Pas facile de faire des photos dans Union Station de Washington DC nous prouve la Fox (comme quoi…)
J’ai cru lire par ailleurs que c’était interdit dans le métro de Boston.
Quid de Grand Central Station NY ?
Peut-on encore faire des photos dans les lieux publics US post-9/11 ?
Déjà pas facile pour un american citizen qui doit désormais se balader avec ce genre de papiers, mais je me vois mal tenter de baragouiner mes droits (éventuels) à faire des photos de vacances, en tant que touriste étranger, face à un pauvre security guard sous-qualifié et sous-payé.
A l’instar des années précédentes, la grande majorité des exécutions répertoriées a été le fait d’une poignée de pays: 88% d’entre elles ont été mises en oeuvre dans cinq pays (Chine, Iran, Arabie saoudite, Pakistan et Etats-Unis). En 2006, 91% des exécutions avaient été perpétrées dans six pays (Chine, Iran, Pakistan, Irak, Soudan, Etats-Unis).
Voilà une bien triste compagnie pour nos amis américains..
Allez Oncle Sam, encore un effort pour rejoindre le camp des pays civilisés.
Petit matin, 4 avril
Un coup de feu retentit, Dans le ciel de Memphis.
Enfin Libre ! Ils ont pris ta vie, Ils ne pouvaient pas prendre ta fierté.
Et si nous aussi nous faisions un rêve, bien concret ?
Si on commémorait de de la meilleure façon qui soit Martin Luther King, la semaine prochaine, lors du passage de la flamme olympique en France.
Tant qu’à célébrer un autre quarantenaire, mai 68, autant le faire en juin prochain, avec quelques jours de retard.
Non ?
-> Reporters Sans Frontières (entre autres)
Je crois que j’en parle chaque année, fut-ce avec un jour de retard, tout simplement parce que ça ne passe pas.
Je parle de la journée de l’eau, cette année particulièrement consacrée à l’assainissement.
L’année 2008 toute entière est d’ailleurs consacrée à ce thème.
Pourquoi ? Quarante pour cent de la population mondiale ne profite pas de l’équipement -pourtant- le plus élémentaire : des toilettes. Deux milliards six cent millions d’humains, vivent dans un monde où eau potable et eaux usées se mélangent allègrement.
Résultat : 5 millions de personnes en meurent chaque année.
Résultat : 1,5 millions d’enfants en meurent (1 toutes les 20 secondes)
Barbarie tiède, extermination silencieuse, sauvagerie acceptable au 20h.
Un jour peut-être nous serons civilisés, mais d’ici là nos enfants, petits, arrières-petits enfants … nous jugeront comme des barbares indignes des temps anciens.
Tant que j’y suis, un autre film documentaire sur la débâcle états-unienne en Irak, l’excellent No End in Sight, vu cet été à Boston, est sorti en DVD.
A voir absolument.
Quand nous avons commencé la reconstruction, nous savions qu’il y avait 500 façons de mal nous y prendre et seulement 2 ou 3 de réussir. Mais nous ne savions pas que nous ferions les 500 une par une.
The movie from two time Academy Award-winning documentary filmmaker Barbara Kopple and Cecelia Peck that chronicles the lives of the Dixie Chicks from 2003 to the start of their 2006 tour.
It follows the Texas-based country music band while they were under fire after lead singer Natalie Maines publicly criticized the current President of the United States George W. Bush in a 2003 concert in London. Illustrating the day-to-day life of the Chicks, the films shows them with their husbands and their children, at home in Texas and in the recording studio in Los Angeles, getting their hair and makeup done before appearances, exchanging ribald remarks with each other, and writing song lyrics and working on musical arrangements.
All the highs, lows and mayhem that occurred just before and for the three years following “the incident” are all here. The personal attacks, personal growth, a changing world, making music, having babies, receiving death threats, and even a fair amount of laughter.
Mais aussi Bowling for Columbine ou Fahrenheit 911 de Michael Moore, SuperSize Me ou l’excellent Outfoxed, The War on Democracy, The Fog of War etc…
Sur l’Irak ou WalMart, McNamara ou à l’opposé sur Arundhati Roy, sur Hugo Chavez ou Kissinger.
Des heures et des heures de documentaires politiques, récents et célébrés, de nombreux étant sortis en salles.
C’est évidemment *ahem* orienté, mais c’est de l’essentiel à voir ou à revoir.
Tout se trouve ici : http://freedocumentaries.org/
Rentrée oblige, voilà la question qu’on n’a cessé de me - de vous- poser la semaine dernière.
Si je répondais sincèrement ce que je pense - “Ouais, personne n’est mort ni ne s’est fracturé quoi que ce soit chez moi, je ne me suis pas blessé pendant mon séjour, donc oui excellentes vacances.“- je suppose qu’on me regarderait avec de gros yeux.
C’est pourtant exactement le fond de ma pensée car ça m’est arrivé plus d’une fois.
Ici Mamie Henriette (*) qui se fracture le col du fémur (plusieurs fois) , dont évidemment on ne me dit rien tant que je suis à l’étranger, que je retrouve au retour dans un centre de convalescence, dont elle ne sortira, quelques années plus tard, que dans un van des Pompes Funèbres ; Tonton Robert (*) qui se casse également le col du fémur, ou sa femme multi-récidiviste de la chute qui se re-re-casse le coude et qu’on me cache au téléphone ; mon père, fracture également avant que je ne parte l’an dernier, en convalescence pendant l’été et ma mère qui vit, mes quelques jours de voyages, seule, handicapée et recluse par la canicule derrière des volets clos.
6000 km plus loin, de mon côté de l’atlantique, le moindre bobot est évidemment toujours possible. J’y pense mais ça ne sert à rien de se focaliser, de s’angoisser constamment inutilement, de “vivre dans la peur de l’incident” ça ne le ferait pas éviter.
Ce truc ridicule et banal - l’entorse en courant, la simple racine d’un arbre qui dépasse qui vous fait valdinguer, la rage de dent ou l’insolation attrapée dans les bleachers ou sur une plage, le truc bête et inévitable qui vous emmène aux Urgences.
Néanmoins, quand je rentre et que “tout s’est bien passé“, que pas la plus petite anicroche, médicale ou administrative, n’est venue ternir un ciel radieux, oui “les vacances se sont bien passées“.
Tout le reste, le plaisir de tel ou tel moment, infinitésimal et incommensurable, intime et in(dé)passable n’est -presque- que de la plus-value.
Je le sais d’autant plus depuis que j’ai vu Sicko (sortie mercredi par chez nous).
Si vous pensez que le système de santé, les hôpitaux américains ressemblent à Grey’s Anatomy (fut-ce un McDreamy en moins) vous vous trompez lourdement (*).
E.R ou Grey’s c’est non seulement de (l’excellente) fiction, c’est surtout de la propagande, au sens Hollywood circa 1942, Casablanca, Ford, Capra & Co.
A usage tant interne qu’externe.
La différence c’est que là où un Américain moyen sait, à fréquenter nécessairement un jour ou l’autre un service hospitalier, que ce qu’il voit sur ABC tous les jeudis soir c’est de la pure fiction, un Français, à fantasmer une Amérique entrevue dans les films et les séries, rêvée de Grand Canyon en Golden Gate, d’Empire State Building à Las Vegas, de (Alerte à) Malibu à (Orange County) Newport Beach, ce Français donc, tout aussi moyen, papa de Dylan et Allison, quant à lui, croît peut-être que les rues du Nouveau-Monde sont pavées d’Or les services d’urgence de l’Oncle Sam accueillent tout le monde sans distinction aucune, de nationalité, de race et surtout de porte-monnaie.
Heureusement que Michael Moore est là pour nous montrer l’envers du décor, la face cachée du rêve, car ce n’est *ahem* pas tout à fait le cas.
C’est même une honte pour “le pays le plus riche du monde” de ne proposer que ça à ses citoyens.
Bien sûr c’est du pur Michael Moore, avec ses méthodes, ses facilités, ses grosses ficelles ou ses raccourcis.
Quelques scènes cocasses, certaines caricaturales (le voyage à Cuba-Guantanamo), des scènes qui vous rendront ahuris ou interloqués, d’autres surtout qui vous révulseront ; les Clochards qu’on jette dans les rues de Skid-Row de Los-Angeles est une des scènes les plus humainement choquantes qu’on puisse imaginer.
Quand il s’en vient dans la Vieille Europe - U.K ou France- parler à des médecins nationalisés anglais ou à des expatriés US décrivant le congès parental à la française, on est tout à coup saisi une double réaction.
- la prise de conscience que ce qu’on croit aller de soi, être une évidence sociale, un minimum de modernité et de développement, en est tout sauf un là-bas.
- qu’on est finalement pas si mal rudement bien par chez nous, et que, entorse pour entorse, je préfère me la faire de ce côté-ci de l’Atlantique, (et si possible m’en passer complètement).
C’est évidemment un film à voir ab-so-lu-ment.
La France, on l’oublie à y vivre et à s’en plaindre constamment, est #1 des systèmes de santé dans le monde.
PS : Salon (je ne retrouve pas le lien direct) tenait un discours identique suite au season-finale de Grey’s en mai dernier, épisode où des réfugiés cubains, évidemment sans papier et sans assurance d’aucune sorte étaient néanmoins recueillis en mer et soignés à Seattle Grace Hospital sans autre complication politico-administrative, à coups de (dizaines de) chirurgiens et de (millions) d’équipement en salle d’op’, et de (milliers de) dollars de facture.
Le magazine en ligne s’étonnait que, alors que ça n’est déjà pas le cas pour un Américain, I.D et mutuelle en main, ça semble être possible pour des réfugiés sans argent ni papiers.
(*) Les prénoms ont, comme on dit, évidemment été changés.
[Rédigé depuis quelques jours, posté en retard pour les raisons evoquées ci-dessous]
Tiens, puisqu’on parle liberté d’expression, retournons dans le pays du “freedom of speech” pour y lire ceci dans les colonnes de USAT.
Ca se passe le 4 juillet 2004
More than an hour earlier, the advance officials, working with local police, had confronted and ejected a young couple who had come to the speech wearing T-shirts that fit any reasonable definition of free expression. The front of both shirts bore the name “Bush” surrounded by a circle with a slash through it; the back of Jeffery Rank’s shirt carried the slogan “Regime Change Begins at Home” and Nicole Rank’s shirt read, “Love America, Hate Bush.”
The Ranks refused demands to take the shirts off, turn them inside out or leave. Though they were on public property and not being disruptive, they were handcuffed, arrested and charged with trespass.
Finalement les charges ont été levées et le couple a obtenu 80 000$ (ok, le dollar est faible, mais quand même).
Comme le fait remarquer USAT, ça ne serait pas si grave SI ça n’était qu’un cas isolé.
Malheureusement :
It would be one thing if the Charleston incident were an isolated case of overzealousness. But it’s not. People have been kicked out of a Bush event in Denver because their car bore a “No More Blood for Oil” bumper sticker. Others have been kept out for wearing a Young Democrats shirt. Extraordinary efforts were made to prevent protests from marring the GOP convention in 2004 at which Bush was renominated.
Et de conclure :
Dissent is a bedrock of our system.
Comme le proclame l’excelllente -bien que très très à gauche :)-) et historique librairie CityLights à San Francisco (c’est une carte postale qui ne quitte pas mon bureau) : Dissent is not unamerican.
Evidemment la mode des bracelets de couleur continue de battre son plein au pays de l’Oncle Sam.
Quasi systématiquement pour de bonnes causes - cancer, sida, myopathie, etc…- ou pour “supporter les troupes”.
C’est leur façon d’afficher leurs convictions, un peu comme les bumper-stickers sur les bagnoles, les drapeaux aux fenêtres ou les pancartes électorales dans le jardin.
Rouges, bleus, verts, blancs … il y en a de toutes les couleurs.
Mais évidemment, c’est le jaune “Livestrong” de Lance Armstrong qui est le plus présent, le plus visible, le plus répandu, en général aux poignets d’hommes, sportifs, maousses.
Je ne sais pas si pense pas que vous suiviez trop l’actu de base-ball, mais l’annonce du record de home-runs, jusqu’ici détenu par Hank Aaron et battu récemment par Barry Bonds (la balle sera mise aux enchères prochainement pas Sotheby’s : prix de départ 500 000$) a quand même dû vous parvenir.
Record qui continue de défrayer la chronique à cause des soupçons, non prouvés, de dopage aux steroids de Barry Bonds.
Notre hitter continue de se faire copieusement siffler dans les stades et les débats n’en finissent pas de faire rage sur sa place, ou pas, dans le Temple de la Renommée du Base-Ball et dans les livres d’histoire et de statistiques.
Avec, donc, ou pas le fameux astérisque de l’infamie (à la Roger Maris) à côté de son nom et du record.
Je ne sache pas qu’on mettre trop en cause les 7 Tours de France de Lance Armstrong et qu’on propose d’y adjoindre un astérique écarlate.
L’un serait donc un héros au dessus de toute soupçon ne buvant que de l’eau claire, l’autre un dopé aux stéroïds ?
Je n’ose imaginer une seconde que ce deux poids deux mesures soit dû à une quelconque différence de couleur de peau entre ces deux sportifs.
Non hein ?
PS : Bracelet que je ne porte pas (plus, après une courte utilisation vite abandonnée) pour d’évidentes raisons.
J’en porte d’autres que je considère moins porteurs de soupçons.
Si j’utilise les chaussures 10//2, encore rachetées récemment :), c’est parce que ce sont de bonnes chaussures de course. Rien de plus.