Z’arts Up 2010
Mes aïeux quel week-end !
Tout était réuni : la météo estivale, la fréquentation, la qualité de la programmation -et de l’implantation urbaine des spectacles- …
Ce fût une réussite totale, et la « banane » systématique sur le visage de tous les spectateurs montrait oh combien leur bonheur d’être là.
Tout a commencé magnifiquement dans le Mont-Liébaut vendredi soir par un embrasement du mail -oui oui, « la ZUP en feu ! « - par la Compagnie Carabosse, installation de feu à la fois spectaculaire et intimiste, grandiose et proche, mystique et ludique, pour les petits et pour les grands.
Les perspectives urbaines offertes par cette installation étaient splendides.
(Un sacrément gonflé et emblématique pied de nez aux événements que l’on sait et à leur médiatisation à outrance, de la part de Culture Commune d’avoir casté ce spectacle et de l’avoir programmé au milieu des tours et des barres.)
Des autres spectacles programmés en centre-ville samedi 24 et dimanche 25, je retiendrai particulièrement de cette onzième édition :
- 1789 secondes, ou la Révolution Française en -censément- 1789 secondes, par la Compagnie Internationale Alligator : magnifique, historique et très théâtrale reconstitution des 6 années de la Révolution, dans le magnifique décor naturel de la rue Gambetta.
- Homo Sapiens Burocraticus, par la Compagnie N°8 : métaphore choréographiée du monde du travail, de la spéculation boursière et des dérives du capitalisme. Un choc personnel et physique pour beaucoup de spectacteurs de la Grand Place.
- Léandre, clown espagnol, place Marmottan, qui a ravi – et fait participer- un public nombreux et participatif.
- La trilogie du Petit Pays, par la compagnie suisse des Batteurs de Pavés : drôlissime conte de fées dans le décor ad-hoc (quoi qu’ils en dirent) du Jardin Public. Des mômes – et leurs parents- conquis et radieux pendant 1h.
- La Contre Visite Guidée, par la Compagnie Joseph K, pour terminer le week-end : hilarante visite du centre-ville, à coups de Da Vinci Code -ou comment prouver irréfutablement que les descendants de Jésus et Marie sont enterrés sous une poubelle Decaux) et réutilisation du moindre élément urbain. Totalement enthousiasmant.
…
Pleins d’autres spectacles nous ont soit échappés – impossible de tout voir- soit moins emballés.
Mais peut-être t’ont-ils séduit toi lecteur, nécessairement emballé par Zarts Up, de Baragouine.
Narre les nous, narre les nous !
(Oui j’oublie de citer Générik Vapeur, samedi soir, qui une fois de plus m’a semblé illustrer parfaitement Shakespeare : beaucoup de bruit pour rien, ou Fred Tousch, déjà vu et déjà subi.)
(Quelques autres captures du festival, via iPhone, sur Flickr)
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Quelques photos emblématiques des éditions précédentes :



















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