Archive for the “SFO” Category
Posted by: arnaudt in SFO, US
C’était prévu depuis le début.
Avant même.
Comme un challenge un peu [?] con-con : aller à Cupertino sans bagnole.
Au départ c’était franchement prévu à vélo.
Non pas que la route fût compliquée - c’est toujours tout droit depuis la gare- mais ça faisait une trotte.
Distance estimée par Google Earth 3,7 miles.
Aller retour ça fait 10 bornes !
Quelques minutes à vélo c’est une chose, une paille.
Une heure de marche sous un soleil de plomb et des températures, je m’en rendrai bientôt compte, qui sont elles vraiment californiennes et n’ont que peu à voir avec les frimats de SF, une toute autre chose.
(D’autant qu’en plus ici aussi c’est heat wave, nous dit le SFChronicle de ce matin sous un titre qui en dit long : “Phew !”).
Bref j’avais prévu à vélo, ce fût finalement à pieds (je ne reviens pas sur pourquoi je n’ai pas pris de pass 4 jours.)
Et dire que tout ça a commencé avec un train pour Achiet.
Non, ça je l’ai déjà dit.
Tout a commencé par rejoindre le dépot Caltrain, situé SOMA, South of Market St.
Gare fréquentée, propre, avec de vrais quais, de vrais guichets et de vrais trains qui attendent les voyageurs.
Pour qui a déjà fréquenté la “gare” de Memphis, on est ici quand même dans un lieu un peu plus civilisé.
IL Y A de vrais trains pour San José - prononcer Sann Ho-sé - avec de vrais passagers dedant (pas des pauvres, des laissés pour compte ou repris de justice comme dans certains coins de ce beau pays).
Bref ça s’annonce agréable.
Départ 11:07, arrivée prévu à Sunnyvale 12:20.
(J’ai quand même vérifié d’abord que le Company Store - raison de mon déplacement- n’est pas fermé ce jour ou à ces heures : ce serait bête de tomber sur porte close, mais non Mon thru Fri 10:00-5:30.)
Arrivée pile à l’heure. Je sors de la gare, chaleur inhabituelle quand on arrive de SF, la longe dans le même sens que le train, première rue à droite, S Sunnyvale.
Et c’est parti pour une ligne droite que je n’interromprai que dans un Walgreens puis une station essence pour me ravitailler en boissons.
Il fait très chaud.
Sunnyvale Saratoga Rd., toujours tout droit.

Au bout de quelques kilomètres, de rues perpendiculaire que j’ai notées avant de partir pour évaluer ma progression (Fremont - Homestead - El Camino Real…) , j’en finis par penser que c’est un challenge con tout court.
J’en viens d’autant plus à regretter l’absence de vélo que cette longue route droite est parfaitement prévue pour leur usage avec une Bike Lane tout du long ( le train lui même avec un compartiment prévu à cet effet).

Homestead, la I 280 que je reconnais, des fenêtres familières, plus qu’un carrefour à traverser (heureusement que tout est prévu pour piétons, passages protégés et boutons - qui fonctionnent !- à appuyer pour faire passer le bonhomme en blanc. On est pas chez les sauvages (même si j’ai dû croiser 3 cyclistes et deux piétons qui regagnaient leur bagnole proche, heureusement climatisée).
Voià j’y suis !
Content d’y être malgré la route. Saint des Saints. Mothership. Justification.
Il y en a des secrets et des annonces qui se préparent pour la WWDC toute proche derrière ses fenêtres.
J’aurais beau laisser traîner mon oreille auprès des employés que je croise, je n’ai aucun scoop à vous donner Dommage.
Je fais le tour contrairement à la première fois, le plus discrétement possible [duh !], revient devant le 1, fais quelques photos (cf. Flickr), appelle un mien camarade que je sais ne pas réveiller - 22:35 à la maison- et qui sera jaloux que j’y sois, puis pénètre dans le Company Store.

Pas surpris de ce qu’on y trouve, déjà venu, très peu de matos, quelques softs, surtout des vêtements et gadgets qu’on ne trouve “que là”.
Beau rayon de sacs.
Je l’avoue j’ai un soft spot pour tout ce qui est sleeves, bagpack, messenger bag et sacoches en tous genres.
Marware, Tucano, Brenthaven, Incase… et ici des modèles Timbuk2, pour 12″, qu’on ne trouve pas dans les Store tout proches, et qui me tentent sacrément
Si je ne me retenais j’achèterais à longueur de temps des modèles redondants (déjà que je me suis laissé aller à prendre un sac à dos Incase au début du séjour…)
Achat de TShirts qui feront bel effet dans deux mois 
Déjà l’heure de repartir si je veux prendre le Caltrain de 3:20.
Quelques dernières photos et je reprends la route dans l’autre sens (toujours aussi simple, toujours aussi droite) mais que je fais d’un meilleur pas, en 45mn.)

Omnibus retour, qui se remplit à l’instar de l’aller, d’une foule californienne qui sait donc aussi prendre les transports en commun. Surprise. (Beaucoup de jeunes, je le reconnais néanmoins, mais pas que ça.)
Pas le temps de faire une halte à Palo Alto : dommage car le train s’arrête devant University Avenue, où au 451 il y un …
Anyway. 
SF, déjà 17h, pas encore vraiment eu le temps de manger, et dans deux heures je dois être à Oakland.
Tout va devoir se jouer à la minute près !
To be continued…
PS : Si jamais l’envie un jour vous démangeait, et que louer une bagnole est contre votre religion, louer un vélo est une excellente alternative. Trotter moins…
-> http://www.flickr.com/photos/arnaudt/sets/72157594211609144/
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Posted by: arnaudt in SFO, US

Teaser de mes aventures au pays de l’Oncle Steve.
Là trop crevé, dodo.
A demain/plus tard. 
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Posted by: arnaudt in Ciné, SFO, US
La Dame est tombée à l’eau.
Décevants chiffres du week-end m’annonce le USAT du petit-déj : 18,2 millions seulement, troisième place, loin des prévisions, plus petit début de Shyamalan.
Pendant ce temps là Pirates of The Caribbean 2 continue son raz-de-marée avec la barre des 300 millions dépassée en 15 jours (321,7).
Bref c’est exactement ce que j’ai vécu avant-hier avec la salle de Pirates sold-out, et la mienne bien moins de la moitié pleine.
–
Dans ce même numéro de USAT, critique très positive de la tournée de Dixie Chicks qui a commencé vendredi.
Je pense pouvoir vous en reparler prochainement (aka dimanche prochain )
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Posted by: arnaudt in SFO, US
Courte journée, pas grand chose à dire.
Forcément “courte” quand on se lève à 9h30 et qu’on a un match à 13. 
Je me lève tellement tard que le petit-déjeuner est déjà plié : on m’enlève les assortiments de bagels, muffins et pain devant moi.
J’ai à peine le temps de faire cuire une gauffre - au sirop d’érable- que c’est le café qui disparait.
Se lèvent décidément tôt, même le dimanche, ces américains.
(Ok, se sont peut-être pas non plus couchés comme moi à 1h30, mais quand même …)
J’avais prévu de courir ce matin mais je me rends compte à la vitesse où je démarre la journée, que je n’aurais même pas le temps.
1 heure de course, plus douche, plus trajet, si je veux être dans le stade vers 12:30, ça va pas être possible.
Tant pis, j’irai courir ce soir en rentrant.
Tram jusqu’à l’embarcadéro, puis jusqu’au stade.
Organisation sans faille, nombre d’intervenants sans comparaison, pour diriger et accueillir les gens dans l’ordre et la sécurité.
Encore bravo à celui qui a varié les places, je me retrouve en section 315 - View Reserve- mais beaucoup plus haut que le premier jour et donc… à l’ombre.
L’immense majorité des spectateurs va cuire pendant la plus grande partie des 12 manches (prolongation aujourd’hui).
A l’ombre, tout en haut derrière le marbre, j’étais juste bien 
Manifestation contre le Sida avant le match, lancer de ballons, association Until There’s A Cure, j’achète un bracelet.

Match serré, passionnant, 3:56 de jeu, une heure de plus que ceux des soirs précédents), perte des Giants 6-5 : si près du sweep.
C’était mon dernier match à AT&T (Heureusement que j’ai vu le HR de Barry le premier soir.)

Demain Oakland pour la visite de mes chers Red Sox, pour 3 soirs.
Je vais m’habiller en circonstances. Go Manny !
Je repars vers la Marina comme j’étais venu, le long de l’embarcadéro.
Je vous ai déjà raconté l’extase d’aller courir le soleil dans la tronche, le Golden Gate dans les mirettes ? Bis repetita ce soir, malgré un vent à décorner des boeufs (idem hier soir dans le stade : à San Francisco IL Y A du vent !).
Mon iPod me dit que j’ai été un peu moins performant qu’avant hier (à cause du vent sans doute, car j’ai eu l’impression de bien courir pourtant.)
J’avais simplifié l’opération : pas de brassard, pas de casque (vu que je n’écoute pas de musique) : je m’en sers juste pour le chrono et surtout la distance.
Au fur et à mesure on sait combien on court, mais surtout au retour sur le mac on voit une courbe des temps au km, entre quel quel on a été performant ou on s’est écroulé, pour raison de topographie, de vent ou de coup de barre.
Bluffant.
Je ressors vers 20h histoire de voir le coucher de soleil sur le Golden Gate.
Trop tard, il a déjà disparu derrière les collines sur le coup de 20h15.
Il tombe, à ces latitudes, très très vite.
Et, désormais sans surprise, il caille grave !
Heureusement que j’ai anticipé et endossé un gros sweat.
Mais si on aime l’air iodé au fond des poumons, le spectacle est sublime.

PS : Deuxième fournée de photos, toujours chez Flickr.
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Posted by: arnaudt in SFO, US
Récapitulons.
Jeudi : Sheboygan Bratwurst -saucisse polonaise avec choucroute par dessus, sur laquelle j’ajoutais ensuite quelques autres condiments (relish ou moutarde)quelques innings plus loin-, puis Garlic Fries -Frites à la sauce d’escargot-.
Vendredi : Kung Pao Beef -boeuf épicé- et Fried Noodles.
Samedi : Nacho Grande -tacos + salsa + piments + cheddar fondu- puis, quelque heures plus tard quand même, Hot Fudge Sundae de Ghirardelli (*).
Que vais-je manger dans le stade aujourd’hui ?
(Si avec tout ça j’arrive à ne pas être malade… )
(*) J’avais repéré un gars qui remontait les gradins avec deux coupes. Il répondait à quelqu’un qui lui demandait où il les avait obtenues.
Fin 7ème manche je vais commander cette coupe vanille + chocolat chaud + chantilly + noisettes pilées + cerise confite.
Dans les minutes qui ont suivi, mon sex-appeal a brusquement décuplé. TOUTES les femmes me regardaient envieusement.
Deux ont finalement osé sauter le pas et m’ont demandé où j’avais trouvé ça. J’ai répondu downstairs sous le scoreboard. Elles s’y sont précipité.
Curieusement les dames semblent davntage attirées par un Sundae que par les Garlic Fries 
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Posted by: arnaudt in SFO, US
Cramé de partout, je suis en feu.
Front, nez, avant-bras, et même au niveau des talons d’achille (comment diable ???), je suis brûlé.
Nez fluorescent.
Utilisé tout le “moisturizer” fourni avec le savon.
Sinon première vraie nuit.
Ravi de ne pas avoir loué le vélo pour plusieurs jours : je me vois mal m’attaquer au pont et à Sausalito aujourd’hui.
Envie de rien faire tiens.
Rien faire = Fisherman’s Wharf aka le souk, parce que c’en est vraiment un.
Plus ça va moins j’aime cet endroit.
Je voulais un mini-tripod. J’entre demander le prix. 49$ sur l’étiquette mais on me fait un prix “moins 20$”.
Je fais la moue et fais semblant de m’en aller “bon, 10$”.
C’est plus SF, c’est Marrakech !
Tout ce que je déteste.
A part ça monde fou, touristes, mauvais goût.
Vite fait le tour du Pier 39 (NFLStore, eden pour les articles de sport : le jersey Authentic de Bonds est à 235$ quand il est à 190 dans le Dugout, la boutique officielle dans le stade. Portnawak !)
Je descends tous les quais le long de la Promenade, soleil de plomb, journée annoncée comme la plus chaude de l’été. Dur.
Ferry Terminal, au bout de Market St., j’ai lu qu’il y avait là un espace commercial. Jamais été. L’occasion d’être à l’ombre.
C’est un Farmer’s Market, endroit absolument délicieux, upscale, le contraire absolu du populaire Pier 39, un mélange difficilement descriptible entre un marché à l’européenne (dehors) avec étals de fruits et légumes (sans engrais bien évidemment), un traiteur revisité Nouveau Monde, avec Bar à Vins (*), Fromagerie, Boulangerie, dégustations d’huiles d’olive (sublimes !) ou d’huitres, et de Food Court.
USAT avait décrit le phénomène il y a quelques mois (je ne retrouve pas le lien) où l’on apprend aux américains à apprécier vins, fromages et pains Poilâne. Sacré challenge.
Endroit plus qu’agréable malgré la foule d’un samedi midi.
J’y déjeune de salades japonaises.
Remontée de Market St. sous un soleil décidément de plomb.
Envie de sieste. Border’s de Union Square avec Starbucks Seattle’s Best au 2nd floor où je savoure un Frappucino équivalent café chocolat glacé, en parcourant la presse (victoire attendue de Floyd Landis en couv’ du SFChronicle).
Librairies américaines toujours si agréables, avec connexion sans fil, prises électriques, fauteuils où l’on peut se prélasser des heures. J’adore ces endroits !!
16h Saut rapide à l’Apple Store, formation au podcasting dans Garage Band.
Voilà un autre endroit formidablement agréable à flaner. Si si … 
17h il est l’heure de prendre mon bus -juste devant l’AS- qui me lâchera au stade.
J’avais oublié, mais le gars qui m’a réservé les billets a sacrément bien fait son boulot en me prenant des sièges à chaque fois très différents, tout en haut derrière le marbre, en bas en 3ème base…, mais aujourd’hui je suis dans les bleachers.
Première fois (à SF ou ailleurs).
C’est à dire en plein soleil.
Heureusement qu’à l’heure où je m’installe et à l’heure du match - 6PM en ce samedi- le soleil décline et que dans une heure on caillera 
Si la vue qui embrasse tout le stade est superbe, on est quand même loin du marbre. Une tout autre façon de suivre le match. Si on voit bien les prises, le son arrive décalé, et on rate complètement les stats ou replays du scoreboard derrière soi.
Pas sûr que ça soit ma place préférée finalement.

Où l’on remarquera sur la casquette le badge “j’y étais” soulignant, ainsi qu’un tampon sur le billet, votre présence lors d’un HR de Barry.
(On croirait presque que je suis le match hein ? 
Match serré, agréable, victoire des Giants 4-3.
Tram jusque Powell, où je souhaite terminer la soirée au cinoche, AMC du Metreon.
Aller au ciné aux US est toujours une expérience, par l’organisation des multiplexes, la technique des salles comme par la foule qui s’y presse.
Choix d’autant plus évident du Lady In The Water - ridicule, dommage car le gars sait filmer et Paul Giamatti est un formidable acteur que j’adore, mais problème cruel d’histoire- de Shyamalan sorti hier que Pirates Of The Caribbean est complet à la séance de 10:00 (et que 12:40 ça fait un peu tard).
Odeur de beurre fondu sur le popcorn.
Je serai dans les résultats, apparemment décevants si j’en crois la salle à moitié pleine, du premier week-end.
12PM je saute dans un Cable Car - redevenu payant, beaucoup moins de monde que les jours précédents mais j’ai mon pass 3 jours Muni- jusque Bay St.
Toujours aussi impressionnant : Coit et la Transamerica éclairées, les loupiottes du Bay Bridge, les ampoules qui dessinent Ghirardelli, le phare d’Alcatraz…
On doit finir par s’habituer, ce n’est pas encore mon cas.
Croise le “pit-stop” - square, éclairage, tente à boissons chaudes, chiottes portakabin- d’une manifestation pour une bonne cause (Sida ?) : des petits groupes de gens, portant tous un TShirt blanc “take a step take a stand” vont apparemment passer la nuit à marcher dans SF. (Le pit-stop que je croise sur Beach St. fermera à 2:45 AM, c’est dire.) Je vais en croiser jusqu’à mon hôtel, avec des membres de l’organisation aux différents carrefours pour éviter de se perdre et encourager les participants.
[MAJ] Google m’apprend que c’est contre le suicide Ils marchent … 20 Miles ! Chapeau à eux.
1h30 le temps de mettre quelques photos en ligne, dodo
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Vous les attendiez - je le sais- mes photos, complètes- de l’Apple Store “de Market St.”.
J’y ai passé une petite heure cet aprem (oui, encore : il y avait une formation très intéressante à GarageBand, j’ai enfin compris le truc pour faire un podcast), j’en ai profité pour y faire mes photos.
Elles sont sur Flickr.
(Si le le magasin semble beaucoup plus petit que les autres, c’est que l’intérieur est effectivement beaucoup plus petit que la façade : toute la largeur du magasin n’est pas le magasin, la façade englobe/recouvre un escalator qui emmène vers le métro.
Voilà l’explication.)
PS : Heureusement que j’ai un Macbook, un noir, sinon putain qu’est-ce que j’aurais envie d’en acheter un ! 
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Posted by: arnaudt in SFO, US
Décidément cette horloge biologique me fait ch*er ! 
Aujourd’hui vélo.
Je pars sur Columbus, à Bike ‘N Roll louer mon vélo pour la journée/4 jours/ le week-end, ça va dépendre.
4 jours ça me ferait le Pacifique aujourd’hui, Sausalito demain, relâche dimanche et Cupertino (via le train, quand même) pour lundi.
Week-end, serait la même chose sans Cupertino.
Rien de tout ça, puisque la formule 4 jours c’est du lundi au vendredi, le week-end c’est samedi dimanche.
Donc je ne prends que pour la journée.
27$.
Je prends une assurance contre vols et dommages (on ne sait jamais).
On me remet casque, pompe, anti-vol, plan des pistes cyclables, et c’est parti.
9h30.
Chouette bécane.
Columbus, Bay St., la Marina (ça je connais) direction le Golden Gate.
Pas de bol : il fog glacial s’est abattu et David Copperfield a démonté le pont.

(Je vous confirme que là normalement y’a un pont).
Déception, non pas tant de ne pas le voir, mais d’avoir peut-être choisi le mauvais jour pour ma sortie à vélo.
(Et en plus il caille !!!).
Impressionnantes bouffées de fog qui passent sous le pont.

Je décide quand même de continuer.
J’arrive péniblement à trouver le chemin pour aller au delà (des travaux empêchent le passage normal sous le pont et plus d’un cycliste se fait prendre.)
Lincoln Boulevard dans la purée de pois.
Heureusement que je me suis entraîné les jours précédents (faîtes du vélo avant de venir !)
Ce boulevard doit être spectaculaire par beau temps. Il l’est déjà là, avec la mer en contrebas et des pentes, comme toujours, intéressantes.
(Heureusement que j’ai de bons freins, vais-je me dire pendant toute cette journée d’ailleurs…)
Ca finit par se lever, et c’est tant mieux, car je traverse Wisteria Lane.
Enfin, des rues qui y ressemblent, et des baraques “avec vue sur pont” qui doivent coûter des milliards.
Et puis arrive LA carte postale, la plage de poster, d’affiche, de couverture de guide.
Je n’y étais jamais allé. On se pince en y descendant et en s’y baladant.
Le fog est reparti aussi vite qu’il était arrivé, et ça donne ça.

Des baraques sublimes dans ce quartier, et bien sûr des ouvriers du bâtiments et des jardiniers mexicains.
On s’attend à voir sortir Ms. Solis à tout instant 
Lincoln Park, une expo Matisse en Normandie, un golf sublime, le cadre est idyllique.
Descente vers le Pacifique (puisque je suis venu pour ça).
Il est là, au bout.
Aspect station balnéaire de chez nous (Merlimont, Stella) avec la mer au bout.
Sauf que c’est le Pacifique.

Décevant ce Pacifique finalement 
Plus sérieusement, cette longue plage rectiligne, inrattable sur un plan si vous en avez un sous les yeux pour suivre mes aventures, Ocean Beach tout à l’ouest, a beau être une vraie “fin de la route”, un réel “bout du monde”, les quartiers alentours - Sunset District-, la digue, la plage, l’océan lui même sont sans réel intérêt.
Impression de déjà-vu, de Mer du Nord (un comble de venir si loin pour se croire à Berck !), et puis surtout, c’est plat, c’est sans relief par rapport à la vue qu’apporte, sur les deux autres côtés, San Francisco.
Golden Gate et Alcatraz vers le Nord, Bay Bridge et Bay vers l’Est.

Boissons -je suis exangue- et snacks dans un station-service, et je mange devant l’océan.
Je trempe pieds et mains dans le Pacifique. Souvenir.
Platitude sans intérêt que je descends jusqu’au bout, jusqu’au zoo, et retour.
Puis je m’attaque au Golden Gate Park.
Immense, arbres gigantesques, senteurs d’eucalyptus.
Quelle bonne idée j’ai eu de ne pas vouloir m’y attaquer à pieds, ce serait tout simplement infaisable.
C’est d’ailleurs sans réel intérêt pour moi.
Notamment la partie ouest. Vers l’est, le salon de thé japonais, le conservatoire des fleurs, et autres pavillons vous intéresseront si telle est… votre tasse de thé.
Pour ma part, même si je ne prétends pas avoir tout vu, loin de là, ce n’est pas ce qui me passionne le plus.
Mon tour est fini, ce que je voulais voir l’a été… sauf qu’il faut rentrer, il faut maintenant rejoindre à nouveau Columbus, par la Marina, ça veut dire repasser à nouveau par le Présidio, via Arguello Road, et se retaper des pentes.
J’aime autant vous dire que quand finalement je suis repassé sous le pont, et ai retrouvé les espaces plats de la Marina j’ai été content.
(Mais alors quelles descentes dans le Presidio : pour un peu on se croirait dans une étape pyrénéenne du Tour 
Je ne valais pas tripette quand j’ai rendu mon vélo à 16h.
Rentré péniblement à l’hôtel me doucher/changer.
Parti à petits pas vers le stade.
Match plié dès la première manche (4-0). Barry Bonds blessé sorti prématurément.
Kung-Pao Beef, epicé et excellent.
Pas attendu les fireworks d’après match.
Dodo !
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Posted by: arnaudt in SFO, US
Horloge biologique oblige (et je vous laisse y plaquer les conséquences que vous voulez ) réveil sur le coup de 03:00 du mat’ après “une bonne nuit de sommeil de 5heures“.
Conséquences bien connues du décalage horaire.
Un peu tôt pour se lever, je fais un peu de rangement et je tente de retrouver le sommeil.
7:00, un peu plus correct pour se lever, je vais faire le tour du paté de maisons, histoire de repérer les supérettes de l’entourage. Peu et loin. Dommage. C’est le seul défaut que je trouve à mon hôtel par ailleurs extrêmement recommandable, simple, clean, continental breakfast et internet gratos.
UN objectif prioritaire pour cette matinée : aller m’acheter cette #@*$ de paire de pompes qui parlent à l’oreille des joggers.
Je décide d’y aller à pieds, histoire de me balader et de découvrir (je suis un peu là pour ça).
Je remonte/descends Van Ness (la mer sur 3 côtés et des pentes abruptes ne facilitent guère les notions de “monter-descendre), puis Polk St. jusque Union Square.
Directo Nike Town.
Une famille d’Italiens devant moi - décidément- achète une paire de Moire.
Je préfère le modèle 10//2 d’Amstrong.
(Très proches de mes Pegasus actuelles, je n’aurai pas de temps d’adaptation à ses nouvelles chaussures.)
Un kit pour l’iPod, un brassard pour faire bonne mesure, et je m’en sors pour … on fera les comptes un autre jour hein Je profite de Union Square. Un saut à l’AppleStore si proche que c’en est une tentation irrésistible. Je ne résiste pas. 

Retour vers l’hôtel, à pieds (ben allons), via Stockton, California et Polk St.
Déballage des chaussures, installation du kit, branchement de l’iPod, lecture en diagonale du manuel multi-lingues, essai dans la chambre, bon dehors, on verra bien…
On verra que ça fonctionne de façon assez inexplicable, quasi magique : on se met à courir, on appuie sur Play, ça lance le work-out -j’ai choisi le mode standard- et … c’est tout.
Ca fait chrono, ça calcule la distance surtout.
Arrivée au pied du Golden Gate j’appuie de nouveau sur Play, ça pause l’exercice.
Vérification du temps -29mn- et de la distance -5 bornes et quelques- ça correspond à mon rythme habituel.
(Et je me félicite de l’emplacement de l’hôtel, choisi d’abord pour sa localisation : bien joué Nono, le compas dans l’oeil ! 
Etirements.
Play, pour le retour, et c’est reparti.
Total 10 bornes pour 50mn.
On fera mieux/plus la prochaine fois 
Hôtel, branchement de l’iPod au mac, création d’un compte NikePlus et début, je le sens bien, d’une nouvelle vie sportive 
Franchement c’est bluffant 1° de simplicité 2° d’efficacité.
–
Milieu d’après-midi, doucement se diriger vers le stade. Bus ? Tram ? Je vais vers Fisherman’s Wharf prendre le second quand, des conseils donnés devant moi à un couple de LA me fait changer d’avis : le 30 sur Colombus amène devant le stade.
Prenons le 30 donc.
Discussion avec le couple de LA : le mari, parfait camouflage du fan des Giants, a préféré laisser sa bagnole stickerisé de logos Dodgers au parking et se rend donc au stade en transport en communs.
C’est lui qui m’apprend que tous les transports sont gratuits pour causes de Clean Air Day.
Il a une “quête” : visiter tous les ballparks de major league. C’est bien (j’ai le même), j’ai juste déjà vu plus de stades que lui ! Bus bondé, remontée “inbound” de Colombus, traversée de SF dans sa largeur aux heures de pointe -5:30- , notamment de Chinatown, indescriptible foule compacte, échoppes, marchés, étales, canards (nécessairement laqués), vision spectaculaire d’un vrai Chinatown effervescent.
Union Square, encore, mais plus rien à acheter pour aujourd’hui.)
3rd Street, vague humaine de milliers de piétons tous bien blancs, bien blonds, tout droit sortis d’une pub Ralph Lauren, avec un name tag autour du cou marquant leur prénom -John, Evelyn, Christopher, Stephanie- en ÉNORME, et leur last name en tout tout petit en dessous.
Une secte ? Non, juste des convention visitors -un truc pour l’insuline- qui sortent par milliers du Moscone Center proche.
Culte de la familiarité.
AT&Park, finalement.
Je dis have a nice game à mes visiteurs de LA, et ne sais pas encore la superbe soirée que je vais vivre.
(cf. post précédent).
Un coup de cable car - gratos lui aussi- et je rentre dans le vent frisquet à mon hôtel.
Première journée plutôt positive 
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Non ce n’est pas une métaphore pour redire que j’ai passé une journée au grand air le long de la Bay. Ce n’est pas non plus pour dire combien, le soir venu -brunante à 8:30, noir complet à 9:00 : on est à 37° de latitude, bien loin du ciel bleu nuit à 23h de mes habituels 50°N- il caille vraiment !
Et chacun de ressortir chandails, gros pulls à col roulé, sweaters, blousons, polaires etc… Les locaux le savent : ne pas se balader sans son chandail à San Francisco, frisquet le jour malgré le soleil et franchement caillant le soir venu. On le lit dans les guides, on veut quand même parader en petit tshirt, mais on est obligé d’acheter fissa un sweat Giants “fabriqué au Guatemala” pour ne pas se les geler dans le stade 
Non, c’est juste pour dire que hier, et apparemment bis repetita pour aujourd’hui, c’était le Clean Air Day (ou le Save the Air Day, m’ont dit d’autres échos), c’est à dire que tous les transports en commun, bus, métro, tram et même cablecar, sont gratuits. (*)
Histoire de faire découvrir/donner de nouvelles habitudes à ceux qui ne les prendraient pas encore on a daily basis.
Inutiles de vous dire que les bus sont littéralement bondés.
San Francisco n’est pas une ville US comme les autres.
(*) Rentré en CableCar depuis Powel-Hyde. Si le jour c’est francheement superbe, la nuit, paysage éteint, les pentes sont encore plus spectaculaires
[MAJ] Ni l’un ni l’autre, c’est Spare The Air Day que ça s’appelle
–
De rappeler aussi combien, et c’est LA chose qui me frappe le plus après 24h, combien le civisme, la politesse, combien le respect de l’autre, de l’individu et notamment du piéton sont ici absolus.
Ca frappe, même ça choque quand on arrive de France.
Le piéton est prioritaire, partout, on lui fait signe de passer, on ralentit, le dégagement à droite ne se fait qu’après traversée de tous au passage protégé, etc…
On doit leur apparaître comme des sauvages quand ils viennent nous visiter.
Ce n’est pas 9heures de décalage, ce sont des années-lumière de différence de comportement.
Respect de l’invidu, individualisme, communautarisme sont-ils les différentes faces de la même pièce et sont-ils indissociables ? Je ne sais pas
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