Je n’en sais rien, il est évidemment trop tôt pour le dire.
Trop de choses peuvent se passer d’ici l’an prochain, trop de conjectures - dollar, billets d’avion, famille, brouzoufs etc… -
Et puis il est bon de changer de pâturage, même si j’aime bien celui, très vert, du côté de Fenway
J’espère avoir réussi à me renouveller, tant pour les photos d’endroits déjà balisés les années précédentes, tant dans les anecdotes qui, je l’espère, vous ont amusé et vous ont permis de faire un peu le voyage avec moi.
C’était mon dernier post au pied de la Charles River - où il peut aussi faire orage, comme hier à 4PM où l’on ne voyait plus les tours- , en tout cas depuis un clavier de MacBook : on ne sait jamais ce que je peux tenter depuis mon Touch.
Ce soir, vol de nuit AF0321 Logan-CDG.
A partir de mardi, à nouveau des photos de fleurs ou de canal, à nouveau des anecdotes de mac et des questions de push, à nouveau des photos de Fenway Park… mais en capture d’écran.
Du quotidien quoi…
Si tu n’es pas encore parti, lecteur de Baragouine, ou si tu as dégotté du boulot : excellentes vacances ou bon courage à toi !
J’avais des doutes.
C’est même exactement pour ce genre de raisons que j’ai acheté un Touch (*).
Mais non, ça marche : la géolocalisation uniquement via le wifi.
Ne me demandez pas comment, par contre.
Par l’adresse IP je suppose ?
(Exactement de la même façon que les publicités pour rencontre-cul de certains sites proposent toujours de rencontrer des filles exactement de votre ville.)
J’avais certes vu que ça fonctionnait sur les Touch de l’AppleStore, et même si j’avais demandé si c’était un “manual setting” ou si c’était “real time” - on m’avait répondu la seconde option évidemment- , j’avais des doutes, et pensait qu’il s’agissait d’un savant réglage.
Mais non : je viens de tester, sur le mien, devant le Store, puis dans l’hôtel, et ça a marché : il m’a trouvé.
Bluffant ça…
(*) J’ai longtemps hésité et je comptais bien rentrer sans -si si, sérieux !- car je n’étais pas plus enthousiaste que ça.
Certes l’interface est extrêmement eye-candy, nul ne peut le nier, mais je continuais à penser que le résultat était batard : toutes ces fonctions sont un formidable Plus si on pense que c’est d’abord un baladeur mp3 ; mais je continue de penser pour ma part que c’est une régression par rapport à ce que proposait mon Clié TH55 sous Palm OS. Ou plutôt un recul par rapport à ce que SERAIT Palm OS s’il était encore vivant, et à ce que proposeraient les PDA de Sony si la marque nippone n’avait pas jeté l’éponge, trop vite selon moi.
(Soyons sérieux, la logithèque n’a rien à voir avec les applis Palm OS, et mon Clié faisait mille fois plus de choses - ne serait-ce que photo et vidéo, enregistrement sonore etc…- que le Touch.)
Ca n’est donc pas par “emballement” que j’ai dépensé mes dollars, mais plutôt pour répondre à des tas de questions auxquelles je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante, ou des réponses qui sentaient le marketing à plein nez.
Je voulais donc tester par moi même.
Tester le fameux “push”, la vitesse de la synchro ; tester cette géolocalisation ; tester l’App Store et les applications -je viens de découvrir que Google Mobile App n’est dispo que sur le Store US-, etc…
Et puis attendre AvantGo dont j’espère une sortie prochaine - en tout cas avant 12 mois- pour iPhone/iPodTouch.
Vous préférez en anglais ou en français ? Les deux, bon d’accord
Je suis à peu près sûr que l’auteur de cette photo, qui illustre ce - magnifique- livre sur Boston, est venu se poster directement dans ma chambre.
Pourquoi voudriez vous que je n’y passe pas autant de temps : c’est la plus belle vue de Boston !
Ou comment je suis dans l’image de la webcam que je regarde le plus au long d’une année.
Au coeur de l’hiver, quand les jours sont courts et sombres, que les vacances précédentes semblent lointaintes et les suivantes inacessibles, je me console devant cette image de Commercial St. à Provincetown.
Elle symbolise parfaitement des jours heureux qui paraissent inaccessibles.
(S’il y avait une webcam sur la Charles River ou sur Fenway ce serait encore mieux, mais il n’y en a pas/je n’en connais pas, donc celle-ci fait très bien l’affaire.)
Non seulement j’y suis allé, je l’ai recadrée, mise en situations et en contre-champ (encore une de mes obsessions ), mais grâce à ManuB. - qu’il en soit ici remercié éternellement- je suis même DANS l’image.
Dingue non ?
Non je ne parle pas de moi -quoique ;-)- mais bien d’un problème dont je ne soupçonnais pas à ce point l’enquiquinement qu’il procure : la poussière sur l’objectif -ou plutôt le miroir- d’un SLR.
Quand on vient d’un compact, point&shoot ou bridge, bref d’un appareil dont on n’a pas à se soucier du changement d’objectif, on sous-estime, voire même on n’imagine absolument pas devoir faire face à ça.
Regardez cette photo en grand : ce ne sont plus des poussières, ce sont des poils !
Dommage, j’aimais bien la vue et j’avais multiplié les options - BKT, RAW etc…- toutes foireuses à cause de ces “poussières“.
Pourtant je pensais me comporter comme il le fallait lors des chgts d’objectifs et utiliser les bons pinceaux et autres lingettes, mais apparemment ça n’est pas le cas et il va falloir que je trouve, rapidement, une solution, si je ne veux pas que toutes mes photos de vacances soient ainsi bousillées.
PS : Je comprends mieux tout à coup l’intérêt des mécanismes “anti-poussières” des modèles plus élaborés (et plus chers).
Si les chambres du Sonesta sont déjà bien et la vue splendide dans la tour Est, ça n’est rien à côté de celle(s) de la tour Ouest, et j’ai enfin réussi à dégotter une.
Evidemment c’est (un peu) plus cher, mais les chambres sont encore mieux -si, si-, et la vue encore plus panoramique.
Je me suis fait un petit plaisir pour mes deux dernières nuits.
Si vous comptez voyager un jour en Nouvelle-Angleterre et passer par Boston, contactez moi : j’ai des tuyaux selon combien de temps vous souhaitez rester et ce que vous comptez faire exactement dans la ville.
Mais clairement, le Sonesta à Cambridge c’est pas mal
Commercial St., LA rue de Provincetown : de haut en bas, du West-End au East-end, les galeries, les bars, les maisons d’hôte, en passant par le port, comme si vous y étiez, et que vous la descendiez en même temps que moi hier soir.
Le set Flickr qui va bien, à partir de cette photo.
Des photos absolument sans prétention, faîtes à la va-vite, sans même descendre de vélo, avant que le soleil ne disparaisse complètement, histoire de garder quelques souvenirs.
Certaines demanderont des explications, notamment les “contre-champs” de webcams favorites, qui lorsque l’hiver, le boulot et l’obscurité font la loi, sont synonymes de vacances, d’été, de soleil et de repos.
Je vous en reparle plus tard.
PS : m’avez vous vu ce matin ? Je me suis tenu de longues minutes ici, l’air idiot, saluant dans le vide. Qqn m’a t’il pris en capture d’écran au moins ?
Avec un tel silence depuis 48 heures, certains d’entre vous ont dû penser : “What happens in Provincetown, stays in Provincetown“, non ?
Oui mais non, je vous rassure (not that there’s anything wrong with that).
Même s’il pourrait y avoir beaucoup à écrire, beaucoup à Décrire, tant Commercial St le soir est … comment dire … “bigarrée” ? (*)
Non, juste que, vélo + dune + plage + sable + soleil + crème solaire etc… je n’ai pas eu envie de me trimballer avec mon sac à dos et mon appareil photo.
Donc aucune photo d’hier : ferry très tôt, arrivé 11h à l’hôtel au motel (un ancien BestWestern horriblement trop cher pour ce qu’il est) , location de vélo puis balade -je devrais plutôt dire Grand-Huit en vélo dans le massif dunaire de Provincetown.
Tout cela n’aurait donné que les photos déjà vues en 2006.
(C’est dingue la mémoire : j’ai retrouvé des endroits, dans les dunes ou comme si je les avais quittés la veille.)
Aujourd’hui, après une matinée brouillasse qui m’avait donné une humeur tout aussi maussade, le soleil s’est levé à la mi-journée et j’ai pu réaliser ce pour quoi j’étais venu.
Cape Cod c’est le bout de l’Amérique ; Provincetown c’est le bout de Cape Cod, je voulais aller tout au bout.
Au bout du bout du bout de Cape Cod, et en faire le tour.
(J’ai fait le tour cet après-midi de tout ce qui est visible sur cette photo)
Ca ne s’explique pas : j’ai comme ça, des obsessions, qui me travaillent, me taraudent, qui s’incrustent pendant plusieurs années. C’est pas grave, ça ne se soigne pas mais ça m’occupe et organise mes vacances
Ce soir je suis heureux : check, c’est fait.
Ca n’a pas été facile, malgré le temps idéal, car l’accès est compliqué et long (j’avais même déjà rebroussé chemin la veille en prenant conscience que je m’y prenais trop tardivement).
Je n’ai pas trouvé il n’y a pas d’autre façon que de franchir une loooongue digue de gros rochers - j’ai mis plus de 30 minutes-, le truc idéal pour se casser la gueule. Une dame venait d’ailleurs de se faire une entorse et son amie appelait les secours (Park Rangers qui sont venus la chercher après pas mal de temps car eux aussi doivent faire tout le tour). J’ai vu des familles franchir cette digue avec des gamins en bas-âge : j’en tremble encore pour eux.
Bref, en mettant enfin le pied sur le sable, une certitude : je ne repartirais par le même chemin, trop scabreux, trop lent, trop stressant.
A partir de là, ce ne fût que du bonheur : pas un chien ou presque, seul quelques touristes courageux ou téméraires, arrivés comme moi ou via la mer, par Zodiac ou simple kayak ; du sable à perte de vue, et le phare de Longue Pointe devant moi… qu’il m’a encore fallu une bonne demie-heure pour atteindre.
Voilà j’y étais : le bout.
On peut prendre les choses de toutes les façons, on ne peut pas aller plus loin à Cape Cod.
Dès que vous verrez une carte des US, sur laquelle on voit -nécessairement- très bien Cape Cod, vous penserez à moi ? Je suis allé au bout et j’en ai fait le tour.
J’ai pris un galet dans l’eau, fait quelques photos, salué une otarie que j’avais d’abord prise pour un Labrador qui aurait sacrément été bon en apnée, puis il m’a fallu repartir.
En faisant le tour donc, par l’extérieur de la spirale en quelque sorte.
Persuadé que j’étais de retrouver une “plage” normale, avec des gens des chaises des parasols et des glacières, donc des voitures, donc une route pour rentrer.
J’ai marché, marché… marché, et de “plage” je n’ai pas trouvé.
J’ai bien croisé deux trois personnes qui bronzaient tranquille, mais elles étaient arrivées aussi par la digue.
J’ai surtout traversé la fameuse plage de Herring Cove, plus ou moins naturiste - en tout cas nudité acceptée-, et plutôt plus que moins gay-friendly : cette partie là de la plage leur est franchement réservée, à l’écart de la plage familiale-glacières-parasols.
La plage suivante me paraissant vraiment trop loin, j’ai donc coupé via la plage gay, en empruntant leur itinéraire, balisé depuis la route, que je rejoignis en quelques minutes.
“I’m not gay, I’m looking for a shortcut” ai-je pensé in petto en les croisant, me retenant de trop en sourire.
(Not that there’s anything wrong with that, évidemment…)
(*) Si vous venez en Nouvelle-Angleterre un jour, à Boston, il faut évidemment prévoir de descendre jusque Cape Cod, jusque Provincetown:
En passant par Hyannis, Chatam etc… ou directement vers P’Town : 123 miles via la route, 50 par le ferry.
Ne serait-ce qu’une journée, départ par le premier ferry à 9h, retour par le dernier à 20h30, c’est une expérience.
De tout. De tolérance, d’ouverture d’esprit, d’amour et de paix.
C’est à vivre.
Presque !
Alors que les Sox se prenaient une branlée (6-0) qui leur est coutumière ces derniers temps -je ne les ai vu que perdre cette année- je me préparais à partir puisqu’ils n’avaient non seulement pas marqué mais pas même simplement atteint la première base, bref n’avaient frappé aucun hit, le match était plié (en 2h20 montre en main, soit un record de rapidité pour un match de base-ball)
Quand le gars devant moi, interrogea Google sur son Blackberry - pour une fois pas un iPhone- : “no hitter Fenway Park” .
Ce qui me fit me rassoir aussi vite, car il venait de me faire réaliser qu’au delà de la branlée, je vivais peut-être un moment historique qu’il serait balot de râter à quelques minutes près : un no-hitter.
C’est à dire à défaut d’un match parfait -ce qui est encore supérieur, je vous expliquerai si vous voulez-, ça veut dire que le lanceur partant a réussi à ce que aucun attaquant adverse n’atteigne une base par un “coup sûr” comme on dit au Québec.
Ce détail, que c’était encore le lanceur partant, Lackey, qui était sur le monticule, m’avait juste échappé, n’ayant d’yeux que pour l’équipe en blanc.
Il arrivait effectivement aux abords du total fatidique des 100 lancers à partir duquel, quasi systématiquement, un entraîneur remplace son lanceur partant.
De match historique il n’y eut finalement pas - il ne lança ce no-hitter “que” pendant 8manches 1/3 et rata ce moment rare dans une carrière à deux éliminations près.
Les Sox marquèrent deux buts, ce qui n’empêcha pas leur 7ème défaite consécutive contre les LAA.
Qu’elle est venue me dire la freluquette en t-shirt orange l’oreillette à la Delarue comme si elle surveillait l’arrivée de POTUS.
Comme quoi on pouvait pas faire de photos, que c’était la “politique du magasin“.
Portnawak que je lui ai répondu ! Un grand black m’avait dit le contraire quelques minutes plus tôt -” let me double check” qu’il m’avait même précisément répondu, c’est dire !- et j’avais aussitôt bondi sur l’opportunité de faire quelques photos.
(Même si un rouquin m’avait repris deux fois, en me parlant comme à un débile, me disant que sur les photos il ne pouvait pas y avoir d’ “associates” - comprendre de jeunes morveux en t-shirt bleus ou oranges :) ) Donc ces photos prises au péril de ma vie et d’un body cavity searching, les voici.
Rien d’original ni de fantastique - c’est un Store de gallerie marchande, pas un flagship- mais je l’aime bien : je vis devant pendant une semaine
PS : Non, je n’y ai toujours pas acheté de Touch : je vais essayer de mettre mes idées en place pour vous expliquer ce qui peut bien ainsi me retenir de dépenser mes 500$ acquis à la sueur de mon front.