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Une journée ordinaire
Se réveiller.
Les premiers jours, aux aurores, jetlag et horloge biologique obligent.
Relever le store.
Les équipes d’aviron du MIT ou de Harvard s’entraînent dès potron-minet.

Des joggers. Déjà.
Soyons fous : les suivre.
La chaleur. Déjà itou.
Boisson énergisante au CVS. Brain-freeze.
Les jours suivants, plus raisonnable, aller prendre son petit-déj.
Ramasser le USAToday devant sa porte.
Traverser la rue.

Les boutiques de la CambridgeSide Galleria sont encore fermées mais le Dunkin Donuts et le Starbucks sont ouverts.
Suffisants.
Acheter le Boston Globe pour lire les comptes-rendus du match de la veille, ou le NYT.
S’installer en terrasse.
Batailler les oiseaux et les écureuils qui veulent absolument boulotter l’excellent Chocolate Croissant du Au Bon Pain.
Savourer son café et son jus d’orange.
Le jet d’eau démarre, les lumières et la musique s’allument : la galerie est ouverte. Il est 10h.

Terminer son café dans l’Apple Store.
Saisi par l’air conditionné, apprécier néanmoins les premiers One On One training.
Un tour dans le Olympia Sports. Ne pas se laisser tenter : acheter « juste l’essentiel« . ![]()
Retour à l’hôtel.
« Dedans dehors ».
Toujours les joggers.
Se retenir de rejoindre leur carrousel infini, sinon on passerait sa journée à courir.
Email, blog, photos …
La vue.
Piscine ? Solarium ? Non, plutôt cet après-midi.
Partir se promener.
Longfellow Bridge, Charles St., Public Garden, Boylston St. … ou la rivière.

Beacon Hill, Cambridge peut-être.
Faneuil Hall, le port ? Le quartier d’affaires, le Freedom Trail ?
Provincetown demain.
Laisser couler le temps.
Quelle heure peut-il bien être ?
Dévaliser le City Sports ou le NikeTown ? Probable.
Déjà envisager la fin de l’après-midi.
Courir (si pas déjà fait le matin) puis se mettre en route -et en tenue- pour Fenway Park.
Rétro Planning : match à 19h = quitter l’hôtel à 18h grand max = douche à 17h30 = courir à 16h30 …
Oui, il est temps de « rentrer ».
Derniers Duck Tours sur la rivière.
Jamais lassé de cette vue.
Métro bondé d’uniformes rouges ou bleus.
Casquettes « B » omniprésentes.
Fenway. Enfin !
GrandStand Infield.
Victoire des Red Sox (évidemment).
Rentrer. Métro ou à pieds, Massachusetts Av. puis rivière.
Si pas de billet pour Fenway, une toile au multiplexe Loews du Boston Common ou au cinoche Art&Essai de Cambridge.
Un Shakespeare dans le parc ?
Ou aller voir le match au CheeseCake Factory juste en face. Y lire le dernier Wired en terrasse.
Retour à l’hôtel.

Ca court toujours, ou s’entraîne/s’amuse de l’autre côté de la rivière.

Derniers emails. Quelle heure est-il en France ?
Descendre à regrets son store.
Recommencer demain.
Chouette !
PS : On me dit dans l’oreillette qu’il est prévu une nouvelle session mi-juillet 2010.
Fenway Park 2010
Quatre heures quarante cinq minutes de queue virtuelle -!!!- mais ça valait le coup.
Fenway Park, here I come !!
J’ai exactement les sections que je voulais, les jours que je voulais.
Infield GrandStand, G15, en 1ère base, face au Green Monster : LA vue de Fenway quoi, pour mon premier soir ;
Right Field Roof Box, à l’étage pour mon deuxième match nocturne : s’il fait canicule c’est le lieu idéal pour passer une magnifique soirée sous les étoiles ; idéal de toute façon sauf s’il drache !
;
Right Field Bud Deck, en place debout, de l’autre côté du stade, pour mon troisième et dernier match, dimanche à 13h : pour une toute autre vision du stade ; pour pouvoir se placer n’importe où dans le stade debout (mais faut pas le dire) ; mais surtout parce que le dimanche à 13h le soleil tape sacrément à Boston et rester assis dans le cagnard trois heures, j’ai déjà donné ; donc je préfère autant être debout, appuyé sur la rembarde, à boire et me goinfrer dans la conviviale ambiance du Bud Deck, et à me promener à ma guise dans Fenway pour profiter à fond de ma dernière visite dans l’endroit que, probablement, j’aime le plus au monde.
PS : Et dimanche soir, je fonce dans l’Acela de 18h40, arrivée NY à 22h46.
U2 au Giants Stadium le 19.
Puis les Yankees le 20, dans le New Yankee Stadium que je n’ai pas encore eu le plaisir de visiter.
Oui j’aime les stades, et alors ?
K9
Adorable ce petit chien qui patrouille autour des carousels à bagages de Logan Int’l Airport.
« Je protège l’agriculture américaine » est inscrit sur son paletot.
Troooop mignon.
Camden Yards
Décidément un voyage riche en émotions. Je suis déjà full ! ![]()
Après U2, Dublin, la double PRÉfosse ; Fenway Park, Boston et Keith Urban, me voici maintenant dans un stade que je rêve de visiter depuis si longtemps : Camden Yards.
Son entrepôt adjacent, au mur de briques de 300m de long si photogénique.
Je l’imaginais comme d’un des cinq trois plus beaux stades de MLB (1° Fenway 2° Wrigley)
Verdict ?
L’endroit est éminemment sympathique, surtout fréquenté par autant de Red Sox Nation (*) mais ça n’a évidemment rien à voir avec Fenway Park et son charme magique.
C’est un stade moderne, bien construit, bien aménagé, bien pensé par rapport à ce fameux entrepôt, mais ça ne va pas plus loin.
Je le considère équivalent à ceux de San Francisco ou de Cleveland (et probablement d’autres que je ne connais pas).
Fonctionnel et bien pensé.
En tout cas j’ai fait tous les stades de MLB que je rêvais de visiter : Fenway Park, Wrigley Field, Yankee et Shea Stadium, AT&T Park, Camden Yards… et d’autres évidemment (Cleveland, Toronto, Oakland…)
Lesquels visiter maintenant ? Celui de St-Louis doit être pas mal ; les deux nouveaux new-yorkais …
Que me conseillez vous ?
-> le set Flickr qui va bien
http://www.flickr.com/photos/arnaudt/sets/72157621917973660/
(*) J’ai vraiment saisi ce soir ce que voulait dire ce terme quand j’ai vu cette foule en rouge et blanc, scander Let’s Go Red Sox dans un stade – 49 384 personnes ce soir- , qu’on pouvait estimer aux 3/4 acquis aux visiteurs.
(Je l’avais déjà vécu/expérimenté à Oakland, mais à un degré un chouia inférieur, le facteur distance devant quand même entrer en compte à un moment.)

Un peu comme si Bollaert était rempli de 30 000 marseillais. Ca détonnerait.
Acela
J’allais titrer Shikansen, mais c’eut été exagéré. ![]()
C’est pas exactement un Bullet Train non plus.
Massachusetts,
Rhode Island,
Connecticut,
New York,
New Jersey,
Pennsylvanie…
et Maryland.
Dans la même journée.
Et je ne suis même pas en campagne pour ma réélection !
• Pleins d’avantages à choisir le train :
- on peut embarquer super tard, jusqu’au dernier moment, et c’est tant mieux car j’étais à la bourre
- beaucoup de place pour les jambes
- on voit des paysages.
Mais si !
Bon, ok, pas toujours, et pas toujours super beaux, mais la traversée du Connecticut est particulièrement scénique (ça ne se dit pas en français mais vous m’avez compris). On longe quasi constamment la mer, et la voie semble même parfois posée directement sur la plage.
On traverse pleins de ports charmants, notamment Mystic CT, qui m’a semblé aussi attirante que dans mon souvenir.
Evidemment l’arrivée sur NY est spectaculaire, comme peut l’être toute vista qui propose l’Empire State et le Chrysler dans le même cadre.
J’ai falli descendre en gare de NY, c’était presque irrésistible.
Et puis non : en route vers Baltimore !
• Un gros défaut : le prix. 198$ pour faire le trajet Bos-Bal, je trouve ça exagéré.
Ok c’est la Route 128 et la Megalopolis de Jean Gottman (1962), mais ça ne justifie pas le tarif non plus.
Je n’en ai pas trouvé de franchement plus attractif par avion : les horaires ne me convenaient pas et surtout ça m’a semblé beaucoup plus fastidieux.
Notamment pour rejoindre Camden Yards depuis BWI.
Là, Penn Station, un coup de trolley à 1,60$ et 14mn plus tard je suis rendu à destination.
L’autre gros défaut c’est évidemment la vitesse, ou plutôt son absence. Pas de véritable voie dédiée, des tronçons vraiment très lents…
Vivement un vrai TGV à l’américaine. Du côté de la Californie ?
Bon je vous laisse, j’ai un match à Camden Yards !
(Et un autre demain. Yummy !!)
Let’s Go Red Sox !
Soleil, Charles
Evidemment, la lumière ça change tout.
Les mêmes endroits qu’hier, mais avec du soleil.
Pas exactement les mêmes photos…
Soleil, Ortiz (*)
Tout avait pourtant mal commencé.
« Downpour » comme on dit par ici.
Que je traduirais librement par « drache ».
Pluie d’orage. Intense.
Justement le jour où j’avais choisi de profiter de mon statut de Red Sox Nation member, qui me permet d’entrer dans Fenway Park avant tout le monde et d’assister au « Batting Practice », depuis le Green Monster s’il vous plaît.
Je n’avais pas encore mis à profit ma carte de membre, car ça demande quand même d’être là 2h30 avant le début du match.
Hé bien aujourd’hui je le sentais, j’en avais envie, j’avais organisé ma journée autour de ça.
La pluie est d’abord tombée lentement, une bruine qui ne troublait pas mon jersey Ortiz.
Puis ce fût le « downpour » donc.
Je rejoignis tant bien que mal le métro Kendall-MIT ; la pluie tombait toujours en arrivant à Kenmore ; je me précipitais dans la boutique de souvenirs et j’achetais un parapluie Red Sox.
Je me renseignais : évidemment de Batting Practice il n’y aurait pas aujourd’hui, vues les conditions atmosphérique, me résuma t’on d’un geste de la main vers le ciel et d’un regard dépité.
Je décidais quand même de faire la queue Porte C – réservée à la Red Sox Nation- sur le coup de 11h.
Le match ne commençant, je le rappelle, qu’à 13h35 au mieux, « si les conditions atmosphériques le permettent » comme le dit l’expression consacrée. Je n’étais guère convaincu.
Peu importait : Fenway Park vide, pour moi seul -ou presque-. Le pied !
Très vite le soleil est revenu. Ce n’était donc qu’un orage d’été.
Très vite la bâche a été enlevée.
Très vite le stade s’est rempli, de ce public coloré, familial et joyeux, qui fait de Fenway Park le plus bel endroit au monde pour jouer au baseball.
Le match a pu commencer à l’heure précise, mais les choses ne sont pas arrangées pour autant.
Les malheurs des deux derniers jours ont continué, et les Red Sox se sont retrouvés menés 4-1, puis 5-3.
L’affaire semblait mal engagée.
C’est alors que David Ortiz, à l’instar du soleil deux heures plus tôt, a décidé de briller.
Captain Varitek avait déjà montré le chemin à plusieurs occasions.
Le moment ne pouvait pas mieux tomber : une bourde venait d’être commise par la défense des A’s, empêchant de conclure logiquement la 7ème manche et donnant une chance supplémentaire aux Red Sox. Les première et deuxième base étaient pleines.
Ortiz au bâton.
Home-Run, 6-3 pour les RedSox.
Le reste ne fût qu’une formalité, avec deux buts supplémentaires dans la 8ème.
Nous pouvions entonner à gorges déployées Sweet Caroline, l’affaire était pliée, car Papelbon, nous en étions persuadés, n’allait pas retomber dans ses bourdes de l’avant-veille.
8-5 score final. 38 000 personnes heureuses, dont votre serviteur.
Où mieux passer une belle après-midi d’été ailleurs que dans Fenway Park ? Franchement, je donne ma langue au chat.
Pour moi c’est – déjà- fini pour cette année. A un de ces jours Fenway, le plus vite possible !
-> quelques photos
http://www.flickr.com/photos/arnaudt/sets/72157621901060236/
[MàJ 31 juillet] « Soleil noir », évidemment, et l’astérisque s’impose.
Car nous apprenions, en même temps que le match, que David Ortiz avait été contrôlé positif dans l’usage de produits dopants.
Lui et Manny Ramirez, constituant la force de frappe principale des Red Sox pendant les années triomphantes 2004-2007.
Choc dans la population bostonienne – as if…- et couverture maousse costaud du Boston Globe ce matin.
Dan Shaughnessy n’y va pas par quatre chemins dans sa colonne ce matin :
It’s horrible.
No more innocence.
No more fairy tales.
The 2004 Red Sox really were Idiots. Just like the Yankees and everybody else.
Our cheaters were better than their cheaters.
Yahoo.
http://www.boston.com/sports/baseball/redsox/articles/2009/07/31/ortiz_confirms_he_tested_positive_in_2003/
http://www.boston.com/sports/baseball/redsox/articles/2009/07/31/for_legions_of_fans_a_magic_spell_is_broken/
http://www.boston.com/sports/baseball/redsox/articles/2009/07/31/ortizs_advertising_deals_likely_to_walk_off_in_scandal/http://www.boston.com/sports/baseball/articles/2009/07/31/how_steroids_work_and_why_athletes_are_trading_them_for_manmade_growth_hormones/http://www.boston.com/sports/baseball/redsox/articles/2009/07/31/say_it_aint_so_papi/
http://www.boston.com/sports/baseball/redsox/articles/2009/07/31/another_big_hit/
http://www.boston.com/sports/baseball/articles/2009/07/31/how_steroids_work_and_why_athletes_are_trading_them_for_manmade_growth_hormones/
Ca va leur faire drôle de s’intéresser, encore davantage, au Tour de France, avec tous leurs petits bracelets jaunes…
Quand ça semble trop beau pour être vrai, c’est souvent que ça l’est.


















































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