Cyrano - Comédie Française) ou Gamblin (Confidence trop intime - Atelier).
Si je reste circonspect pour Nathalie Baye (Zouc par Zouc, Rond Point) dont la performance m’a, pour le moins, peu impressionné, et quelques autres spectacles, médiocres à mes yeux, spectacles, (Blanc, Importance d’être Constant, voire même Marie Stuart…), comme le fait remarquer Théothéa, il y a aussi quelques oublis fâcheux. Xavier Gallais dans Adultères par exemple.
Last but not least c’est présenté par Karine Lemarchand, et Jacques Weber est Président d’Honneur.
Bref une belle soirée en perspective.
PS : Deux sur la balançoire, avec Chouchou et Loulou, mise en scène Bernard Murat, à enregistrer ensuite.
A vos “K-chettes”
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[MAJ] Quelle soirée de merde. Non seulement mes favoris n’ont rien eu, mais ils n’étaient même pas dans la salle.
Pas de longs plans sur Melle Adjani comme lors des remises précédentes.
Rien pour Caubère, absent, pour Mnouchkine, absente, pour Cabaret (évidence, mais bonne idée d’avoir utilisé Willkommen - Bienvenue pour le pré-générique), tout pour Cyrano.
Par contre, Karine Lemarchand légère et court vétue.
MEGA PUT##@$% BONNE KARINE LEMARCHAND !!!!
On se dit : Strindberg + Rampling + Sandre ça doit le faire.
(+ Cloos + Verley).
On arrive Théâtre de la Madeleine, on demande une place Catégorie 2 pas trop chère et on s’attend à être, au moins, en Corbeille.
On vous met en Loge d’Orchestre en vous précisant qu’à ce tarif normalement on est au second rang de la dite loge, mais que là on sera seul (dans une loge de 4) et que donc on peut truster le premier rang.
Cool donc.
On s’en va patienter dans le Starbucks pas loin qui jouxte l’Olympia tandis que J.F. Balmer qui fait Mitterrand face à Weber-Giscard va s’en jeter un au bistrot de la rue de Surène.
On revient 15mn avant le début, on s’installe et on est surpris par le peu de monde.
On comprend mieux le pourquoi de la loge seul quand, lorsque la lumière s’amenuise, l’Orchestre est -à peine- à moitié rempli, la Corbeille et le Balcon inexistants, bref le théâtre aux 2/3 vides.
On comprend surtout, au fur et à mesure de la pièce le pourquoi du vide de la salle.
• Un décor indigent et hideux, qui laisse les comédiens entrer et sortir du plateau n’importe comment.
Ridicule surtout, qui place les acteurs dans des postures affligeantes. (Ahhh Charlotte Rampling semblant jouer le piano !!.)
• Des lumières affreuses, indignes.
• Un texte, dont je n’ose penser qu’il est à ce point là mauvais car le programme et internet nous disent que c’est un classique du Strindberg, mais comme il est vraiment ridicule, on se permettra de douter de la (nouvelle ?)traduction.
• Et puis il y a les comédiens.
Entre le résigné et le dépité, l’acteur qui n’a plus qu’une seule envie, que la représentation, l’engagement même s’achèvent, celui qui sait que 1° c’est raté et ça ne prend pas 2° il n’y a pas grand monde dans la salle.
Surtout des acteurs qui ne jouent pas ensemble.
Ouiiii, j’ai bien compris que c’est le thème même de la pièce, l’incommunicabilité entre les êtres, a fortiori au sein du couple, coups tordus d’individus pervers et “destruction de l’autre”, mais quand même, pas à ce point là.
Pas quand un comédien commence sa réplique sans apparemment trop savoir que celle de son “partenaire” n’est pas finie, l’empiète, et doit attendre qu’elle le soit réellement pour répéter le début de son texte à lui.
Bref un foirage total.
C’est moche et ennuyeux, donc c’est horriblement long (2h sans entracte) ,même si je lis icilà ou là des critiques pas si mauvaises.
Ce malentendu délibéré pourrait-il retentir jusque sur les planches en instaurant un malaise entre les comédiens, jouant chacun sa partition en osmose avec l’autisme protecteur de cette mise en scène d’apparence brouillonne, tant dans le décor que dans sa direction d’acteurs ?
Il semblerait en effet qu’au Théâtre de La Madeleine, cette partie de poker menteur ne sache pas rendre crédible la désagrégation générale et qu’ainsi la mystérieuse alchimie de Strindberg ne s’offre pas aux foudres fascinantes de la connivence avec le public.
Oh que c’est joliment dit ça …
Vient heureusement la fin, dont on ne peut pas un seul instant ne pas penser qu’on vient d’entendre la réplique finale. (Rampling sous la pluie dans un texte ridicule).
Noir. Et là, normalement, ça crépite, en tout cas ça applaudit.
Ben non. On voit les trois acteurs, en ombre chinoise, se tenir prêts à l’avant scène, attendre que les applaudissement surviennent.
Silence.
De son côté, le régisseur lumières devait lui aussi attendre les spectateurs et n’osait pas allumer.
Ca a semblé une éternité. A lui, à eux surtout..
Finalement il a dû se résoudre à rallumer la scène, et nous à applaudir.
Clap… clap… clap…
J’ai rarement entendu un spectacle, a fortiori un vendredi soir à Paris, aussi peu applaudi.
Glacial.
Comme le temps avant hier à Paris.
Brrrr…. vite, un spectacle à oublier.
(Décidement quelle saison de m*rde à La Madeleine : d’abord Blanc, maintenant ça …)
PS : 1° Où l’on remarquera la juxtaposition astucieuse involontaire/inconsciente d’Eros et de Thanatos dans les deux derniers posts.
2° Où l’on remarquera que j’ai évité finement par oubli, le titre “de l’art et du cochon” dans le post précédent
@kmut Je ne parle pas des MàJ mais des "nouveautés" au fur et à mesure que les artistes sont dispos sans DRM.Dans l'absolu. :) il y a 3 heures
@kmut Ok, on ne parle pas de la même chose. Je parle d'être au courant sans forcément avoir déjà acheté l'artiste avec DRM auparavant :) il y a 3 heures