Avec un tel silence depuis 48 heures, certains d’entre vous ont dû penser : “What happens in Provincetown, stays in Provincetown“, non ?
Oui mais non, je vous rassure (not that there’s anything wrong with that).
Même s’il pourrait y avoir beaucoup à écrire, beaucoup à Décrire, tant Commercial St le soir est … comment dire … “bigarrée” ? (*)
Non, juste que, vélo + dune + plage + sable + soleil + crème solaire etc… je n’ai pas eu envie de me trimballer avec mon sac à dos et mon appareil photo.
Donc aucune photo d’hier : ferry très tôt, arrivé 11h à l’hôtel au motel (un ancien BestWestern horriblement trop cher pour ce qu’il est) , location de vélo puis balade -je devrais plutôt dire Grand-Huit en vélo dans le massif dunaire de Provincetown.
Tout cela n’aurait donné que les photos déjà vues en 2006.
(C’est dingue la mémoire : j’ai retrouvé des endroits, dans les dunes ou comme si je les avais quittés la veille.)
Aujourd’hui, après une matinée brouillasse qui m’avait donné une humeur tout aussi maussade, le soleil s’est levé à la mi-journée et j’ai pu réaliser ce pour quoi j’étais venu.
Cape Cod c’est le bout de l’Amérique ; Provincetown c’est le bout de Cape Cod, je voulais aller tout au bout.
Au bout du bout du bout de Cape Cod, et en faire le tour.
(J'ai fait le tour cet après-midi de tout ce qui est visible sur cette photo)
Ca ne s’explique pas : j’ai comme ça, des obsessions, qui me travaillent, me taraudent, qui s’incrustent pendant plusieurs années. C’est pas grave, ça ne se soigne pas mais ça m’occupe et organise mes vacances
Ce soir je suis heureux : check, c’est fait.
Ca n’a pas été facile, malgré le temps idéal, car l’accès est compliqué et long (j’avais même déjà rebroussé chemin la veille en prenant conscience que je m’y prenais trop tardivement).
Je n’ai pas trouvé il n’y a pas d’autre façon que de franchir une loooongue digue de gros rochers - j’ai mis plus de 30 minutes-, le truc idéal pour se casser la gueule. Une dame venait d’ailleurs de se faire une entorse et son amie appelait les secours (Park Rangers qui sont venus la chercher après pas mal de temps car eux aussi doivent faire tout le tour). J’ai vu des familles franchir cette digue avec des gamins en bas-âge : j’en tremble encore pour eux.
Bref, en mettant enfin le pied sur le sable, une certitude : je ne repartirais par le même chemin, trop scabreux, trop lent, trop stressant.
A partir de là, ce ne fût que du bonheur : pas un chien ou presque, seul quelques touristes courageux ou téméraires, arrivés comme moi ou via la mer, par Zodiac ou simple kayak ; du sable à perte de vue, et le phare de Longue Pointe devant moi… qu’il m’a encore fallu une bonne demie-heure pour atteindre.
Voilà j’y étais : le bout.
On peut prendre les choses de toutes les façons, on ne peut pas aller plus loin à Cape Cod.
Dès que vous verrez une carte des US, sur laquelle on voit -nécessairement- très bien Cape Cod, vous penserez à moi ? Je suis allé au bout et j’en ai fait le tour.
J’ai pris un galet dans l’eau, fait quelques photos, salué une otarie que j’avais d’abord prise pour un Labrador qui aurait sacrément été bon en apnée, puis il m’a fallu repartir.
En faisant le tour donc, par l’extérieur de la spirale en quelque sorte.
Persuadé que j’étais de retrouver une “plage” normale, avec des gens des chaises des parasols et des glacières, donc des voitures, donc une route pour rentrer.
J’ai marché, marché… marché, et de “plage” je n’ai pas trouvé.
J’ai bien croisé deux trois personnes qui bronzaient tranquille, mais elles étaient arrivées aussi par la digue.
J’ai surtout traversé la fameuse plage de Herring Cove, plus ou moins naturiste - en tout cas nudité acceptée-, et plutôt plus que moins gay-friendly : cette partie là de la plage leur est franchement réservée, à l’écart de la plage familiale-glacières-parasols.
La plage suivante me paraissant vraiment trop loin, j’ai donc coupé via la plage gay, en empruntant leur itinéraire, balisé depuis la route, que je rejoignis en quelques minutes.
“I’m not gay, I’m looking for a shortcut” ai-je pensé in petto en les croisant, me retenant de trop en sourire.
(Not that there’s anything wrong with that, évidemment…)
(*) Si vous venez en Nouvelle-Angleterre un jour, à Boston, il faut évidemment prévoir de descendre jusque Cape Cod, jusque Provincetown:
En passant par Hyannis, Chatam etc… ou directement vers P’Town : 123 miles via la route, 50 par le ferry.
Ne serait-ce qu’une journée, départ par le premier ferry à 9h, retour par le dernier à 20h30, c’est une expérience.
De tout. De tolérance, d’ouverture d’esprit, d’amour et de paix.
C’est à vivre.
Presque !
Alors que les Sox se prenaient une branlée (6-0) qui leur est coutumière ces derniers temps -je ne les ai vu que perdre cette année- je me préparais à partir puisqu’ils n’avaient non seulement pas marqué mais pas même simplement atteint la première base, bref n’avaient frappé aucun hit, le match était plié (en 2h20 montre en main, soit un record de rapidité pour un match de base-ball)
Quand le gars devant moi, interrogea Google sur son Blackberry - pour une fois pas un iPhone- : “no hitter Fenway Park” .
Ce qui me fit me rassoir aussi vite, car il venait de me faire réaliser qu’au delà de la branlée, je vivais peut-être un moment historique qu’il serait balot de râter à quelques minutes près : un no-hitter.
C’est à dire à défaut d’un match parfait -ce qui est encore supérieur, je vous expliquerai si vous voulez-, ça veut dire que le lanceur partant a réussi à ce que aucun attaquant adverse n’atteigne une base par un “coup sûr” comme on dit au Québec.
Ce détail, que c’était encore le lanceur partant, Lackey, qui était sur le monticule, m’avait juste échappé, n’ayant d’yeux que pour l’équipe en blanc.
Il arrivait effectivement aux abords du total fatidique des 100 lancers à partir duquel, quasi systématiquement, un entraîneur remplace son lanceur partant.
De match historique il n’y eut finalement pas - il ne lança ce no-hitter “que” pendant 8manches 1/3 et rata ce moment rare dans une carrière à deux éliminations près.
Les Sox marquèrent deux buts, ce qui n’empêcha pas leur 7ème défaite consécutive contre les LAA.
Qu’elle est venue me dire la freluquette en t-shirt orange l’oreillette à la Delarue comme si elle surveillait l’arrivée de POTUS.
Comme quoi on pouvait pas faire de photos, que c’était la “politique du magasin“.
Portnawak que je lui ai répondu ! Un grand black m’avait dit le contraire quelques minutes plus tôt -” let me double check” qu’il m’avait même précisément répondu, c’est dire !- et j’avais aussitôt bondi sur l’opportunité de faire quelques photos.
(Même si un rouquin m’avait repris deux fois, en me parlant comme à un débile, me disant que sur les photos il ne pouvait pas y avoir d’ “associates” - comprendre de jeunes morveux en t-shirt bleus ou oranges :) ) Donc ces photos prises au péril de ma vie et d’un body cavity searching, les voici.
Rien d’original ni de fantastique - c’est un Store de gallerie marchande, pas un flagship- mais je l’aime bien : je vis devant pendant une semaine
PS : Non, je n’y ai toujours pas acheté de Touch : je vais essayer de mettre mes idées en place pour vous expliquer ce qui peut bien ainsi me retenir de dépenser mes 500$ acquis à la sueur de mon front.
Je me suis levé en me disant “aujourd’hui je ne fais rien”, et j’ai tenu mes promesses.
Un Louis XVI réincarné, passant ses vacances en Nouvelle-Angleterre ce 28 juillet aurait noté dans son calepin “rien” et il aurait eu raison cette fois.
Flemmardé au petit-déjeuner, musardé dans la CambridgeSide Galleria, traînassé sur un banc devant l’AppleStore lisant du coin de l’oeil les dernières sautes d’humeur de Manny Ramirez sous la plume de Dan Shaughnessy dans le Boston Globe, ça m’a pris la matinée bien tassée, j’ai quand même fini par décider d’aller voir ce qui se passait sur l’autre rive de la Charles.
Flané dans Charles St., sieste dans le Common circa 1634 : Beacon Hill, ses briques rouges, ses sénateurs démocrates et ses milliardaires à ma gauche, la John Hancock Tower, BackBay, Newbury St. et ses boutiques chic devant moi.
J’ai quand même fini par m’extirper de ma torpeur pour me balader sur la magnifique Commonwealth Av. jusque Copley Square.
Ah si : dévalisé mon magasin-de-sport-préféré-au-monde, aka City Sports Boston on Boylson St.,dont je suis ressorti avec une somme outrageuse de fringues de sport inutiles
Puis révassé le long de la Charles (côté Boston), regardé des chiens faire les fous à se jeter dans l’eau pour récupérer des balles jetées par leurs maîtres, avant de rentrer à la Gallerie manger quelque junk-food.
Le dirigeable Hood flottait au dessus de la ville, c’était bon signe, je suis rentré voir le match à l’hôtel.
Rien, des vacances quoi.
Ce mardi je ne compte pas faire grand chose non plus, et demain matin départ pour CapeCod en “fast-ferry” jusque vendredi soir. Plage, soleil, farniente.
A bientôt ?
PS : Je n’ai toujours pas acheté d’iPhone/Touch, pas visité de NikeTown (du tout), ni mangé de Baconator : ça m’inquiète.
Ca a la couleur de Chicago, ça a l’aspect de Chicago, ça ressemble à Chicago, mais non c’est Gotham.
Gotham, Illinois apparemment.
Allons bon ! Moi qui ai toujours pensé que Gotham c’était NYC - et c’EST NYC- pourquoi sont-ils ainsi allés tourner le film intégralement à Chicago en prenant, à ce point, aussi peu soin de “déguiser” la ville.
On reconnaît le métro aérien (de nombreuses scènes s’y déroulent), on reconnaît les immeubles (notamment du Magnificent Mile), on reconnaît les rues dont les noms n’ont même pas été maquillés (LaSalle par exemple), on reconnaît même évidemment la Chicago River et ses ponts !
Oui étonnant.
Est-ce que ça a “gâché mon fun” pour reprendre l’expressoin de Québecois qui entraient en même temps que moi dans la salle - et qui évidemment parlaient d’autre chose- ? Non, mais ça m’a troublé.
Otez moi d’un doute, les précédents, notamment LE précédent, étaient tournés où ?
(Moi qui voulais le voir la semaine dernière in situ, finalement je n’ai rien raté à ne pas le voir à NY.)
A part ça :
- Toutes les séances, les unes après les autres, s’affichaient sold-out sur le tableau horaires. 415 500 600 800 … J’y suis allé à 845 et j’ai fait la queue dès 730 pour être bien placé. Ma séance également était sold-out, évidemment.
Ca marche comment en France ? Parce que ici ça bat tous les records, et USAT nous dit ce matin que, désormais 2ème de l’histoire, dépassant les 460 millions de Star Wars, même Titanic n’est plus inaccessible.
C’est leur Bienvenue Chez les Ch’tis à eux en quelque sorte.
- Dès les premiers plans on voit que ce sera un bon film, et c’est un bon film.
La preuve qu’on peut faire un film sérieux, adulte, pourtant inspiré de DC Comics. Pour le coup on en oublierait même que c’est un film de “super héros” tant on est loin de Spiderman, de son histoire à la guimauve, de ses personnages simplistes, et de ses CGI ridicules.
On est encore plus loin de la première trilogie, et notamment du Batman, Robin et Mr Freeze de triste mémoire.
C’est réconfortant de voir qu’on peut ainsi reprendre une franchise from scratch, et lui donner un tout style.
Réconfortant surtout de se dire que ce film pop-corn adulte ramasse autant de dollars : Hollywood va s’engouffrer dans cette brèche, et devrait nous proposer des films un peu plus intéressants dans les prochaines années.
- Evidemment Heath Ledger. Dont on ne voit pas comment, fut-ce à titre posthume, l’Oscar du meilleur Acteur pourrait lui échapper. Il crée de façon absolument ahurissante un personnage qui ferait presque qui fait oublier Jack Nicholson et dont vous savez en sortant qu’il restera gravé 1° dans votre mémoire 2° dans l’histoire du cinéma.
Il porte le film sur ses épaules, même si les autres - Bale, Freeman, Caine, Gary Oldman surtout, ou Aaron Eckhart- sont à l’unisson.
Un film “de comics” avec de vrais acteurs, vraiment dirigés, vraiment mis en scène, dans une vraie histoire, ça change la donne.
- Quand même un bémol : 20mn de trop ? La dernière partie est un peu brouillone, un peu confuse, et le film aurait gagné à faire 2h05, mais 2h25.
- Puisque les séances étaient sold-out et que dehors il pleuvait, à 600 je suis allé voir un navet : X-Files I Want to Believe que ça s’appelle. Navrant. Pathétique. Sans le moindre intérêt. Chris Carter a complètement perdu la main.
Intrinséquement mauvais film dont on se demande comment il a pu avoir le green light - mauvais script, mauvaise histoire, mal fimé, mal joué … déjà-, le film est encore plus honteusement libellé “XFiles” et reprend des héros qui furent, en leur temps, favoris de nous, cad Mulder et Scully.
Sauf que la “chimie” entre les deux acteurs a complètement disparu, qu’ils ont l’air de s’ennuyer au moins autant que nous mais eux au moins ont été payés (on dirait même qu’ils sont payés à l’heure vu le rythme du film tant il ne s’y passe rien).
On ne retrouve strictement rien de la “mythologie XFiles”, ni dans les thèmes -histoire ridicule- ni dans le look, ni dans l’atmosphère - de toute façon il n’y en a pas.
Tout y est raté, chaque scène, chaque plan est un foirage.
C’est plus qu’un navet : un scandale !
PS : Ces films sont aussi dispos en DVD sur CanalStreet si vraiment ça vous intéresse
Vous avez consulté vos agendas j’en suis sûr. Des CitySearch, des TimeOut et autre TravelMuse.
Et vous pensez qu’après CSN vendredi, Aimee Mann hier, ce soir je vais voir George Michael en face de mon hôtel, c’est à dire au TDBanknorth Garden ?
Tout faux !
Non, par contre je me ferais bien Comme Il Vous Plaira à 7PM. Shakespeare dans le Common ça doit être sympa non ?
Autant le fameux AppleStore de la Cinquième Avenue, et son non moins fameux cube en verre, m’a laissé assez globalement indifférent : parce qu’en sous-sol, enterré et sans façade ? parce que ultra-bondé et relativement petit par rapport à certains que je connais déjà -Chicago, Londres…- ? Parce que le cube est finalement tout sauf impressionnant ?
Je ne sais pas.
Parce que autre chose à foutre à NY que de traînasser longuement dans un AppleStore ?
Oui probablement.
Autant le Store de Boylston Street lui a une bonne gueule.
Je n’y suis pas encore entré, mais après être passé devant en arrivant hier, je suis repassé devant ce soir - il était fermé- mais la façade donnait sacrément envie d’y entrer.
(Je ne t’oublie pas Rol@nd )
D’abord remercier une fois de plus MarcK sans qui rien n’aurait été possible (via StubHub).
Merci de m’avoir permis d’assister à cette punition, cette correction qu’ont assénée les Yankees aux RedSox cet après-midi dans un Fenway Park certes plein comme un oeuf mais déjà bien échaudé par la défaite de la veille.
Ca sentait le chat mouillé qui avait peur de s’en reprendre une.
Ca a fait 10-3 au final.
Ouch !
Merci beaucoup MarcK donc !
A part ça, peu importe le STND ROOM GEN ADM NO SEAT de mon billet : l’important c’est d’être dedans.
Après, dans les espaces réservés à cet effet et dont j’ai été long à comprendre qu’ils faisaient tout le tour du stade, on se positionne un peu où on le souhaite, et on peut sacrément bien se placer.
Certains abandonnent même, j’en suis sûr, leurs mauvaises places assises pour venir, certes debout, voir le match mieux placé.
Ca me donne une idée pour les années prochaines tiens…
Si vous m’accordez un tout petit peu de confiance, et si vous visitez Boston un jour - voire même venez pour ça- passez absolument voir un match à Fenway Park.
Le lieu est put#@*! magique !
Quelque chose dans les formes, la structure, l’architecture du lieu, la lumière, les couleurs, le rythme ( je l’ai déjà dit ça non ?), c’est un lieu unique et vraiment le plus magique stade de MLB.
Il m’a fallu trois ans pour le comprendre (si si), mais quand on lit sur le site ou sur les portes que la CambridgeSide Galleria “ouvre à 10h” - ce dont je me plaignais car c’est trop tard pour y aller prendre son petit-dej’ - il fallait comprendre que les stands , que les boutiques ouvraient à cette heure.
Pas les portes !
Et certainement pas les Au Bon Pain, Dunkin Donuts et autre Starbucks Coffee de la Food Court, qui eux ouvrent à 7h.
J’ai donc pris mon petit-dej en terrasse, devant le jet d’eau, entouré d’oiseaux désireux de se jeter sur mon “chocolate croissant” et d’écureuils aux grands yeux, voisiné par de jeunes couples sortant de l’Apple Store -lui aussi ouvert depuis 8h- et déballant, depuis un élégant petit sac à main, leur iPhone 3G qu’ils venaient d’acquérir et d’activer (sans encombre j’espère).
Quelle putain de soirée.
Le décor tout d’abord. Ce Bank of America Pavilion planté au milieu du port. Avec les bateaux qui vont et qui viennent tandis que le soleil se couche, donnant à la skyline de Boston des couleurs de feu.
On ne se sait plus dans une métropole américaine, on se croit dans un de ces “tentes” de festival d’été sur la côte, genre Cape Cod Melody Tent.
Bruit de mouettes.
Loin de la grande ville, ça fait du bien.
L’ambiance ensuite. Quasi uniquement des quinquas -bien tassés- venus revivre leur adolescence circa ‘69-’73 ; des chevelus des barbus en chemise hawaienne ou psyché -minoritaires mais quand même-, des gars un peu comme toi Marc2, avec ton look si tu remplaçais ton ciré jaune par une chemise hippie peace-sign, tu vois le genre ?
Des stands de “veterans for peace” “bring them home now” qui distribuaient des bouttons “PEACE IS PATRIOTIC”.
Bref on était bien.
La claque dans la gueule musicale enfin et surtout.
Ouaahh ! Evidemment une setlist (*) de standards tout droits sortis des 70s, intacts, vivants. Un public qui chante, claque dans les mains, standing-ovationne chaque morceau.
La merveille des harmonies vocales des trois lascars ; la pureté semble-t’il inaltérable de la voix de David Crosby ; les solos de guitare de Stephen Stills : voilà ce que j’appelle DE LA MUSIQUE !
La qualité des chansons n’a pas bougé depuis trente ans et , actualité oblige, les textes et thèmes résonnent encore en 2008.
Quand Nash entonne une chanson récente - qui n’est pas d’eux- sur la clique au pouvoir depuis 8 ans, sur les corporations qui se font des tonnes de fric sur le dos de gamins “qu’ils enverraient à la guerre encore plus jeunes s’ils le pouvaient”, sur les guerres préemptives, c’est le délire des 5000 personnes sous la tente.
Très - très très- peu de Républicains dans le lot.
Bref on était bien (bis)
D’autres chansons, plus légères, comme Our House, que Crosby introduisit en disant que “selon une étude menée par l’Université du Massachussets, 45% des jeunes femmes américaines entre ‘69 et ‘73 ont perdu leur viriginité sur cette chanson“.
Après l’entracte d’une demie heure (hé oui) qui nous a laissé le temps d’aller boire un coup, de visiter les stands anti-guerre et d’apprécier le port de Boston dans la nuit, avec les bateaux à touristes et leurs loupiottes éclairées, ils sont revenus avec du lourd, comme un Almost Cut My Hair de derrière les fagots.
Teach Your Children en Encore repris/chanté par tout le public debout, Peace comme dernier mot en sortant de scène, ce soir ils sont à Atlantic City.
Retraversé Boston à pieds - il faisait bon et je me sentais bien- jusqu’au Common où j’ai quand même repris le métro. Mal m’en prit : c’était la sortie de Fenway Park, des hordes de fans des Red Sox s’entassaient dans les rames et sur les quais. Quelle vision, quel bonheur !
Je n’ai pas osé demandé le score : devant l’absence de cri de joie “let’s go Red Sox” et devant les mines déconfites, j’ai vite compris qu’ils avaient perdus.
La revance c’est tout à l’heure 16h -22h chez toi ami Français, c’est live sur NASN si tu es cablé/satellisé- et j’y serai (bien en avance).
(*) setlist approximative (courtesy of ibabuzz)
“Wasted on the Way”
“Marrakesh Express”
“Long Time Gone”
“49 Reasons”
“Military Madness”
“Wounded World”
“Immigration Man”
“Déjà Vu”
“Delta”
“Helplessly Hoping”
“Southern Cross”
“Our House”
“For What It’s Worth”
“Almost Cut My Hair”
“Wooden Ships”
Encore:
“Teach Your Children”
@kmut Je ne parle pas des MàJ mais des "nouveautés" au fur et à mesure que les artistes sont dispos sans DRM.Dans l'absolu. :) il y a 3 heures
@kmut Ok, on ne parle pas de la même chose. Je parle d'être au courant sans forcément avoir déjà acheté l'artiste avec DRM auparavant :) il y a 3 heures