Je vais promener mon chien au « Parc du Perroy » : c’est à 400m de chez moi, pratique, et il peut s’ébrouer.
Le parc a été réaménagé il y a juste un ou deux ans, et c’est franchement pas mal.



Enfin, ça devrait l’être.
Il est fréquenté par les nombreux clodos de la rue, vu que le centre d’accueil Samu Social est à quelques dizaines de mètres – c’est pas ça qui m’embête – et par les jeunes en déshérence qui empilent comme des Legos les packs de 33 Export.
(L’autre jour un grand black, de la cité universitaire voisine, qui voulait jouer au basket les a sommés de ranger, ce qu’ils ne font évidemment jamais.)
Avant-hier, je ne sais pas s’ils avaient fait un concours de lancer de poids avec leurs canettes, mais le terrain de basket était jonché, littéralement sur toute la surface, par des tessons et du verre brisé
Spectacle de désolation. (J’ai même attentivement surveillé mon chien afin qu’il ne s’y blesse pas).
La partie basse du parc est constamment dégradée : plus aucun banc intact – les dossiers ont tous été soigneusement détériorés, cassés, démembrés – et les palissades qui protègent la végétation sont elles aussi cassées et démantelées.
Si j’allais plus loin, au centre sportif du 8 ter, dont La Voix du Nord nous annonce ce matin la construction d’un terrain en stabilisé pour 700 000 € prochainement, je verrais le même spectacle de dégradation (je le sais par vécu, par habitude) ; si j’allais encore ailleurs, au stade du Mont Liébaut -tout ça dans un périmètre de 2000m- ce serait pareil : des mômes qui savamment démontent le tartan de la piste d’athlétisme ou saccagent la fosse du saut à la perche, si tant qu’elle existe encore, je parle de mémoire.
Habitué à aller travailler entouré de classes moyennes, dans des conditions relativement agréables pendant les onze autres mois, j’oublie / ne vois plus / ne VEUX plus voir que la réalité est pourtant celle là.
Désolante, déprimante.
Ce qui me déprime, révolte surtout, c’est que dans un pays riche (oui), à 5-6 millions de chômeurs, on ne puisse pas avoir des « gardes urbains » (on les appellera comme on voudra pour que ce soit politiquement correct), qui seraient là, de 8 à 20h, certes à « glander », mais simplement là, comme une présence : rassurante pour les mamans qui souhaiteraient malgré tout promener leur poussette et leurs enfants, soit pour rappeler le vivre ensemble et empêcher autant que faire se peut les dégradations.
Dans chacun des squares et parcs de la ville ; dans chaque stade et salle de sports (toutes à ouvrir pendant l’été); dans chaque village de France et de Navarre.
Je n’arrive pas à me convaincre que ça n’est pas possible dans un pays comme la France. Qu’on prenne l’argent là où il est !
Il n’y a pas que les jardins du Sénat en France.
Oui il Y A encore des Bastille à prendre.
PS Pourquoi dégradent-ils ? Cassent-ils ? A fortiori des choses qui sont pour eux, à eux.
Je ne comprends pas, je n’ai jamais compris, je n’ai pas été élevé comme ça.
C’est l’alcool ? Le désoeuvrement ? Le manque d’argent ? La société ?
Pourquoi ?
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