« Ambiance Country »
Pile-poil.
C’est sûr qu’avec une telle affichette, on a super envie d’aller s’y trémousser sur Alan Jackson ou Rodney Atkins.
Pile-poil.
C’est sûr qu’avec une telle affichette, on a super envie d’aller s’y trémousser sur Alan Jackson ou Rodney Atkins.
Un rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles souligne que plus de 30 % de leurs habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté. Et 45 % chez les moins de 18 ans. Ce qu’on appelle un «quartier sensible», c’est donc tout simplement un quartier pauvre. On n’en sera guère surpris. Mais pourquoi utiliser le mot «sensible» au lieu du mot «pauvre» ? Sans doute parce que «sensible» permet de stigmatiser subrepticement les pauvres et de rejeter sur eux la responsabilité de leur situation. Tandis que «pauvre» ou «sinistré» nous amènerait à incriminer les politiques qui contribuent à perpétuer ces situations : le démantèlement de l’Etat social, par exemple. Défions-nous donc de ce vocabulaire qui, sous une apparence de neutralité administrative, construit une représentation de la réalité dans laquelle des «zones sensibles» s’opposent aux espaces normaux. Alors que, bien sûr, c’est une autre ligne de démarcation qu’il convient d’apercevoir : celle qui sépare des classes de revenus et de conditions d’existence.
Je retombe sur cette « Semaine de » Didier Eribon parue dans le supplément week-end de Libé du samedi 5 décembre.
Je n’aurais su mieux dire.
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Un peu plus bas et sur un autre sujet (quoique…) :
Il suffit que je me remémore la campagne présidentielle de 2007 où la profession de foi de la candidate socialiste indiquait, dès la deuxième ligne, qu’il fallait en finir avec la société de l’«assistanat» (quel horrible mot !) pour que ma colère de l’époque ressurgisse intacte. Un projet de gauche ne devrait-il pas se donner pour tâche de développer et de multiplier les systèmes d’assistance (quel beau mot !) ?
Itou.
Mettez moi au courant vite fait, car j’ai pris les choses en marche, et rectifiez si je me goure.
1° Sarko voulait sa photo intime, one on one, avec Barack.
2° Il a saisi l’opportunité (j’allais dire le prétexte) du 65ème (*) anniversaire du débarquement pour inviter Obama.
3° Le pataques que l’on sait s’en en ensuivi – ZeQueen or not Ze Queen, zat it ze question !- probablement très bien piloté par l’administration US actuelle.
4° Notre Sarko s’est retrouvé avec Gordon Brown et Steven Harper entre lui et l’élu de son coeur. Si loin de l’autre coté des chaises. Si court le tête à tête.
Quelle belle photo-op manquée, quelle campagne de comm’ gâchée.
5° Retrouvera t’on quand même notre couple vedette en couverture de Paris-Match la semaine prochaine (et du Journal du Dimanche dès demain) ? . Réponse jeudi.
C’est bien ça où je me trompe ?
(*) Depuis quand fête t’on/fait-on un tel un raout international tous les cinq ans ? Et pourquoi pas tous les ans, tous les 6 mois ou 38 jours tant qu’on y est !
Ne te méprend pas lecteur : je pense à EUX chaque 6 juin en mettant les pieds hors de mon lit, depuis que je suis en âge de parler et je pense à la traînée de poudre qui a dû se propager dans la population : « ILS ONT DÉBARQUÉ ! » ; j’ai visité les lieux, suis allé à Colleville et connais parfaitement l’atmosphère d’émotion intense si propre à ce lieu.
Mais on n’est pas obligé de tomber dans le panneau des spin-doctors et autres communicants de Sarko. Si ?
Voilà, cette diffusion « mondiale » comme a aimé à le rappeler Yves Calvi, de HOME s’est bien passée – on est bien content pour Pinault François et Besson Luc- mais une nuit plus tard, qu’en reste-t’il, qu’en ai-je retenu ?
Disclaimer : je ne fais pas partie des « anti-Arthus Bertrand » – j’en connais pleins (qui me disent notamment qu’ »il n’a aucun talent et que n’importe qui avec un hélico et un montant illimité de carburant en ferait autant ») – , je serais même plutôt admiratif.
Je n’en connaissais jusque maintenant que l’oeuvre photographique : la Terre Vue du Ciel évidemment, croisée en grands formats à Paris comme à Londres (un soir en sortant d’un concert de U2 à Earls Court), ses photos du Salon de l’Agriculture, ses ou ses photos de groupe »bâchés » en Afrique ou en Mongolie.
Je trouve ça beau. Naivement. Benoitement. Ah ce Coeur de Voh, ah cette vache primée … notre Terre est bien belle.
Je n’ai pas de problème sur le temp/ le coût/la pollution : je lis que c’est « compensé carbone » et ça suffit au citoyen lambda que je suis et qui n’en sait pas beaucoup plus.
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J’ai BEAUCOUP plus de problèmes avec ce que j’ai vu hier.
Pour tout un tas de raisons.
• J’ai d’abord trouvé ça mal construit, mal écrit, grandiloquent et flou. Les premières minutes sont incompréhensibles. Le coté « Gaia » new-age, « poche de soleil » m’a profondément gonflé.
• C’est ensuite profondément anti-pédagogique : on ne sait jamais où on est, de quoi on parle : aucun carte, aucune incruste, aucun lieu, aucun chiffre ne sont inscrits (sauf sur le « générique de fin). Trop de chiffres, trop d’infos, lus trop vite : contre-productif.
On passe sans sourciller d’un iceberg en forme de piscine à une ile des Maldives dans le fondu enchainé et le flou le plus total : je défie quiconque d’avoir compris, analysé, retenu le 1/10è de ce qui a été montré hier.
On passe aussi sans sourciller d’animations en CGI (fonte des Pôles) à de vraies (**) images sans que ça ne soit précisé. Bonjour la manip’.
On pourrait me rétorquer que c’est le style de YAB. Pourquoi pas.
Ca n’est pas là le plus grave dans ce « documentaire ».
• « Le travelling est une affaire de morale » comme disait Godard.
A fortiori en hélico.
Que la misère est photogénique ! Que la pollution est belle ! Que les fumées toxiques sont cinématographiques ! Que les reflets irisés du pétrole à la surface de la mer, les ravages de la sécheresse, les mers qui disparaissent, Dieu que tout cela est beau !
Vous n’avez pas trouvé ?
Sont enchainés sans le moindre questionnement, sans le moindre REGARD, les pires et les plus belles choses.
Arthus-Bertrand filme, de la même façon, avec le même style et la même beauté finale du plan, les merveilles naturelles et les destructions que l’homme fait subir à son environnement.
Mais qu’il est pittoresque le tableau de ces femmes multicolores (**) en train de creuser des réservoirs en Inde ou de puiser de l’eau en Afrique.
(Coluche me soufflait un vieux sketch dans l’oreillette. La misère, mais c’est magnifique la misère : le linge qui pend aux fenêtres, les enfants qui jouent au foot avec des boites de conserve rouillées, et la milice, qui passe quatre par quatre, armée juqu’aux dents, prête à bondir…)
Le comble étant atteint par ces plans, dont je détournais les yeux car ils me sont insoutenables, d’HUMAINS, fouillant les décharges, y vivant pour y trouver de quoi manger ou revendre.
Et j’imaginais le tournage : l’attente d’avoir un coucher/level de soleil pour avoir une belle lumière ; la réflexion de se mettre en contre-jour pour que « ce soit plus beau » avec les fumées toxiques se dégageant des ordures ; le « on la refait plus bas et plus lentement » au pilote de l’hélicoptère et le nombre de prises nécessaires pour aboutir au résultat que l’on a vu.
Tout simplement sordide. Ignoble.
DESCEND DE TON HÉLICO YANN !
(*) Boomerang devait etre le premier nom de HOME.
(**) Ils n’ont pas un peu forcé sur les Couleurs et le Contraste chez EuropaCorps ?
J’ai à côté de chez moi un « asile de nuit ». Il sert aussi de jour.
Il accueille et regroupe les SDF et autres « blessés de la vie ».
Ils sont nombreux.
A déambuler, hagards, le regard vide et l’équilibre instable, devant ma porte.
Ils boivent des bières sur mon appui de fenêtre. Ils urinent ou chient derrière ma maison.
Ce n’est pas très grave.
Ils s’engueulent et se bousculent, souvent davantage.
Et ils s’écroulent. Sur le trottoir. Dans le froid, sous la pluie.
J’ai déjà appelé le 115, ne sachant que faire d’autre, pour leur dire qu’un de leurs gars était allongé par terre, à 50m d’un asile qu’il serait incapable de rejoindre seul.
Ils sont venus le chercher et l’ont ramené en me remerciant. De rien, vraiment.
Souvent les gyrophares des pompiers viennent éclairer mes fenêtres.
C’est plus ou moins grave -coma éthylique ou simple chute dont on est bien incapable de se relever malgré la présence d’un compagnon d’infortune- mais ça part toujours vers l’hôpital proche.
Hier soir je rentre du boulot, il était là. Assis sur la marche d’entrée de la voisine. Il « cuvait » comme disent les gens honnêtes.
Il n’était pas par terre, il était assis, appuyé contre la porte.
Il ne souffrait pas – ne semblait pas souffrir- mais cuvait dans ce qui semblait un sommeil heureux.
Je l’ai vu en partant faire mes courses. Il était toujours là quand j’en suis revenu.
Sa présence ne m’a ni gênée, ni alarmée. Je n’en ai pas souris, mais n’ai pas non plus jugé utile de prévenir qui que ce soit.
Ni 115, ni 18.
Il dormait, il allait forcément se réveiller à un moment, et regagner l’asile, épaulé ou pas par un de ses camarades.
Je n’ai donc rien fait.
La pluie s’est mise à tomber doucement.
Une heure plus tard les gyrophares pointillaient ma fenêtre.
J’ai d’abord pensé que quelqu’un avait fait du zèle et m’en suis énervé.
« Vous allez bien Monsieur ? » demanda l’un des pompiers.
Mais cette première, et indigne réaction, a immédiatement disparu pour faire place à une gêne et un profond malaise : aurais-je dû, moi, déjà appeler tout à l’heure, appeler tout de suite ?
Ne jamais s’attendrir devant le spectacle faussement pittoresque d’un pochtron dans la rue, mais systématiquement et immédiatement alerter les secours ?
Cette pensée ne m’a pas quitté de la soirée.
Ce matin je n’en sais pas plus.
Qu’aurais-je dû faire ? Que dois-je faire à l’avenir ?
Un piquet de grève m’a accueilli ce matin devant la fac.
Des grilles fermées qui ne laissaient entrer que les personnels et les étudiants grévistes et (sic) « mobilisés ».
J’avais avec moi quelques uns des miens qui, évidemment, ne s’étaient pas déplacés pour des prunes, et qui ont malheureusement dû faire demi tour.
Je me suis même fait traiter de « consommateur de l’université » -!- par un petit gauchiste à brassard fluo qui ne savait pas de quoi et à qui il parlait.
Le mail du secrétariat reçu hier soir à 16h23 me confirmant bien qu’il y avait cours n’ était qu’un leurre. L’AG avait déjà voté le blocage mais la Présidence avait déclaré qu’ officiellement les cours demeuraient. C’est ce discours officiel qui devait donc m’être transmis.
Me suis levé à 5h30 pour rien.
Je suis reparti, par le même train que mes étudiants.
Une grève par an. Chaque année.
Toujours les mêmes, les petits qui trinquent. Tant pis.
Ca fera des clients en plus aux facs privées.
PS : Au fait, vous savez réellement pourquoi les étudiants font grève ?
« Solidarité avec les profs pour le statut d’enseignant-chercheur » ?
J’ai dit « sérieusement ».
« Inch’Allah Dimanche », conseillais-je tout à l’heure en cours, pour illustrer l’immigration maghrébine en France, tandis que je montrais l’affiche du beau film de Yamina Benguigui et que nous discutions sur les différences comparées entre communautarisme à l’américaine et intégration à la française (naïf que je suis).
Et d’ajouter, « si vous ne l’avez jamais vu, louez le dans votre vidéo-club« .
Yeux ronds des étudiants, réaction hilare de l’un d’entre eux : « Monsieur, ça n’existe plus les vidéo-clubs. »
Je me suis senti vieux d’un coup.
Je me souviens de la phrase mise en exergue de son film par Jugnot : A mon fils, pour qu’il continue à croire que les gendarmes sont des gardiens de la paix.
(Je cite de mémoire, n’ayant pas revu le film depuis lors.)
-> http://db-maths.nuxit.net/repondeurLBSJS.mp3
A vérifier et en savoir plus, mais ça fait un peu peur non ?
(via Filyb)
Qu’on puisse uniquement importer le volet purement consumériste d’une fête qui n’a, par ailleurs, strictement aucun sens, aucune signification et qui ne correspond à rien chez nous, me laisse pantois.
Qu’on puisse « célébrer » ce vendredi noir comme quelque chose de positif (parcourir ce matin mon flux RSS mac et Twitter m’ont miné) alors qu’il n’est que l’insignifiant premier jour des « achats de Noël » mais surtout qu’il démontre la moutonnerie, l’imbécilité de gens qui n’ont rien d’autre à foutre quand ils ont 4 jours devant eux (un évènement par là-bas) que de se ruer dans les centres commerciaux et d’acheter, me met hors de moi.
Qu’on puisse acheter les cadeaux de Noël un mois avant, tout le monde en même temps en dit par ailleurs long sur l’époque stupide que nous vivons, sans repêres et sans sens.
(Personne ne semble remarquer que c’est exactement ce mode de vie consumériste qui nous amène la crise que nous subissons de plein fouet. Ca doit être moi alors …)
Comme l’ouverture des centres commerciaux le dimanche par exemple.
Tiens, c’est exactement la même chose : on importe un truc – juste l’aspect commercial- sans 1° amener le reste (les valeurs spirituelles, le vivre ensemble etc…) 2° sans réfléchir aux significations et aux implications.
Pendant que les pauvres (tous sens du terme) passeront leur maigre jour de repos dans les allées des centres commerciaux, voire aux caisses d’icelui, les riches (idem) iront au musée, au cinéma (pas au multiplexe), liront, se promèneront avec /éduqueront leurs enfants etc…
Je trouve ça pathétique et rageant. Une honte.
Et qu’on ne vienne pas me parler de « liberté » comme le font les défenseurs de cette ignominie, qui occupent l’antenne de BFM à longueur de débats : l’usage ici de ce mot est obscène !
( J’espère que d’autres le diront/l’écrivent mieux que moi sur le net : j’ai à la fois peu de temps et trop de colère pour m’exprimer sereinement.)
PS : Je suis curieux de voir la reprise par les médias acoquinés et bien-pensant de cette étude du Credoc.
Petit repas traditionnel en ce 4ème jeudi de novembre.
En famille, sans chichis.
Rendre grâce, d’être entouré de ceux qu’on aime, d’avoir un toit, et de quoi manger.
Le reste est accessoire.
Dinde, purée, potiron, maïs, pommes… ne manque que la gravy (mais le soir ce serait un peu lourd non ?), accompagnés d’une Petite Sirah de Californie, 2005.
Allez, je desserre quand même ma ceinture et je regarde Tennessee à Detroit (c’est le half-game show à l’instant sur CBS) puis Seattle vs Dallas.
Happy Thanksgiving !
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