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16/11/2008 arnaudt 7 commentaires

Passionnant film que celui-ci, regardé cet après-midi.
Si vous vous intéressez un tant soit peu au design, au dessin, aux textes, aux polices voilà le documentaire qu’il vous faut voir.
-> Sur iTunes, sur YouTube, et … sur le net ;)

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Voilà un regret qui restera toute ma vie : ne pas avoir fait d’études dans ce domaine. J’aurais adoré travailler là-dedans. Je rectifie : j’aurais adoré apprendre ce genre de discipline, même si je ne suis pas sûr que j’aurais eu le moindre talent artistique et que j’eus pu aller très loin.

J’aurais adoré, et je continue de rêver pouvoir le faire, savoir distinguer les polices, les créateurs et les designers sur les pubs, dans la rue, partout sur ce qui nous entoure.
Je suis totalement ignare dans ce domaine, et je le vis comme un réel manque.
Je crains que ça ne soit un peu trop tard pour m’y atteler, mais le film fait une excellente initiation en tout cas. Ne le râtez pas si le domaine vous intéresse.

Godley & Creme

Quand j’étais petit, je voulais être Stewart Copeland.
Ca m’est revenu d’un coup ce soir.
J’y reviens ci-dessous.

Si les stars devraient toutes mourir jeunes, (se suicider à 37ans 1/2 comme le préconisait aux femmes le regretté Pierre Desproges ?), telles Marylin, James Dean, Jim Morrisson et tous les autres, disparus dans la fleur de l’âge mais jeunes et beaux à jamais, les groupes de rock n’roll quant à eux devraient tous se dissoudre après quelques albums, plus ou moins se fâcher histoire de laisser couler quelques décennies, pour mieux renaître – à coup de pont d’or (*)- 25 ans plus tard, le prestige et la setlist intacts, sans avoir eu à subir les outrages du temps, les albums mous du genou, les compilations aux singles inédits foireux.
C’est ce que je me suis dit en regardant The Police ce soir au Stade de France, aligner de façon impeccable des singles et des tubes imparables, devant un public de quadras bien tassé et de quinquas grisonnants.
Les ados n’avaient pas droit de cité, en tout cas pas dans les tribunes ; en pelouse peut-être, je ne sais pas, j’avais un siège numéroté, comme il sied à mon grand âge :) .

Ce que j’ai surtout retrouvé, c’est à quel point tous ces titres avaient marqué ma jeunesse, combien ils étaient ancrés musicalement en moi, comment j’en savais chaque orchestration – je le redécouvrais – chaque intonation de Sting, chaque solo de Summers, chaque mouvement de Copeland, batteur inventif s’il en est.
M’est revenu tout à coup combien j’avais pu mimer ce dernier devant ma glace (avant de passer à Larry Mullen ? en même temps ? je ne sais plus… )
Me sont revenus précisément tous ces morceaux que je n’avais pourtant pas réécoutés depuis … des décennies (et on ne peut pas dire non plus que Driven To Tears passe beaucoup sur RTL2 que de toute façon je n’écoute pas) .

J’étais le Jason Bourne du air-drum ce soir.

M’est revenu surtout combien j’avais dû les écouter ces albums, ces 33 Trs, ces vinyls (oui c’était avant le CD).
Je me suis dit que c’était fini ce genre de groupe, de musique, d’albums, que ça ne pouvait plus exister aujourd’hui, à l’heure du numérique, des fichiers et lecteurs mp3, de la musique qu’on s’échange en masse et qu’on écoute nécessairement distraitement. Que ça date d’une époque où on achetait un vinyl religieusement, quand on pouvait s’en payer un, qu’on écoutait jusqu’à la corde, jusqu’à ce qu’il soit ancré définitivement en vous.
Je vous parle d’un temps que, là vraiment, les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, ni comprendre.

Me sont revenus enfin, et d’on ne sait où du fond de la mémoire, ces deux noms, Godley & Creme.
(La « charte graphique » du concert, toute de bleu-jaune-rouge sur Synchronicity II aidant bien, il faut le préciser).
Ils ne disent plus rien aujourd’hui : c’était deux clippeurs fameux des 80’s (**), qui avaient filmé la tournée Synchronicity et en avaient fait ce qui était pour moi à l’époque la quintessence absolue (redondance voulue) du filmage live.

Je me souviens que c’était passé sur l’ancêtre de M6 (car oui la 6ème chaîne avait été créée, par les Socialistes au pouvoir qui souhaitaient plaire aux jeunes, pour être une chaîne musicale – !!- mais avant M6 il y en avait eu une autre dont le nom m’échappe ce soir), que je l’avais enregistré et qu’il s’agit encore à ce jour – hors U2 s’entend- indubitablement du concert que j’ai le plus regardé.

C’était pour moi la perfection – montage au rythme de la musique, jeu entre le N&B et la couleur jaune rouge bleue de l’album -.
Je suis curieux de savoir s’il est sorti en DVD tiens. Evidemment que ça l’est.

Oui je me suis souvenu de tout ça ce soir.
J’avais anticipé une machine à remonter le temps ? Elle fût encore plus marquée par le parrainage de Georges Perec que prévue.

PS : A l’applaudimètre et au déhanchement des quadras, c’est incontestablement So Lonely qui a remporté les suffrages.
Roxanne, élargie (avec l’âge sans doute), m’a moins convaincue ; superbe visuellement par contre, très Where The Streets Have No Name dans l’esprit :) )
Quelques bridges ou refrains pris un ton moins haut par Sting, au demeurant TRÈS impressionnant vocalement.
Andy Summers sur So Lonely justement, filmé de près, les doigts sur les cordes, nickel.
Stewart Copeland enfin, aussi énergique et inventif qu’il y a 25 ans comme si l’âge n’avait pas de prise sur lui.

(*) 110 millions d’euros pour chacun des membres si j’ai bien lu la presse ?

(**) C’était surtout Ten CC et son « I’m not in Love »

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